L’Ukraine a annoncĂ© officiellement : « Nous limiterons considĂ©rablement l’entrĂ©e des foules dans la ville d’Ouman avant le Nouvel An juif. »
Dans un communiquĂ© publiĂ© par le ministère de l’IntĂ©rieur après avoir consultĂ© toutes les parties concernĂ©es par la crise de Corona, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© que l’entrĂ©e des Ă©trangers dans la ville d’Ouman serait restreinte et, dans des cas extrĂŞmes, mĂŞme interdite avec une fermeture.
Le ministre de l’IntĂ©rieur du pays, Arsène Abakov, a dĂ©clarĂ© : «Chaque annĂ©e, des croyants viennent dans la ville d’Ouman – et entre entre 30 000 et 50 000 personnes qui prient et cĂ©lèbrent dans la ville la fĂŞte pendant trois jours. Ce qui peut propager le virus, non seulement parmi les participants aux Ă©vĂ©nements mais aussi aux rĂ©sidents locaux. «Â
«Nous respectons grandement les traditions des diffĂ©rents peuples et communautĂ©s et chaque annĂ©e, nous faisons un effort important pour assurer la sĂ»retĂ© et la sĂ©curitĂ© des fidèles juifs d’Ouman. « Des offices sont organisĂ©s comme chaque annĂ©e, surtout si ce sont des Ă©trangers qui viennent de l’extĂ©rieur du pays et que nous n’avons aucun contrĂ´le sur leur situation », a ajoutĂ© le ministre.
Il a dit : « Nous sommes parvenus Ă un accord similaire avec les communautĂ©s chrĂ©tiennes qui ont annulĂ© des Ă©vĂ©nements de foule planifiĂ©s et j’espère aussi la comprĂ©hension de la communautĂ© juive hassidique. Nous appliquerons les restrictions qui seront imposĂ©es Ă Ouman par tous les moyens. »
Quelques heures plus tĂ´t, le maire d’Ouman, Oleksandr Tsabray, avait annoncĂ© qu’il prendrait des mesures extrĂŞmes si nĂ©cessaire pour empĂŞcher les adeptes d’arriver dans sa ville cette annĂ©e, après avoir dĂ©clarĂ© que le gouvernement ukrainien n’avait pas poursuivi une politique garantissant la santĂ© publique. Il a averti que dans le cas oĂą aucune dĂ©cision n’est prise au niveau de l’État, il Ă©rigera lui-mĂŞme des barrières aux entrĂ©es d’Ouman avant Rosh Hashanah. Selon lui, environ 94% des habitants d’Ouman s’opposent Ă l’arrivĂ©e de visiteurs des États rouges dans leur ville.
Tsabray est sĂ©vèrement critiquĂ© par la communautĂ© juive d’Ouman et est Ă©galement accusĂ© d’antisĂ©mitisme. RĂ©cemment, dans le contexte de la crise de Rosh Hashanah, il aurait refusĂ© avec vĂ©hĂ©mence de porter une kippa. Il a mĂŞme Ă©crit au prĂ©sident ukrainien, Vladimir Zlansky, lui demandant de le rencontrer pour lui expliquer, a-t-il dit, le danger liĂ© Ă l’arrivĂ©e de masses d’Ă©trangers Ă Ouman. Ne recevant pas de rĂ©ponse, il s’est rendu au bureau de Zalenska Ă Kiev avec une chaise pliante et une tente, et a annoncĂ© qu’il comprend que le prĂ©sident est occupĂ©, et qu’il pourrait donc attendre aussi longtemps que nĂ©cessaire. Dans un entretien avec le bureau du PrĂ©sident de l’Ukraine, le ministre de la SantĂ© d’IsraĂ«l a demandĂ© aux Ukrainiens de ne pas permettre cette annĂ©e  les cĂ©lĂ©brations de Rosh Hashanah Ă Ouman.
Cependant, le gouvernement ukrainien a approuvĂ© la recommandation du ministère de l’IntĂ©rieur sur les restrictions Ă l’entrĂ©e en Ouman, bien que Zalanski, le prĂ©sident juif, n’ait pas encore dit son dernier mot. Il convient de noter que sur la dĂ©cision du gouvernement ukrainien reposent sur pas mal de points d’interrogation. Par exemple, comment empĂŞcheront-ils les adeptes d’atteindre le site et que feront-ils avec plus d’un millier de fidèles qui sont dĂ©jĂ les lieux ?






