Dans des documents officiels dĂ©posĂ©s devant un tribunal amĂ©ricain, l’ONU Ă©crit que les employĂ©s de l’Agence pour les rĂ©fugiĂ©s palestiniens (UNRWA) qui auraient Ă©tĂ© impliquĂ©s dans les Ă©vĂ©nements du 7 octobre devraient bĂ©nĂ©ficier de l’immunitĂ© de poursuites.
« Comme l’ONU n’a pas levĂ© l’immunitĂ© dans cette affaire, sa filiale, l’UNRWA, continue de bĂ©nĂ©ficier d’une protection juridique complète et la plainte doit ĂŞtre rejetĂ©e », selon la Douzième chaĂ®ne.
Cela signifie que mĂŞme malgrĂ© de graves accusations, les employĂ©s de l’agence restent Ă l’abri de poursuites. Cela s’applique Ă©galement aux employĂ©s de l’UNRWA accusĂ©s d’avoir participĂ© Ă des meurtres, des enlèvements et des prises d’otages dans la bande de Gaza. Le ministère amĂ©ricain de la Justice a confirmĂ© que l’organisation continue de bĂ©nĂ©ficier d’une immunitĂ© absolue contre les poursuites.
Un exemple notable est l’histoire de Ditza Heiman, qui a Ă©tĂ© prise en otage et dĂ©tenue Ă Gaza par un responsable de l’UNRWA. Dans la maison oĂą elle Ă©tait dĂ©tenue, du matĂ©riel pĂ©dagogique portant les symboles de l’UNRWA a Ă©tĂ© trouvĂ© et la nourriture qui lui a Ă©tĂ© donnĂ©e Ă©tait Ă©tiquetĂ©e comme destinĂ©e exclusivement aux enfants Ă©tudiant dans les Ă©coles de l’UNRWA.
« Le lendemain du 7 octobre, j’ai Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© par deux hommes armĂ©s, le visage couvert, et emmenĂ© dans un bâtiment portant le logo de l’UNRWA, oĂą je suis restĂ© 49 jours. Un jour, j’ai demandĂ© Ă l’homme qui me tenait dans ses bras s’il Ă©tait enseignant, et il a rĂ©pondu par l’affirmative : un enseignant de l’UNRWA », a dĂ©clarĂ© Hayman.
Une autre histoire très médiatisée a été partagée par Ayelet Samerano, la mère de Jonathan Samerano, 21 ans, qui a été kidnappé lors du festival Nova et déclaré mort 59 jours plus tard.
Ayelet est apparue lors d’un Ă©vĂ©nement en Suisse au cours duquel le directeur exĂ©cutif de l’UNRWA, Philippe Lazzarini, a pris la parole et a accusĂ© l’organisation d’avoir kidnappĂ© son fils. Lors de son discours, elle a enlevĂ© sa veste, sous laquelle elle portait un T-shirt sur lequel Ă©tait Ă©crit : « L’UNRWA a kidnappĂ© mon fils ».
Elle se tourna vers Lazarini avec les mots : « Où est mon fils, M. Lazarini ? Pourquoi tu te tais ? Samerano a déclaré plus tard que Lazarini la regardait avec un « sourire narquois ». Elle a ajouté : « Il est important de continuer à protester contre eux partout afin que le monde entier sache qui ils sont vraiment. »
Pendant ce temps, au Congrès amĂ©ricain, un groupe de politiciens progressistes, dont Pramila Jayapal et Andre Carson, ont proposĂ© de lever une interdiction temporaire de financement de l’UNRWA, imposĂ©e après que le gouvernement israĂ©lien a accusĂ© 12 employĂ©s de l’agence de participation directe Ă l’attaque du Hamas du 7 octobre.
Jayapal a dĂ©clarĂ© que « les États-Unis ont toujours Ă©tĂ© l’un des plus grands donateurs de l’UNRWA », ajoutant que tous les principaux alliĂ©s des États-Unis, y compris l’Union europĂ©enne, le Royaume-Uni et le Canada, ont renouvelĂ© leur financement Ă l’agence.
Le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, John Kirby, a confirmé que l’administration Biden soutenait la reprise du financement, mais sous réserve de contrôles.
« Ă€ la lumière de la crise actuelle Ă Gaza et du rĂ´le que joue l’UNRWA dans la distribution de l’aide vitale, nous continuons Ă soutenir le financement de l’agence avec des mesures appropriĂ©es de transparence et de responsabilitĂ© », a dĂ©clarĂ© Kirby.
Il a ajoutĂ© que les États-Unis demanderaient Ă l’UNRWA de mettre en Ĺ“uvre des mĂ©canismes clairs pour contrĂ´ler le personnel et enquĂŞter sur toute violation.










