Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a mis en garde le prĂ©sident français Emmanuel Macron Ă propos des opĂ©rations possibles de l’armĂ©e israĂ©lienne contre des cibles iraniennes en Syrie.
La conversation entre les deux dirigeants a eu lieu ce dimanche 19 novembre. Ce jour-lĂ , les mĂ©dias ont rapportĂ© qu’au cours d’une conversation d’une demi-heure, ils ont discutĂ© de la question de la prĂ©sence iranienne en Syrie, de l’accord nuclĂ©aire avec l’Iran et de la situation au Liban.
Aujourd’hui, la 10ème chaĂ®ne d’ITV a publiĂ© quelques dĂ©tails de la conversation , dont la transcription est entrĂ©e miraculeusement dans la rĂ©daction de la chaĂ®ne.
Netanyahou voulait transmettre au prĂ©sident l’alarme d’IsraĂ«l concernant la transformation de la Syrie en un bastion iranien et la volontĂ© de l’Etat juif de ne pas le permettre par des moyens militaires.
« A partir de maintenant, IsraĂ«l considère l’activitĂ© iranienne en Iran comme une cible », a expliquĂ© Netanyahu Ă Macron. « Nous n’hĂ©siterons pas Ă agir si cela est nĂ©cessaire pour la sĂ©curitĂ©. » « IsraĂ«l a essayĂ© jusqu’ici de ne pas interfĂ©rer dans les affaires syriennes. Mais après la victoire de l’IG, la situation a changĂ©, car le contrĂ´le a Ă©tĂ© pris par les forces pro-iraniennes.
Macron a rĂ©agi en avertissant le Premier ministre des actions hâtives et, en tant que principal patron Ă©tranger du Liban, il a rappelĂ© l’importance de la stabilitĂ© dans le pays des Cèdres. « Je suis d’accord sur le fait que nous devons minimiser l’influence de l’Iran et du Hezbollah en Syrie et au Liban », a dĂ©clarĂ© M. Macron. Mais nous devons maintenir la stabilitĂ© au Liban. Nous avons besoin d’actions prudentes et non hâtives.  »
Essayant de rassurer Netanyahu, Macron a dĂ©clarĂ© au Premier ministre israĂ©lien que Saad al-Hariri avait l’intention de dĂ©missionner Ă son retour dans son pays.
« Je me fiche de savoir qui sont les premiers ministres du Liban », rĂ©torqua Netanyahou, et je me fiche de ce qu’ils font dans leur politique intĂ©rieure. Je suis inquiet au sujet du renforcement du Hezbollah avec l’aide iranienne.  »
Deux jours plus tard, Ă l’Ă©poque oĂą Bashar Assad Ă©tait Ă Moscou, Netanyahou a appelĂ© le prĂ©sident russe Vladimir Poutine. La conversation a Ă©galement durĂ© environ 30 minutes et Netanyahu s’inquiĂ©tait du mĂŞme problème de renforcement de l’Iran en Syrie. Probablement, dans ce cas aussi, le dirigeant israĂ©lien a averti qu’il n’hĂ©siterait pas Ă recourir Ă la force si la prĂ©sence de l’Iran mettait en pĂ©ril la sĂ©curitĂ© d’IsraĂ«l.
Après le sommet russo-irano-turc Ă Sotchi, les analystes israĂ©liens ont unanimement dĂ©clarĂ© que le pays Ă©tait dans une solitude tragique face Ă la menace chiite du Liban et de la Syrie. L’axe iranien a triomphĂ©, et les Etats-Unis continuent avec la mĂŞme politique d’auto-Ă©limination des affaires du Moyen-Orient que Barack Obama a commencĂ©.





Bibi un grand chef qui protège notre pays !!!