La Guemara (Bava Basra 10a) raconte que le mĂ©chant Turnus Rufus a demandĂ© Ă Rabbi Akiva: «Si ton Dieu aime tant les pauvres, pourquoi ne les subvient-il pas ?» Rabbi Akiva a rĂ©pondu qu’Hachem pourrait facilement fournir personnellement Ă chacun des pauvres, mais il a choisi de nous donner le mĂ©rite de donner la Tzedaka (charitĂ©) pour nous sauver du Gehinnom (enfer).
La TsĂ©daka peut se rĂ©aliser dans de nombreux domaines, notre armĂ©e, nos yĂ©chivot, les pauvres et leur familles… et le soutien des institutions de la Torah, comme l’a dit le Chafetz Chaim avec le verset dans Mishlei (3:18) « Etz chaim lĂ© machazikim bah – C’est un arbre de vie pour ceux qui le saisissent et ses partisans sont louables « .
Le mot « machazikim bah » signifie Ă la fois pour soutenir et pour s’accrocher ou pour saisir. Hachem pourrait pourvoir aux institutions de la Torah sans aucune aide humaine, mais Il choisit de canaliser Son soutien Ă travers des agents humains.
Ces agents doivent rĂ©aliser que leur «soutien» pour la Torah et les pauvres ou Tsahal est en fait un soutien pour eux-mĂŞmes. Quand ils le reconnaĂ®tront, ils s’accrocheront Ă leur soutien pour les institutions de la Torah comme en s’accrochant Ă une bĂ»che dans une rivière en furie.
Pour eux, ce soutien devient un arbre de vie. Ceux qui pensent qu’ils soutiennent en fait la Torah seront Ă©galement rĂ©compensĂ©s car Hachem ne nie aucune rĂ©compense pour une bonne action car la Torah est un arbre de vie.
Le Chafetz Chaim lui-mĂŞme a Ă©tĂ© une fois approchĂ© par un riche bienfaiteur qui a offert de couvrir tous les frais de sa yeshiva Ă Radin. Il a poliment refusĂ©. « Je ne peux pas vous permettre de monopoliser ce mĂ©rite pour soutenir ma yeshiva et ainsi priver les autres d’une opportunitĂ© de le faire », a-t-il dit Ă l’homme.
Les badim, c’est Ă dire les bâtons avec lesquels l’Aharon Kodesh (l’Arche SacrĂ©e) Ă©taient transportĂ©s dans le dessert reprĂ©sentent les partisans de la Torah. Ils sont une partie intrinsèque de la communautĂ©, insĂ©parable des Ă©rudits de la Torah, tout comme les bâtons ne pouvaient pas ĂŞtre enlevĂ©s de l’Aharon.
Mais un miracle eu lieu, ceux qui portaient l’Aaron furent miraculeusement relevĂ©s du sol et littĂ©ralement portĂ©s par l’Aaron lui-mĂŞme. Leur soutien apparent Ă©tait en rĂ©alitĂ© celui qui les soutenait.
Par Rabbi Zev Leff.
Que ce dvar Thora soit pour la réfouah Shelema de Haim ben babouna et Louise Yoheved bat Noira Shoshana.





