L’iranien soupçonnĂ© d’ĂŞtre impliquĂ© dans la disparition du pilote israĂ©lien Ron Arad meurt du virus Corona

Hussein Sheikh al-Islam, un diplomate iranien et un haut responsable du renseignement, qui serait impliquĂ© dans le mystère de Ron Arad , est dĂ©cĂ©dĂ© jeudi dernier du Corona selon l’agence de presse officielle iranienne IRNA .

Avant sa mort, Al-Islam a Ă©tĂ© conseiller du ministre iranien des Affaires Ă©trangères Mohammed Zarif, et a mĂŞme Ă©tĂ© vice-ministre des Affaires Ă©trangères dans les annĂ©es 1990. Mais il a jouĂ© les rĂ´les les plus importants, y compris ceux d’importance historique, au cours des annĂ©es prĂ©cĂ©dentes.

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En 1979, Sheikh al-Islam Ă©tait l’un des dirigeants du groupe des Jeunes Gardiens de la RĂ©volution derrière l’attaque de l’ambassade des États-Unis Ă  TĂ©hĂ©ran et a capturĂ© les diplomates .

En 1985, lorsque l’ambassadeur d’Iran Ă  Damas Mochatsami-Fur a Ă©tĂ© grièvement blessĂ© dans l’explosion d’un livre explosif qui lui a Ă©tĂ© envoyĂ©, al-Islam l’a remplacĂ©. Depuis l’ambassade dans les annĂ©es 1980, toutes les mesures qui ont conduit Ă  la crĂ©ation du Hezbollah et Ă  sa menace stratĂ©gique pour IsraĂ«l ont Ă©tĂ© menĂ©es par cet homme.

Ron Arad a disparu de l’endroit oĂą il avait Ă©tĂ© emprisonnĂ© en mai 1988. On pense qu’Al-Islam Ă©tait fortement impliquĂ© dans cette disparition, bien que l’on ne sache pas exactement quelles Ă©taient ses actions et pour qui, dans le gouvernement complexe de TĂ©hĂ©ran, oĂą il travaillait.

En 1989, les services de renseignement israĂ©liens ont reçu des signaux très clairs selon lesquels les Syriens, probablement Ă  la suite des pressions de l’ONU, travaillent avec l’Iran, Ă  Damas et Ă  Beyrouth, pour localiser Ron Arad ou au moins obtenir des informations sur lui. Mais après quelques mois, Ă  l’automne 1989, les Syriens ont brusquement et Ă©tonnamment, stoppĂ© les efforts considĂ©rables qu’ils ont dĂ©ployĂ©s dans cette affaire, comme s’ils se rendaient compte qu’il ne valait pas la peine d’entrer dans ce champ de mines, du Sheikh al-Islam qui leur a dit de partir.

Le prĂ©sident iranien Rafsandjani a dit oĂą se trouvait Arad Ă  son ambassadeur Ă  Damas, mais Sheikh al-Islam a annoncĂ© en rĂ©ponse Ă  Rafsandjani que « les biens » n’Ă©taient plus au dernier endroit oĂą ils avaient Ă©tĂ© laissĂ©s.

Une source du renseignement qui a passĂ© de nombreuses annĂ©es dans l’affaire Arad a dĂ©clarĂ© rĂ©cemment lors d’une conversation avec Yedioth Ahronoth: « S’il s’agissait d’une enquĂŞte policière, la première personne que je voudrais inviter est Sheikh al-Islam. Il est impliquĂ©, car il est le seul encore en vie parmi ceux liĂ©s Ă  ce qui s’est passĂ© au Liban. » Al-Islam a maintenant emportĂ© ce secret dans la tombe.