L’administration Obama va probablement bientĂ´t sortir au moins une partie des 28 pages secrètes d’une enquĂŞte du Congrès concernant l’attentat du 11 septembre qui pourrait faire la lumière sur les connexions saoudiennes possibles avec les terroristes.
Les documents, conservĂ©s dans une pièce sĂ©curisĂ©e dans le sous-sol du Capitole, contiennent des informations de l’enquĂŞte conjointe concernant « le soutien Ă©tranger dans cet attentat, et des renseignements sur les 11 pirates de l’air lorsqu’ils Ă©taient aux États-Unis ».
Selon l’ancien sĂ©nateur dĂ©mocrate de Floride, un responsable de l’administration lui aurait confiĂ© que les responsables du renseignement dĂ©cideront dans les prochaines semaines si il faut publier au moins une partie des documents. La divulgation viendrait Ă un moment oĂą les relations sont tendues entre les États-Unis et l’Arabie saoudite, un alliĂ© amĂ©ricain de longue date.
« Je souhaite que la décision est de respecter le peuple américain et de le rendre disponible », a déclaré Graham sur le site « Meet the Press » ce dimanche.
Tim Roemer, qui Ă©tait un membre de l’enquĂŞte conjointe du Congrès et la Commission du 11 septembre a dĂ©crit les 28 pages comme un « rapport prĂ©liminaire de la police ».
« Il y avait des indices. Il y avait des allĂ©gations. Il y avait des rapports de tĂ©moins. Il y avait des preuves sur les pirates de l’air, sur les gens qu’ils ont rencontrĂ©s et toutes sortes de choses diffĂ©rentes sur la Commission du 11/9 qui a ensuite Ă©tĂ© chargĂ©e d’examiner et d’enquĂŞter », selon l’ex-dĂ©putĂ© dĂ©mocrate de l’Indiana.
Quinze des 19 pirates de l’air Ă©taient des citoyens de l’Arabie Saoudite. La commission du gouvernement amĂ©ricain a dĂ©clarĂ© dans un rapport publiĂ© il y a plus de 10 ans qu’il n’y avait aucune preuve que l’Arabie Saoudite ait financĂ© Al-QaĂŻda, le groupe qui a menĂ© Ă bien les attaques.
Un total de 838 pages sur ordre du prĂ©sident George W. Bush ont Ă©tĂ© tenues secrètes. Ben Rhodes, conseiller adjoint Ă la sĂ©curitĂ© nationale du prĂ©sident Barack Obama, a dĂ©clarĂ© que M. Obama a demandé au directeur national du renseignement James Clapper d’examiner les documents pour une Ă©ventuelle dĂ©classification.
«Nous nous attendons Ă ce que il y ait un certain degrĂ© de dĂ©classification qui rĂ©vèle plus d’informations », a dĂ©clarĂ© Rhodes, journaliste Ă Riyad la semaine dernière, oĂą Obama a rencontrĂ© le roi Salman et d’autres dirigeants saoudiens. La Maison Blanche a prĂ©cisé que les 28 pages n’avaient pas Ă©tĂ© Ă©voquĂ©es dans les discussions.




