Les femmes qui ont pris de l’acide folique et des multi-vitamines avant et pendant leur grossesse semblent rĂ©duire le risque d’autisme chez leur bĂ©bĂ©, selon les rĂ©sultats d’une nouvelle Ă©tude menĂ©e par Stephen Z. Levine, Ph.D. Ă l’UniversitĂ© de HaĂŻfa.
Les chercheurs ont suivi 45 300 enfants israĂ©liens nĂ©s entre 2003 et 2007, jusqu’en 2015 ; 1,3% ont reçu un diagnostic de trouble du spectre autistique (TSA).
Les enfants atteints de troubles du spectre autistique (TSA) ont Ă©tĂ© comparĂ©s Ă ceux qui ne l’ont pas, pour voir si l’utilisation maternelle des supplĂ©ments pourrait jouer un rĂ´le. Les donnĂ©es sur l’organisation de l’entretien de la santĂ© (HMO / kupat holim) ont Ă©tĂ© examinĂ©es, y compris la dispensation par la pharmacie de prescriptions d’acide folique et de multi-vitamines aux femmes enceintes.
L’Ă©tude, publiĂ©e en ligne dans JAMA Psychiatry le 3 janvier, a constatĂ© que, comparativement aux femmes qui n’avaient pas Ă©tĂ© exposĂ©es Ă des supplĂ©ments durant la grossesse, les femmes qui prenaient de l’acide folique et / ou des multi-vitamines prĂ©sentaient un risque rĂ©duit de 0,27%. (Un risque relatif infĂ©rieur Ă 1% suggère un risque moindre.) Les mères qui prenaient de l’acide folique et des multi-vitamines avant la grossesse prĂ©sentaient un risque relatif rĂ©duit de 0,41%, comparativement aux mères qui n’en prenaient pas.
L’exposition maternelle Ă des supplĂ©ments d’acide folique et de multi-vitamines deux ans avant la grossesse Ă©tait associĂ©e Ă un risque rĂ©duit de TSA chez la progĂ©niture. Le risque de TSA associĂ© Ă l’exposition aux vitamines maternelles Ă©tait similaire avant et pendant la grossesse. L’Ă©tude n’a pas pu dĂ©terminer si cette diffĂ©rence Ă©tait due Ă la vitamine, ou Ă la confusion confondue par d’autres conditions telles qu’une naissance prĂ©maturĂ©e selon les chercheurs.
L’association entre l’utilisation de supplĂ©ments de multi-vitamines et le risque de TSA Ă©tait similaire chez les descendants mâles et femelles. Cependant, l’analyse pour la progĂ©niture femelle avait une faible puissance en raison de la petite taille de l’Ă©chantillon. De plus, chez les enfants dont les parents ont reçu un diagnostic de trouble psychiatrique, la supplĂ©mentation en acide folique Ă la mère n’a pas fourni la mĂŞme protection contre le TSA au fĹ“tus en dĂ©veloppement, selon l’Ă©tude.
Les chercheurs ont dit qu’il y avait plusieurs mises en garde qui devaient ĂŞtre faites en tirant des conclusions de cette Ă©tude : «Notre Ă©tude avait une taille d’Ă©chantillon limitĂ©e et n’avait pas la capacitĂ© de mener une analyse de contrĂ´le frère.» En outre, la raison sous-jacente de la dispense de supplĂ©ment Ă©tait inconnu aussi, et certaines mères ont peut-ĂŞtre utilisĂ© des supplĂ©ments en vente libre qui n’Ă©taient pas prescrits par le professionnel de la santĂ©, ce qui a menĂ© Ă des donnĂ©es faussĂ©es possibles dans l’Ă©tude.
NĂ©anmoins, tout ce qui a Ă©tĂ© dit, les chercheurs maintiennent toujours, « RĂ©duction du risque de TSA chez les enfants est une considĂ©ration pour la politique de santĂ© publique qui peut ĂŞtre rĂ©alisĂ©e par l’utilisation prolongĂ©e de supplĂ©ments d’acide folique et de multi-vitamines pendant la grossesse. »
L’Ă©tude est intitulĂ©e: « Association de l’utilisation maternelle de l’acide folique et des supplĂ©ments de multi-vitamines dans les pĂ©riodes avant et pendant la grossesse avec le risque de trouble du spectre de l’autisme chez les descendants ».
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