La Russie a clairement indiquĂ© que l’extradition d’Alexei Burkov vers les États-Unis aurait des consĂ©quences nĂ©gatives pour les relations avec IsraĂ«l.
Le lendemain du verdict de la Haute Cour de justice, qui avait rejeté la requête de Burkov contre son extradition vers les États-Unis, l’ambassade de Russie à Tel-Aviv avait publié un message mettant en garde que l’extradition d’un pirate informatique vers les États-Unis ne faciliterait pas les relations entre la Russie et Israël.
«Nous regrettons (ministère russe des Affaires Ă©trangères) la dĂ©cision prise par les autoritĂ©s israĂ©liennes. Cette dĂ©marche ne rĂ©siste pas aux critiques, que ce soit d’un point de vue juridique, humanitaire ou politique, conduit Ă une violation des droits du citoyen russe et constitue Ă©galement un retrait de la part d’IsraĂ«l du respect de ses obligations internationales. Nous estimons que cette dĂ©cision non seulement ne contribue pas au dĂ©veloppement progressif des relations russo-israĂ©liennes, mais suscite Ă©galement des doutes quant Ă la capacitĂ© des autoritĂ©s israĂ©liennes de garantir la sĂ©curitĂ© et les droits des citoyens russes en visite dans le pays « , a dĂ©clarĂ© un post publiĂ© cet après-midi sur la page de l’ambassade de Russie en IsraĂ«l dans  » Facebook  »
Le 10 novembre, la BAGAC déclara que les avocats de Burkov n’avaient pas présenté à la cour de raisons impérieuses d’intervenir dans les actions du gouvernement.
Les avocats de Burkov ont dĂ©clarĂ© que le ministère israĂ©lien de la Justice n’avait pas examinĂ© correctement la demande d’extradition prĂ©sentĂ©e par la Russie et n’avait pas donnĂ© de rĂ©ponse motivĂ©e Ă cette demande. Ils ont Ă©galement offert au tribunal une « option de compromis »: le gouvernement israĂ©lien nĂ©gociera avec les États-Unis et la Russie et conviendra qu’après le procès aux États-Unis, Burkov sera envoyĂ© pour purger sa peine en Russie.
La juge en chef de la Cour suprĂŞme, Esther Khayut, a rĂ©pondu que le fait de forcer le gouvernement Ă nĂ©gocier avec d’autres États dĂ©passait la compĂ©tence de la BAGAC.
Dans son appel Ă la Themis israĂ©lienne, Burkov a fait rĂ©fĂ©rence Ă l’ article 17 de la Convention europĂ©enne sur l’extradition de criminels et a soutenu que son extradition aux États-Unis constituerait une violation de cet article.
On y lit notamment: «Si plusieurs États demandent l’extradition, dans le mĂŞme cas ou dans des cas diffĂ©rents, le pays Ă qui il est demandĂ© de prendre cette dĂ©cision tiendra compte de toutes les circonstances, et en particulier de la gravitĂ© et du lieu respectifs de la dĂ©cision, les dates pertinentes des enquĂŞtes, la citoyennetĂ© de l’extradĂ© et la possibilitĂ© d’extradition ultĂ©rieure vers un autre État.  »
La partie amĂ©ricaine a dĂ©posĂ© une demande d’extradition un an et demi plus tĂ´t que la Russie. Au mĂŞme moment, les procureurs russes auraient accusĂ© Burkov d’un crime plus grave: il Ă©tait soupçonnĂ© de meurtre. Selon le journal « Yediot Ahronot », l’avocat du partenaire ukrainien de Burkov, Ruslan Eliseev, dĂ©jĂ publiĂ© aux États-Unis, a qualifiĂ© d’absurde l’affaire en jeu. Il pense que cela n’a Ă©tĂ© fait que pour empĂŞcher l’extradition de Burkov vers les États-Unis.





