L’Iran a dĂ©clarĂ© lundi que les bruits entendus près de sa centrale nuclĂ©aire de Bushehr Ă©taient liĂ©s Ă un exercice de dĂ©fense aĂ©rienne, ont rapportĂ© les mĂ©dias officiels iraniens , tout en avertissant que TĂ©hĂ©ran donnerait une « rĂ©ponse Ă©crasante » Ă toute attaque israĂ©lienne.
« Cet exercice de dĂ©fense aĂ©rienne a eu lieu Ă 5 heures du matin (01H30 GMT) avec une prĂ©paration et une coordination complètes avec les forces armĂ©es », a dĂ©clarĂ© le vice-gouverneur de Bushehr, Mohammadtaqi Irani, aux mĂ©dias d’Etat iraniens.
Certains médias ont rapporté plus tôt que des tirs anti-aériens avaient été entendus dans la région.
Plus tĂ´t ce mois-ci, les autoritĂ©s iraniennes ont dĂ©clarĂ© que les dĂ©fenses aĂ©riennes avaient tirĂ© un missile dans le cadre d’un exercice militaire après que les mĂ©dias d’État ont signalĂ© une importante explosion au-dessus de la ville centrale de Natanz, qui abrite la principale installation nuclĂ©aire iranienne.
L’Iran a accusĂ© IsraĂ«l de plusieurs attaques contre des installations liĂ©es Ă son programme nuclĂ©aire, dont celle d’avril sur le site de Natanz, et d’avoir tuĂ© ses scientifiques nuclĂ©aires, au cours des dernières annĂ©es. IsraĂ«l n’a ni niĂ© ni confirmĂ© les allĂ©gations.
S’opposant aux efforts des puissances mondiales pour relancer le nuclĂ©aire iranien de 2015, IsraĂ«l a longtemps menacĂ© d’une action militaire contre son ennemi jurĂ©, l’Iran, si la diplomatie ne l’empĂŞche pas d’acquĂ©rir une bombe nuclĂ©aire. La RĂ©publique islamique dit que ses ambitions nuclĂ©aires sont pacifiques.
On pense gĂ©nĂ©ralement qu’IsraĂ«l possède le seul arsenal nuclĂ©aire du Moyen-Orient.
L’Iran a mis en garde contre une rĂ©ponse « écrasante » Ă toute initiative israĂ©lienne contre lui.
« Si IsraĂ«l mène des attaques contre l’Iran, nos forces armĂ©es attaqueront immĂ©diatement tous les centres, bases, routes et espaces utilisĂ©s pour mener l’agression », a dĂ©clarĂ© Gholamali Rashid, un haut commandant des Gardiens de la rĂ©volution iraniens.
« Toute menace contre les sites nuclĂ©aires et les bases militaires iraniennes par le rĂ©gime sioniste (IsraĂ«l) n’est pas possible sans le feu vert de l’AmĂ©rique. »
Les pourparlers indirects entre l’Iran et les États-Unis pour rĂ©tablir le pacte nuclĂ©aire ont fait peu de progrès perceptibles depuis qu’ils ont repris le mois dernier pour la première fois depuis l’Ă©lection du prĂ©sident iranien pur et dur, Ebrahim Raisi, en juin. Les pourparlers devraient reprendre cette annĂ©e, tandis que certains responsables ont mentionnĂ© le 27 dĂ©cembre comme date provisoire.
« Dans les prochains jours, le coordinateur des nĂ©gociations nuclĂ©aires (Enrique Mora de l’Union europĂ©enne) annoncera la date exacte », a dĂ©clarĂ© le porte-parole du ministère iranien des Affaires Ă©trangères lors d’une confĂ©rence de presse.
L’accord de 2015 a levĂ© les sanctions contre TĂ©hĂ©ran en Ă©change de restrictions strictes sur les activitĂ©s nuclĂ©aires de l’Iran visant Ă prolonger le temps dont TĂ©hĂ©ran aurait besoin pour obtenir suffisamment de matières fissiles pour une bombe nuclĂ©aire s’il choisissait – ce que l’on appelle le temps de rupture – Ă au moins un an Ă partir de environ deux Ă trois mois.
En rĂ©ponse Ă la politique de « pression maximale » de Trump, l’Iran a commencĂ© en 2019 Ă enfreindre progressivement les restrictions nuclĂ©aires de l’accord et Ă poursuivre ses activitĂ©s atomiques. TĂ©hĂ©ran affirme que ses mesures nuclĂ©aires sont rĂ©versibles si toutes les sanctions sont levĂ©es dans un processus vĂ©rifiable.





