Ministre Dichter : « 30 000 IsraĂ©liens Ă©taient intĂ©ressĂ©s Ă  travailler dans l’agriculture après le 7 octobre – seuls 200 se sont prĂ©sentĂ©s pour suivre une formation »

 » Depuis le 7 octobre, les agriculteurs israĂ©liens ont perdu 60 pour cent de leurs travailleurs » – c’est ce qu’a dĂ©clarĂ© aujourd’hui (mercredi) le ministre de l’Agriculture, le dĂ©putĂ© Avi Dichter, lors d’une confĂ©rence de presse sur le budget 2024 dans le domaine de l’agriculture.

Manifestation des agriculteurs contre la réforme des importations // Yaniv Zohar

« Ce qui s’est passĂ©, c’est que les agriculteurs ont perdu 50 000 travailleurs – 30 000 ThaĂŻlandais et 20 000 Palestiniens. Depuis lors, seuls 20 000 ThaĂŻlandais ont repris le travail. C’est une situation très difficile et nous travaillons pour attirer des travailleurs d’autres pays, par exemple nous avons signĂ© un accord avec le Sri Lanka, et nous sommes en nĂ©gociations avec d’autres pays ».

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Le ministre a Ă©galement Ă©voquĂ© la possibilitĂ© que des IsraĂ©liens se joignent au travail dans le domaine agricole Ă  la place des travailleurs Ă©trangers, et a dĂ©clarĂ© que des avantages très importants Ă©taient accordĂ©s par l’assurance nationale, de l’ordre de 20 000 shekels pour participer en bordure de Gaza. Cependant, sur 30 000 personnes qui se sont inscrites pour lancer le processus d’adhĂ©sion, seules 200 personnes se sont rĂ©ellement prĂ©sentĂ©es.

Les champs agricoles ont été endommagés pendant la guerre, ministère de l'Agriculture
Les champs agricoles ont Ă©tĂ© endommagĂ©s pendant la guerre, photo : Ministère de l’Agriculture

« Nous avons dĂ©cidĂ© que toute personne souhaitant travailler en bordure de Gaza recevrait une subvention de 20 000 NIS de l’assurance nationale avant mĂŞme de recevoir son salaire de l’agriculteur qui l’emploie. Nous avons Ă©galement dĂ©cidĂ© que ceux qui souhaitent travailler dans l’agriculture dans d’autres localitĂ©s bĂ©nĂ©ficieront immĂ©diatement d’une  subvention de 12 000 NIS », a notĂ© le ministre, ajoutant : « Cette rĂ©alitĂ© explique Ă©galement combien de travailleurs Ă©trangers sont nĂ©cessaires dans l’industrie et dans quelle mesure, l’arrivĂ©e de travailleurs Ă©trangers dans cette industrie ne se fait pas au dĂ©triment de l’emploi israĂ©lien. ».

C’est l’agriculteur qui dĂ©terminera, pas le gouvernement

Dichter a soulignĂ© qu’Ă  la lumière de ces donnĂ©es, il s’efforce d’augmenter l’arrivĂ©e de travailleurs dans les champs, car l’objectif qu’il vise inclut une rĂ©alitĂ© dans laquelle l’État ne dĂ©terminera pas pour chaque agriculteur combien de travailleurs il aura – mais c’est l’agriculteur qui dĂ©terminera le nombre de travailleurs dont il a besoin et il recevra ce nombre.

Concernant l’affirmation selon laquelle les prix des produits israĂ©liens sont plus Ă©levĂ©s que ceux des produits agricoles importĂ©s, le ministre a soulignĂ© qu’un examen de l’augmentation de l’indice des prix Ă  la consommation effectuĂ© par le CBS et le Ministère de l’Agriculture a montrĂ© que la diffĂ©rence entre un indice dĂ©terminĂ© avec l’effet des prix agricoles et d’un indice dĂ©terminĂ© sans rĂ©fĂ©rence aux prix des lĂ©gumes et des fruits agricoles, est quasiment identique.

Dichter : « L’agriculture israĂ©lienne n’affecte pas du tout le coĂ»t de la vie dans le pays, ce mythe devrait ĂŞtre aboli, il n’est tout simplement pas vrai, et une simple vĂ©rification d’une dĂ©cennie en arrière montrera que les importations ont Ă©tĂ© multipliĂ©es par 5 et qu’il n’y a eu aucune rĂ©duction sur le terrain. Il n’y a pas eu de diminution de l’indice de la consommation israĂ©lienne. En fait, un examen approfondi rĂ©vĂ©lera qu’en termes d’indice de la consommation, l’agriculture a un effet tout Ă  fait nĂ©gligeable sur l’indice. De ce point de vue, l’ouverture du marchĂ© israĂ©lien aux importations ne fait que supprimer la production agricole en IsraĂ«l mais ne fait pas baisser les prix. »

Dans le domaine du secteur de l’eau, le ministre a soulignĂ© que les agriculteurs du monde ne paient presque rien pour l’eau qu’ils reçoivent, et que pire encore : un agriculteur jordanien qui reçoit son eau d’IsraĂ«l paie 40 agora par mètre cube d’eau, et ainsi il peut commercialiser des tomates en IsraĂ«l Ă  bas prix alors que l’agriculteur israĂ©lien – Ashra paie pour l’eau bien plus, donc sa capacitĂ© Ă  rivaliser avec les prix des autres agriculteurs est faible. Le ministre a annoncĂ© qu’il allait entreprendre une rĂ©forme complète qui rĂ©duirait considĂ©rablement le prix de l’eau pour les agriculteurs du pays.

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