Netanyahu dans une interview au WSJ : « Nous ne mettrons pas fin à la guerre tant que nous n’aurons pas éliminé le Hamas »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a donnĂ© une interview au Wall Street Journal dans laquelle il a prĂ©sentĂ© sa version de la guerre contre le Hamas et le Hezbollah et a dĂ©clarĂ© qu’il n’accepterait pas de mettre fin Ă  la guerre dans la bande de Gaza tant que le Hamas n’en serait pas expulsĂ©.

Selon le Premier ministre, il a déclaré au tout début de la guerre : « Elle a commencé pire que la guerre du Kippour en 1973, sans avertissement, mais elle pourrait se terminer encore mieux que la guerre des Six Jours en 1967 et donner une grande chance à la  paix. »

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Selon Netanyahu, le ministre de la DĂ©fense Galant et les gĂ©nĂ©raux l’ont persuadĂ© de dĂ©clencher une guerre contre le Liban lorsque le Hezbollah a bombardĂ© IsraĂ«l le 8 octobre et de laisser le Hamas de cĂ´tĂ© pour le moment. Mais il estimait qu’IsraĂ«l ne pouvait pas mener une guerre sur deux fronts. « Nous ne devrions pas mener une guerre sur deux fronts. Il ne peut y avoir qu’un seul grand front. Il n’a pas Ă©voquĂ© la pression des États-Unis, opposĂ©s Ă  la guerre avec le Liban.

Pour prouver que la guerre se dĂ©roulait dans un brouillard complet, Netanyahu a racontĂ© qu’un jour, un rapport des services de renseignement est arrivĂ© selon lequel le Hezbollah tentait d’atterrir en GalilĂ©e Ă  l’aide de deltaplanes. Les avions de l’ArmĂ©e de l’Air ont Ă©tĂ© alertĂ©s, puis annulĂ©s : il s’agissait d’un troupeau d’oies sauvages.

Le Premier ministre a beaucoup parlĂ© de la manière dont il a surmontĂ© la rĂ©sistance Ă  l’administration Biden Ă  chaque Ă©tape de la guerre. Au dĂ©but, ils ont tentĂ© de le dissuader d’envoyer des troupes Ă  Gaza, en le menaçant de violents combats dans les tunnels et en lui suggĂ©rant d’agir uniquement depuis les airs.

Puis, lorsque le tour de Rafah est arrivĂ©, Biden et Harris s’y sont catĂ©goriquement opposĂ©s. Ils prĂ©voyaient 20 000 victimes civiles et menaçaient de couper l’approvisionnement en armes nĂ©cessaires. « Les AmĂ©ricains m’ont dit : « Si vous allez Ă  Rafah, comptez sur vous-mĂŞme, nous ne vous donnerons pas d’armes critiques. Mais si nous n’étions pas allĂ©s Ă  Rafah, nous aurions cessĂ© d’exister en tant qu’État indĂ©pendant. Nous deviendrions un État vassal et ne pourrions pas survivre. La question des armements sera alors rĂ©solue d’elle-mĂŞme, mais pas la question de l’indĂ©pendance. Ce serait la fin d’IsraĂ«l. »

Le Premier ministre a dĂ©clarĂ© que le cessez-le-feu prĂ©vu par l’accord sur les otages serait temporaire. « Je n’accepterai pas de mettre fin Ă  la guerre tant que nous n’aurons pas Ă©liminĂ© le Hamas. Nous ne partirons pas tant qu’ils seront au pouvoir Ă  Gaza, Ă  30 km de Tel Aviv. Cela n’arrivera pas. »