Le SoukhoĂŻ Su-30 est un avion de combat Ă rĂ©action soviĂ©tique, puis russe. Une dĂ©lĂ©gation iranienne a pris part Ă l’ouverture le 25 aoĂ»t au spectacle aĂ©rien international de Joukovski, avec la prĂ©sence du vice-prĂ©sident pour la science et la technologie, Sorena Sattari.
L’Iran devrait prochainement recevoir de la Russie des armes high-tech. La Russie a dĂ©clarĂ©, avant la fin des nĂ©gociations Ă Vienne, qu’aujourd’hui les pays occidentaux se prĂ©cipitent pour partager le «gâteau chaud » du marchĂ© iranien et et qu’ils ont perdu toute retenue. Ce qui ne freine pas non plus la Russie dans sa course Ă la vente d’armement de guerres …
Plus tĂ´t, le journal russe « Kommersant » a rapportĂ© que le premier jour du Show Ă Joukovski, des nĂ©gociations pour la vente Ă l’Iran de S-300 ont Ă©tĂ© organisĂ©es. Le journal note que, lors des nĂ©gociations sur les achats d’armes, Sorena Sattari s’est rendu à Moscou pour la deuxième fois dans la dernière annĂ©e. Au cours de sa première visite, en octobre 2014, il ne savait pas encore quel serait la dĂ©cision des six pays qui nĂ©gocient avec l’Iran ; mais aujourd’hui, la situation a radicalement changĂ©, Barack Obama et ses homologues europĂ©ens sont retournĂ©s Ă TĂ©hĂ©ran.
Les journalistes iraniens ont dit que Sorena Sattari avait un intĂ©rĂŞt particulier pour les avions de combat Su-30 Ă TĂ©hĂ©ran. Selon lui, il y a eu des contacts avec les Russes sur l’acquisition d’avions de combat de pointe. Ce sont les versions du Su-30 qui ont Ă©tĂ© vues au salon de l’air, un nouveau combattant pour l’aviation navale.
L’aviation est un maillon faible dans l’armĂ©e iranienne. Mais l’ArmĂ©e de l’Air iranienne a encore des avions amĂ©ricains d’il y a 40 ans, hĂ©ritĂ©s de la RĂ©publique islamique du rĂ©gime du Shah.
En IsraĂ«l, on observe avec anxiĂ©tĂ© face Ă la coopĂ©ration militaire croissante entre l’Iran et la Russie. La prochaine visite du PrĂ©sident Porochenko Ă JĂ©rusalem, après une longue pĂ©riode de neutralitĂ© dans la crise ukrainienne, serait aujourd’hui susceptible d’ĂŞtre considĂ©rĂ©e comme une Ă©tape importante pour les deux pays. IsraĂ«l a refusĂ© la coopĂ©ration militaire avec l’Ukraine, dans l’attente de la  mĂŞme retenue de la part de Moscou envers l’Iran. Aujourd’hui, les donnĂ©es sont diffĂ©rentes.




