Ministre de la Défense:  » Boycotter les villes arabes israéliennes ! »

Le ministre de la DĂ©fense, Avigdor Liberman, dans une interview diffusĂ©e dimanche matin sur la radio militaire, a attaquĂ© les citoyens arabes d’IsraĂ«l qui vivent Ă  Wadi Ara et a appelĂ© le public israĂ©lien Ă  boycotter les magasins et les services de leurs rĂ©sidents.

Wadi Ara (Nahal Iron) est une vallĂ©e dans le nord d’IsraĂ«l qui commence au point de rencontre de Samarie, les hauteurs de Menashe, et la plaine de Sharon et longe du sud au nord le long de l’autoroute 65, de la pĂ©riphĂ©rie de Hadera près de la cĂ´te Ă  Afula dans la vallĂ©e de Jezreel.

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La vallĂ©e a Ă©tĂ© capturĂ©e par les forces irakiennes lors de la guerre de 1948, puis a Ă©tĂ© donnĂ©e Ă  IsraĂ«l en Ă©change du territoire au sud d’HĂ©bron dans l’armistice IsraĂ«l-Jordanie de 1949. Dans la transaction, IsraĂ«l a hĂ©ritĂ© de 15 villages arabes qui se sont dĂ©veloppĂ©s au fil des ans dans des villes florissantes mais qui ont continuĂ© Ă  ĂŞtre une source d’activitĂ©s anti-israĂ©liennes.

Les villes les plus importantes de Wadi Ara sont Baqa al-Gharbiyye, Umm al-Fahm et Kafr Qara. Il y a aussi 10 villes juives dans la même vallée.

Concernant les Ă©meutes de samedi Ă  Wadi Ara, Liberman a dĂ©clarĂ© que « ces gens n’appartiennent pas Ă  l’Etat d’IsraĂ«l, ils ne font pas partie de nous, […] mais feront partie de Ramallah ».

Au cours des Ă©meutes de samedi Ă  Wadi Ara, des pierres ont Ă©tĂ© lancĂ©es sur un bus d’Egged, brisant les vitres. Le conducteur a Ă©tĂ© lĂ©gèrement blessĂ© par des Ă©clats d’obus et a Ă©tĂ© Ă©vacuĂ© Ă  l’hĂ´pital. Deux passagers qui ont Ă©tĂ© lĂ©gèrement blessĂ©s ont Ă©tĂ© traitĂ©s sur le site. La police a arrĂŞtĂ© deux suspects, un mineur et un adulte, tous deux rĂ©sidents de la ville arabe israĂ©lienne d’Arara. La route de Wadi Ara a Ă©tĂ© temporairement bloquĂ©e par les Ă©meutiers et a Ă©tĂ© rouverte après que la police ait utilisĂ© des mesures de dispersion des foules.

« Ce n’Ă©tait pas juste jeter des pierres dans les bus, il y avait presque un lynchage de l’un des journalistes », a dĂ©clarĂ© le ministre Liberman, ajoutant: « La population locale ne fait pas partie de l’Etat. Nous avons vu des terroristes sortir de lĂ  et [nous avons vu des locaux] participer aux funĂ©railles des terroristes. Il est impossible de manifester avec des drapeaux palestiniens, et recevoir en mĂŞme temps des milliards de l’Etat tout en essayant de nous dĂ©truire de l’intĂ©rieur.  »

Liberman a dĂ©clarĂ© qu’il appelait « les citoyens israĂ©liens Ă  boycotter Wadi Ara, ne pas faire du shopping dans les magasins lĂ -bas, ne pas consommer les services lĂ -bas. Laissez-les sentir qu’ils ne sont pas recherchĂ©s ici.  »

Il a ajoutĂ© que « dans le cadre de l’accord sur le statut final, ils doivent faire partie de Ramallah, oĂą ils iront chercher leur sĂ©curitĂ© sociale. Nous [Ă  son tour] annexer Ma’aleh Adumim, Giv’at Ze’ev et Ariel. C’est la seule solution qui apparaĂ®t Ă  l’horizon.  »

Liberman a peut-ĂŞtre violĂ© la loi israĂ©lienne de 2011 sur la prĂ©vention des dommages causĂ©s Ă  l’État d’IsraĂ«l par le boycott avec sa dĂ©claration Ă  la radio. La loi stipule que les individus ou les organisations qui publient un appel Ă  un boycott Ă©conomique, culturel ou universitaire contre une personne ou une entitĂ© simplement en raison de son affiliation Ă  l’Etat d’IsraĂ«l et / ou Ă  un institut israĂ©lien et / ou Ă  une rĂ©gion spĂ©cifique contrĂ´le, peut ĂŞtre poursuivi civilement, dĂ©lictuellement, par une partie prĂ©tendant qu’il pourrait ĂŞtre endommagĂ© par un tel boycott.

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