MontrĂ©al | Un juif renvoyĂ© par sa patronne Juive car elle ne voulait pas qu’il travaille Shabath , elle devra payer 17500 $

Un coiffeur juif prĂ©tend que son employeur, la propriĂ©taire d’un salon de beautĂ© Snowdon qui est aussi juive, l’a discriminĂ© sur la base de sa religion en ne le laissant pas travailler le samedi.

La commission a recommandé que Spa Orazen et sa propriétaire Iris Gressy compensent le coiffeur Richard Zilberg de 17 500 $ en dommages-intérêts (12 500 $ pour perte de revenus et 5 000 $ pour dommages moraux) et que Gressy paie 2 500 $ supplémentaires pour des dommages-intérêts punitifs à Zilberg pour violation intentionnelle de son civil droits.

Israel Hai - Toute l actualite israelienne en une seule application gratuite

Zilberg (vu au sommet de cette publication) a travaillĂ© Ă  Spa Orazen tout au long de l’automne 2011 et l’hiver 2012 pour environ 30 heures par semaine, y compris les samedis. Mais ce printemps, il dit que sa patronne, Iris Gressy, a commencĂ© Ă  suggĂ©rer qu’il ne devrait pas travailler le samedi parce que c’est Shabbat, le jour de repos traditionnel pour les juifs observateurs.

En juillet 2012, Zilberg a dit qu’il a Ă©tĂ© informĂ© qu’il ne pourra plus travailler le samedi, le jour le plus achalandĂ© de sa semaine de travail, bien que le salon soit restĂ© ouvert les samedis et que les employĂ©s non juifs soient autorisĂ©s Ă  travailler les samedis. Un autre employĂ© juif a Ă©tĂ© informĂ© qu’elle ne pouvait pas travailler le samedi, prĂ©tend-il.

« Je viens d’une longue file de gens juifs et j’adore ma foi mais je peux choisir comment je veux pratiquer », a dĂ©clarĂ© Zilberg lors d’une confĂ©rence de presse appelĂ©e par le Centre d’action de recherche sur les relations raciales (CRARR) Une organisation des droits civiques qui a portĂ© l’affaire Ă  la Commission des droits de l’homme au nom de Zilberg.

Zilberg a dit Ă  certains de ses clients rĂ©guliers de samedi que son employeur ne le laisserait pas travailler Shabat parce qu’il Ă©tait juif.

L’un de ces clients, qui est juif, s’est plaint au propriĂ©taire du salon le 15 aoĂ»t 2012 que sa politique Ă©tait « mishouga », un mot yiddish pour « fou ». Un argument s’ensuivit et Zilberg a Ă©tĂ© renvoyĂ© sur place, a-t-il dĂ©clarĂ©.

Il a finalement obtenu un travail dans un salon Ă  proximitĂ©, Intercoupe Coiffure and Spa sur DĂ©carie Blvd., mais il a travaillĂ© moins d’heures et a dĂ» reconstruire sa clientèle Ă  partir de rien.

En dĂ©cembre 2012, Zilberg a dĂ©cidĂ© de dĂ©poser une plainte auprès de la Commission des droits de l’homme, avec l’aide de CRARR.

« Je ne pouvais pas la lâcher. Chaque nuit, je me couchais et j’Ă©tais en colère », a-t-il dĂ©clarĂ©. « Ils ont dĂ©cidĂ© pour moi et ont choisi comment je devais pratiquer ma foi ».

Un enquĂŞteur de la commission a examinĂ© la plainte et le Conseil a dĂ©terminĂ© que les Ă©lĂ©ments de preuve obtenus Ă©taient suffisants pour soumettre l’affaire devant un tribunal. La Commission a recommandĂ© que Spa Orazen et Gressy compensent Zilberg, plutĂ´t que de laisser passer l’affaire au Tribunal des droits de la personne.

Les intimĂ©s ont eu jusqu’au 23 octobre 2015 pour compenser Zilberg, pour Ă©viter une affaire judiciaire.

« Cela n’a pas Ă©tĂ© le cas, nous avons Ă©tĂ© avisĂ©s par les avocats de la Commission des droits de la personne que l’affaire ira au Tribunal des droits de la personne », a dĂ©clarĂ© Fo Niemi, directeur exĂ©cutif de CRARR.

Le Tribunal des droits de la personne est un tribunal spĂ©cialisĂ© des juges et des Ă©valuateurs de la Cour du QuĂ©bec qui est compĂ©tent pour entendre et se prononcer sur les plaintes concernant la discrimination interdite par la Charte des droits de l’homme et des libertĂ©s.

Un avocat de la Commission des droits de l’homme va maintenant reprĂ©senter Zilberg au Tribunal.

ArrivĂ© Ă  son salon mardi, Gressy a dĂ©clarĂ© Ă  la Gazette de MontrĂ©al qu’elle avait renvoyĂ© Zilberg parce qu’il Ă©tait irresponsable. Elle prĂ©tend qu’elle ne l’a pas interdit de travailler le samedi parce qu’il Ă©tait juif mais parce qu’il se disputait avec un autre employĂ© qui travaillait le samedi.

« Je ne peux pas ĂŞtre raciste contre cet homme parce que je suis juive moi-mĂŞme », a-t-elle dĂ©clarĂ©, ajoutant qu’elle travaille parfois le samedi.

Elle a dit qu’elle ne paiera pas la compensation recommandĂ©e. « Pourquoi pourrais-je payer pour quelque chose dont je suis accusĂ©e faussement ? Je vais au tribunal. Je vais me battre avec ça. « 

Zilberg a déclaré :

« Cela me dĂ©range qu’elle ne reconnaisse pas qu’elle m’a interdit de travailler en tant que juif le samedi… J’ai Ă©tĂ© licenciĂ© après qu’un client l’ait insultĂ©e Ă  cause de cette politique », a-t-il dĂ©clarĂ©.

Hum, hum…