Des sources iraniennes et occidentales ont dĂ©clarĂ© Ă Reuters que TĂ©hĂ©ran avait armĂ© des milices chiites dans le pays avec des missiles balistiques Ă courte portĂ©e et les avait entraĂ®nĂ©es Ă les fabriquer par eux-mĂŞmes. Le plan est supervisĂ© par le gĂ©nĂ©ral Suleimani. Le dĂ©veloppement vient après la tension avec les États-Unis et afin de l’empĂŞcher d’une Ă©ventuelle attaque.
Les missiles balistiques iraniens transférés aux milices chiites en Irak développent la capacité de produire plus de roquettes selon des responsables iraniens suite aux tensions irakiennes et occidentales avec les États-Unis. « Afin de dissuader ses ennemis, y compris Israël et l’Arabie saoudite et d’attaquer ses intérêts et d’établir sa capacité à leur nuire ».
Selon trois sources iraniennes, deux responsables des services de renseignement irakiens et deux responsables des services de renseignement occidentaux, l’Iran livre des missiles à courte portée à ses alliés en Irak depuis ces derniers mois. Cinq des sources ont déclaré que Téhéran aidait également ces milices à développer elles-mêmes des missiles.
Les missiles transfĂ©rĂ©s ont une portĂ©e de 200 Ă 700 km, et peuvent toucher Tel-Aviv depuis le sud de l’Irak ou Ă l’ouest oĂą se trouve deux bases de l’armĂ©e de la Force Qods des gardiens de la rĂ©volution. Dans la rĂ©gion, selon les sources, se trouve aussi le commandant de la force, le gĂ©nĂ©ral Qassim Suleimani.
« La logique est de dĂ©velopper un plan de secours en cas d’attaque de l’Iran », a dĂ©clarĂ© un haut responsable iranien. « Le nombre de missiles n’est pas Ă©levĂ©, seulement environ 20, mais il sera augmentĂ© si nĂ©cessaire. »
L’Iran prĂ©voit d’Ă©tendre ses capacitĂ©s de lancement de missiles en Irak, ce qui va exacerber les tensions entre TĂ©hĂ©ran et Washington, et augmenter la scission, depuis la dĂ©cision du PrĂ©sident des États-Unis Donald Trump de quitter l’accord nuclĂ©aire en mai dernier.
Le déploiement des missiles et la production de capacités locales pourraient embarrasser la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne, les trois pays européens qui ont signé l’accord nucléaire, qui tentent de le sauver malgré les sanctions américaines.
L’Iran dĂ©clare frĂ©quemment que son programme de missiles est uniquement Ă des fins dĂ©fensives. Les responsables iraniens ont refusĂ© de commenter lorsqu’on leur a demandĂ© quelles Ă©taient les dernières mesures prises. Ni le gouvernement irakien, ni l’armĂ©e irakienne n’ont acceptĂ© de commenter.
L’Iran a dĂ©jĂ transfĂ©rĂ© des missiles au rĂ©gime Assad en Syrie, au Hezbollah au Liban et aux Houthis au YĂ©men. IsraĂ«l, l’Arabie saoudite et ses alliĂ©s sunnites accusent l’Iran de dĂ©stabiliser la rĂ©gion et de mener une rĂ©sistance Ă l’accord nuclĂ©aire. L’administration Trump demande que le programme de missiles de TĂ©hĂ©ran soit inclus dans toutes les nĂ©gociations sur un nouvel accord, mais la RĂ©publique islamique le rejette d’emblĂ©e.
IsraĂ«l n’a pas rĂ©pondu au rapport, mais le Premier ministre israĂ©lien Benjamin Netanyahu a menacĂ© que tous ceux qui menacent IsraĂ«l « se placent en danger similaire. »






