Une dĂ©lĂ©gation de mĂ©decins français s’est rendue en IsraĂ«l pour se renseigner sur les protocoles d’urgence des hĂ´pitaux pour l’arrivĂ©e massive de victimes lors d’attentats terroristes.
Ils ont vu l’hĂ´pital souterrain de Tel Aviv Sourasky, construit pour rĂ©sister aux attaques nuclĂ©aires, chimiques, biologiques et aux missiles.
Les mĂ©decins et l’Ă©quipe de presse qui les a accompagnĂ©s ont visitĂ© le neuvième Ă©tage en sous-sol au centre mĂ©dical Sourasky de Tel Aviv, oĂą il y a une salle d’urgence abritĂ©e. Le personnel mĂ©dical israĂ©lien a expliquĂ© Ă ses homologues français que les 800 patients que compte l’hĂ´pital peuvent ĂŞtre dĂ©placĂ©s, avec le matĂ©riel mĂ©dical, dans les sous-sols protĂ©gĂ©s en moins d’une heure.
L’espace souterrain de l’hĂ´pital, ouvert en 2011, s’Ă©tend sur 56 000 mètres carrĂ©s (environ 600 000 pieds carrĂ©s) sur quatre Ă©tages. L’hĂ´pital souterrain est conçu pour rĂ©sister Ă la guerre nuclĂ©aire, chimique et biologique, ainsi qu’aux attaques de missiles Ă longue portĂ©e. Les quatre Ă©tages sont reliĂ©s aux conduites d’eau et d’Ă©lectricitĂ© et disposent de systèmes d’oxygène et de ventilation exploitĂ©s par des rĂ©servoirs de carburant externes qui permettent Ă l’hĂ´pital de fonctionner mĂŞme en cas de panne de courant et d’eau.
« Nous testons l’Ă©tat d’urgence de l’hĂ´pital au moins deux fois par an », a dĂ©clarĂ© le docteur Pinchas Halpern, directeur de la mĂ©decine d’urgence de Sourasky, aux mĂ©decins et aux journalistes invitĂ©s. « Seule une rĂ©ponse rapide et soigneusement coordonnĂ©e permet d’Ă©pargner autant de vies que possible. »
La France, qui a fait face Ă une sĂ©rie d’attaques terroristes de grande envergure, a exprimĂ© plus d’intĂ©rĂŞt Ă apprendre comment IsraĂ«l traite les attaques de masse.
La ministre française des Affaires sociales et de la SantĂ©, Marisol Touraine, chercherait à « renforcer la coopĂ©ration » entre la France et IsraĂ«l. Selon un rapport du journal Le Figaro, en raison de plus de deux dĂ©cennies d’attentats terroristes et de guerres, IsraĂ«l a dĂ©veloppĂ© une « culture du risque ».
Le responsable du ministère de la SantĂ©, M. Boaz Lev, a expliquĂ© : « Nous nous prĂ©parons rĂ©gulièrement Ă toutes sortes de menaces existantes – conventionnelles, biologiques et nuclĂ©aires. »
Les mĂ©decins français ont Ă©tĂ© impressionnĂ©s par le fait que toutes les Ă©quipes pertinentes de l’armĂ©e, les services d’urgence de Magen David Adom, le personnel des services d’incendie et de secours d’IsraĂ«l et les Ă©quipes d’armes nuclĂ©aires, biologiques et chimiques travaillent ensemble tout au long de l’annĂ©e pour prĂ©parer chaque scĂ©nario d’urgence, des attaques terroristes aux Ă©pidĂ©mies.
« Il y a un protocole Ă©crit pour chaque scĂ©nario, a dĂ©clarĂ© M. Lev. Chaque exercice se termine par un examen afin d’Ă©valuer notre efficacitĂ© et de l’amĂ©liorer, au besoin. »




