Depuis le dĂ©clenchement de la crise corona et en pĂ©riode de pic de chĂ´mage, le nombre de dĂ©missionnaires a atteint un nouveau record – 22,6% de demandeurs d’emploi. C’est ce qui ressort d’un nouveau rapport du Service de l’emploi. Selon le rapport, le nombre Ă©levĂ© de dĂ©missionnaires sera alimentĂ© par des dĂ©missionnaires qui gagnent des salaires plutĂ´t bas, qui n’ont pas tendance Ă dĂ©missionner traditionnellement. Il s’agit notamment de groupes socio-Ă©conomiques peu qualifiĂ©es, plus âgĂ©es et en pĂ©riphĂ©riques.
Selon les donnĂ©es du Service de l’emploi, en 2019 l’augmentation du nombre de dĂ©missions par rapport Ă 2012 Ă©tait de 29% et en 2020 l’augmentation Ă©tait dĂ©jĂ de 107% (plus de 2 fois) par rapport Ă 2012, contre une augmentation relativement modĂ©rĂ©e du nombre de personnes licenciĂ©es et employĂ©es.
Traditionnellement, la tendance Ă la dĂ©mission existe chez les travailleurs plus forts et plus qualifiĂ©s, qui ont confiance en leur capacitĂ© Ă trouver un emploi rapidement ou qui dĂ©missionnent pour commencer un nouvel emploi. Selon le rapport du Service de l’emploi, si avant la crise les chances de dĂ©missionner d’un travailleur qualifiĂ© en numĂ©rique Ă©taient 30 % infĂ©rieures Ă celles d’un travailleur qualifiĂ© en numĂ©rique, alors après la crise, l’Ă©cart est tombĂ© Ă 21 %.
De mĂŞme, avant la crise, les chances d’un employĂ© sans formation acadĂ©mique de dĂ©missionner Ă©taient de 33,5% infĂ©rieures Ă celles d’un universitaire – dès le dĂ©but de la crise, l’Ă©cart est tombĂ© Ă 18,3%. De mĂŞme, avant la crise, les chances d’un salariĂ© de dĂ©missionner d’une profession non acadĂ©mique Ă©taient de 77,8% infĂ©rieures Ă celles d’un salariĂ© ayant une profession acadĂ©mique, puisque le dĂ©clenchement de la crise a rĂ©duit l’Ă©cart Ă 47,2%.
Le taux de démission des adultes grimpe
En caractĂ©ristiques par âge, le taux de dĂ©missions Ă partir de 55 ans a augmentĂ© d’environ 68 % pendant la crise, tandis que le nombre de dĂ©missionnaires de 35-54 ans a augmentĂ© de 22,8 %, et de 35 % chez les jeunes jusqu’Ă l’âge de 34 ans.
Dans les zones pĂ©riphĂ©riques, le taux de dĂ©missions a considĂ©rablement augmentĂ©. Le taux de dĂ©mission des demandeurs d’emploi des zones pĂ©riphĂ©riques a augmentĂ© de manière la plus significative de 3 et 4 . Le taux de dĂ©missions dans la zone 3 a augmentĂ© de 91,5%, tandis que le taux de dĂ©missions de la zone 4 a augmentĂ© de 104,4%, contre une augmentation plus modĂ©rĂ©e dans les zones supĂ©rieurs : 63,2% dans le cluster 6, 39,9% dans le cluster 6 et 17,2% dans le groupe 8.
En termes de professions, il y a eu une augmentation d’environ 151% du taux de dĂ©missions dans les professions agricoles, forestières et de la pĂŞche, une augmentation de 78% du taux de dĂ©missions des artisans de l’industrie et du bâtiment, et une augmentation de 73% parmi les ouvriers non qualifiĂ©s et les installateurs de machines.
Le service de l’emploi estime qu’il existe un lien avec le mĂ©canisme de candidature
Le service de l’emploi estime que l’augmentation du nombre de dĂ©missionnaires est principalement liĂ©e au mĂ©canisme de maladie, qui permet aux allocations de chĂ´mage d’ĂŞtre Ă©ligibles aux retraitĂ©s jusqu’en juin 2021, sous rĂ©serve de trois mois d’attente Ă partir du moment de la dĂ©mission jusqu’au dĂ©but de la perception de l’indemnitĂ©. Mais ensuite profiter des allocations de chĂ´mage jusqu’en juin 2021, surtout ceux qui gagnent des bas salaires dont l’Ă©cart entre leur salaire et le niveau de l’allocation Ă laquelle ils ont droit n’est pas grand.»
Quant aux 55 ans et plus, explique le service de l’emploi, il y a un mĂ©lange de raisons qui ont encouragĂ© la dĂ©mission, dont un souci de santĂ© face Ă la pandĂ©mie et un filet de sĂ©curitĂ© qui permettait une prise de risque au moins temporaire. Du cĂ´tĂ© des jeunes (jusqu’Ă 34 ans), le service de l’emploi explique la volontĂ© de prendre des risques, un filet de sĂ©curitĂ© qui adoucit le risque et Ă©tant des petits salariĂ©s qui perçoivent des allocations de chĂ´mage Ă un taux similaire au salaire.
Avant la crise, le groupe le plus rĂ©signĂ© est celui des mères d’enfants dĂ©munis suivis des femmes sans enfants, des hommes sans enfants et finalement seulement des pères d’enfants dĂ©munis. Depuis le dĂ©but de la crise, la tendance est au changement et les femmes sans enfants Ă charge ont commencĂ© Ă dĂ©missionner Ă une Ă©chelle similaire Ă celle des mères (mais toujours moins). « En fait », prĂ©cise le service de l’emploi, « le taux d’augmentation des dĂ©missions des enfants sans enfant a presque atteint le taux de dĂ©mission des mères au cours des deux derniers mois ».
La tendance aux dĂ©missions ne caractĂ©rise pas seulement l’IsraĂ«l de la pĂ©riode Corona. En juin dernier, la dĂ©mission de quatre millions de travailleurs amĂ©ricains a Ă©tĂ© signalĂ©e. Les raisons : « Recalculer un itinĂ©raire », un rĂ©examen du mode de vie, et une comprĂ©hension qu’on n’a pas Ă travailler Ă n’importe quel travail et Ă n’importe quel prix.
Le service de l’emploi estime Ă©galement que la pĂ©riode de fermeture a permis aux salariĂ©s de porter un nouveau regard sur la vie et en conjonction avec le filet de sĂ©curitĂ©, l’Ă©tat et le nombre de postes proposĂ©s pour aboutir Ă une dĂ©cision de dĂ©mission.
Un autre problème relevĂ© dans le Service de l’emploi est une crise de confiance envers les employeurs qui les ont expulsĂ©s de force sans connexion. De plus, des Ă©tudes ont montrĂ© une augmentation du stress, de l’anxiĂ©tĂ© et de la dĂ©tresse. Par exemple, une enquĂŞte sur la santĂ© mentale menĂ©e en 2020 a rĂ©vĂ©lĂ© que 76% des travailleurs ont souffert de l’Ă©rosion au travail, dans le contexte des consĂ©quences de l’Ă©pidĂ©mie, notamment le multitâche, le brouillage des frontières entre la maison et le travail, les prolongations des heures de travail rĂ©elles Ă la maison et plus encore. Il dĂ©missionnera ou cherchera un autre emploi », indique le rapport.
Le service de l’emploi ajoute que de nombreux travailleurs ont rĂ©alisĂ© qu’ils devaient changer et adapter leurs compĂ©tences Ă l’Ă©volution du marchĂ© du travail.




