Netanyahu après la rĂ©union du cabinet de sĂ©curitĂ© sur l’Iran : l’accord nuclĂ©aire n’a aucune valeur

IsraĂ«l ne fera pas confiance aux efforts pour revenir Ă  un accord nuclĂ©aire avec l’Iran, a dĂ©clarĂ© mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

«IsraĂ«l ne met pas ses espoirs dans un accord avec un rĂ©gime extrĂ©miste comme [l’Iran]. Nous avons dĂ©jĂ  vu ce que valent ces accords… avec la CorĂ©e du Nord », a dĂ©clarĂ© Netanyahu lors d’un service commĂ©moratif pour la bataille de Tel Hai en 1920.

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« Avec ou sans accord », a-t-il ajoutĂ©, « nous ferons tout notre possible pour que [l’Iran] ne s’arme pas d’armes nuclĂ©aires ».

Netanyahu a Ă©voquĂ© l’histoire de Pourim, qui commence jeudi soir : «Il y a 2500 ans, un oppresseur persan a tentĂ© de dĂ©truire le peuple juif, et tout comme il a Ă©chouĂ© Ă  l’Ă©poque, vous Ă©chouerez aujourd’hui… Nous n’avons pas fait un voyage de milliers d’annĂ©es pour le retour en Terre d’IsraĂ«l pour permettre au rĂ©gime dĂ©lirant des ayatollahs de mettre fin Ă  l’histoire de la renaissance du peuple juif.

Les remarques de Netanyahu sont intervenues un jour après avoir rencontrĂ© le ministre de la DĂ©fense Benny Gantz, le ministre des Affaires Ă©trangères Gabi Ashkenazi, le chef d’Ă©tat-major des Forces de dĂ©fense israĂ©liennes Aviv Kochavi, le chef du Mossad, Yossi Cohen, le conseiller Ă  la sĂ©curitĂ© nationale Meir Ben-Shabbat, l’ambassadeur aux États-Unis. Gilad Erdan et d’autres pour discuter de la stratĂ©gie et de la rĂ©ponse d’IsraĂ«l Ă  la tentative de rapprochement de l’administration Biden avec l’Iran.

Ces derniers jours, le secrĂ©taire d’État amĂ©ricain Antony Blinken a dĂ©clarĂ© dans un communiquĂ© avec les pays europĂ©ens parties Ă  l’accord de 2015 sur l’Iran que les États-Unis tentaient d’entamer un dialogue avec l’Iran et d’aller de l’avant vers un retour Ă  cet accord. Les responsables de Washington ont appelĂ© l’Iran Ă  se conformer Ă  nouveau Ă  l’accord avant que les États-Unis ne retirent les sanctions.

Les responsables prĂ©sents Ă  la rĂ©union Ă©taient divisĂ©s sur le point de savoir si IsraĂ«l devrait prĂ©coniser que les États-Unis restent en dehors de l’Accord sur l’Iran jusqu’Ă  ce qu’ils puissent obtenir un accord meilleur et plus sĂ»r, ou soient plus favorables Ă  ce qu’est le plan dĂ©clarĂ© par le gouvernement iranien. Le prĂ©sident amĂ©ricain Joe Biden Ă  rejoindre le plan d’action global conjoint, comme on l’appelle l’accord de 2015, puis nĂ©gocier des conditions plus dures. Netanyahu semble avoir adoptĂ© la ligne de front la plus dure, tandis que Gantz et Ashkenazi ont soutenu une approche moins conflictuelle.

Comme l’indiquent les dĂ©clarations de Netanyahu, l’opposition ouverte Ă  un retour au JCPOA reste sur la table.

Erdan a dĂ©clarĂ© mardi Ă  KAN Bet que revenir Ă  « l’ancien accord nuclĂ©aire de 2015, qui ouvre la voie Ă  l’Iran vers un arsenal de bombes nuclĂ©aires, sera une erreur ».

Si les États-Unis reviennent au JCPOA, levant les sanctions, ils n’auront aucune influence pour convaincre l’Iran de rouvrir les nĂ©gociations pour un accord plus strict, a expliquĂ© l’ambassadeur.

Pourtant, Erdan a dĂ©clarĂ© qu’en gĂ©nĂ©ral, « une solution diplomatique est toujours prĂ©fĂ©rable Ă  une solution militaire ».

« La question est de savoir s’il y aura un accord qui bloque toute voie permettant Ă  l’Iran de se doter d’une arme nuclĂ©aire », a-t-il dĂ©clarĂ©.

Les responsables prĂ©sents Ă  la rĂ©union de lundi ont convenu qu’IsraĂ«l devrait poursuivre son dialogue avec l’administration Biden plutĂ´t que d’opter pour une confrontation ouverte, comme il l’a fait lors du deuxième mandat de l’ancien prĂ©sident amĂ©ricain Barack Obama.

Erdan a soulignĂ© l’importance du dialogue dans une interview avec Kan Bet mardi.

« La nouvelle administration [amĂ©ricaine] a montrĂ© une volontĂ© très honnĂŞte et profonde de tenir des consultations organisĂ©es [avec IsraĂ«l], dirigĂ©es par [le conseiller amĂ©ricain Ă  la sĂ©curitĂ© nationale Jake] Sullivan », a dĂ©clarĂ© Erdan. « IsraĂ«l est dans un processus de dialogue complet [avec l’administration Biden] et ils Ă©coutent notre position : le gouvernement amĂ©ricain et aussi les pays centraux de l’Europe. »

IsraĂ«l estime que l’E3, ou les pays europĂ©ens qui font partie de l’accord avec l’Iran – la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni – sont plus ouverts Ă  la position israĂ©lienne ces derniers mois, selon KAN, en raison de violations rĂ©pĂ©tĂ©es des limites de l’accord. par l’Iran. Ces dernières semaines, l’Iran a annoncĂ© qu’il enrichirait jusqu’Ă  20% d’uranium et produirait de l’uranium mĂ©tallique, qui, selon E3, n’a aucune utilisation civile crĂ©dible.

En consĂ©quence, IsraĂ«l a accru la pression sur l’E3 pour essayer de les convaincre de rejoindre l’ancien accord avec l’Iran, avec beaucoup plus de discussions sur l’Iran que d’habitude, a rapportĂ© KAN.