L’Iran perd le contrĂ´le : Khamenei a condamnĂ© l’empoisonnement des Ă©tudiantes

Terreur en Iran : Les attaques chimiques contre des Ă©colières en Iran ont reçu aujourd’hui (lundi) la première rĂ©fĂ©rence du guide suprĂŞme du pays, l’ayatollah Ali Khamenei, qui a dĂ©clarĂ© que les cas d’empoisonnement, qui ont touchĂ© des centaines de filles, constituent un « crime impardonnable ».

« Les autoritĂ©s doivent gĂ©rer sĂ©rieusement la question de l’empoisonnement des Ă©colières. C’est un crime impardonnable. Les auteurs de ce crime doivent ĂŞtre sĂ©vèrement punis », a dĂ©clarĂ© le dirigeant dans un passage citĂ© par l’agence de presse officielle ISNA.

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Selon un rapport du site d’information sur l’exil « Iran International », près de 2 000 Ă©tudiantes ont Ă©tĂ© blessĂ©es dans les attaques chimiques contre des Ă©coles dans tout l’Iran. En outre, le site d’information a publiĂ© qu’hier, des Ă©tudiants et des Ă©tudiantes avaient Ă©tĂ© blessĂ©s dans 80 Ă©coles de diffĂ©rents districts d’Iran, dont la capitale TĂ©hĂ©ran et la province du Khuzestan.

Iran International a publiĂ© que le système Ă©ducatif a du mal Ă  faire face aux attentats et que la rĂ©action des directeurs d’Ă©cole met souvent les Ă©lèves eux-mĂŞmes en danger. Par exemple, dans le cas qui s’est produit dans la ville de Medan, une Ă©lève a dĂ©clarĂ© qu’elle et ses amis se sont sentis malades après avoir senti une odeur « rappelant l’eau de Javel » dans la salle de classe et qu’un directeur de l’Ă©cole, qui n’Ă©tait pas du tout sur les lieux, a ordonnĂ© aux Ă©lèves « d’arrĂŞter de faire des pièces de théâtre » et de retourner en classe. Les Ă©lèves ont alors Ă©tĂ© Ă©vacuĂ© pour traitement mĂ©dical.

Plus d’un mois s’est Ă©coulĂ© depuis le dĂ©but des attaques, mais jusqu’Ă  prĂ©sent, personne n’a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© en lien avec les Ă©vĂ©nements, Ă  l’exception des parents qui Ă©taient heureux que leurs filles soient en danger dans le système Ă©ducatif. La semaine dernière, les mĂ©dias affiliĂ©s au rĂ©gime ont publiĂ© les premiers articles sur les attentats et affirmĂ© qu’il s’agissait de « farces de filles » et d' »hystĂ©rie de masse ».

Evacuation de lycéennes touchées par un empoisonnement en Iran,

Ă€ la fin de la semaine dernière, un changement a commencĂ© dans l’approche du rĂ©gime face aux attentats. Le prĂ©sident iranien, Ebrahim Raisi, a officiellement ordonnĂ© jeudi aux institutions du pays d’enquĂŞter sur l’empoisonnement. L’agence de presse d’État « IRNA » a rapportĂ© que le prĂ©sident Raisi avait ordonnĂ© au ministère de l’IntĂ©rieur d’ouvrir une enquĂŞte sur les cas, dans le but de publier un rapport prĂ©liminaire au public dès que possible. Le dĂ©putĂ© Shahrair Heidari, membre du National ComitĂ© de sĂ©curitĂ©, a affirmĂ© jeudi que selon des « sources fiables » de Le nombre d’Ă©tudiantes qui ont Ă©tĂ© blessĂ©es par l’exposition au poison inconnu est proche de 900. Depuis lors, des dizaines d’autres cas d’agression se sont produits.

Des sources associĂ©es Ă  l’opposition ont Ă©voquĂ© la possibilitĂ© qu’il s’agisse d’une vengeance du gouvernement contre les jeunes Ă©tudiantes, dont beaucoup ont participĂ© Ă  une manifestation contre l’imposition de lois religieuses dans le pays, une manifestation au cours de laquelle des milliers ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s, des centaines de manifestants ont Ă©tĂ© tuĂ©s et mĂŞme certains militants clĂ©s ont Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©s. Une autre possibilitĂ© qui a Ă©tĂ© Ă©voquĂ©e est qu’une organisation chiite extrĂ©miste qui s’oppose Ă  l’Ă©ducation des femmes soit Ă  l’origine de la sĂ©rie de cas d’empoisonnement. Jusqu’Ă  prĂ©sent, personne n’a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© pour suspicion d’implication dans les Ă©vĂ©nements.