Au plus fort de la crise du corona, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a commencĂ© Ă menacer Gantz avec la dissolution de la coalition et de nouvelles Ă©lections. Il a lancĂ© jeudi le premier indice menaçant lors d’une rĂ©union du gouvernement en rĂ©ponse Ă la demande du ministre de la DĂ©fense Gantz de transfĂ©rer la responsabilitĂ© de la mise en Ĺ“uvre de la politique anti-Ă©pidĂ©mique aux structures de Tsahal.
La correspondante de Khadashot 12, Keren Marciano, a dĂ©clarĂ© vendredi que Netanyahu a rĂ©itĂ©rĂ© la menace lors de conversations avec des proches : il a annoncĂ© que le refus de Kahol Laban d’accepter immĂ©diatement le budget 2020 entraĂ®nerait des Ă©lections anticipĂ©es, et il Ă©tablirait le budget « dans une semaine ».
Les milieux politiques considèrent les menaces comme un bluff : pour dĂ©clarer des Ă©lections anticipĂ©es Ă un moment oĂą le pays fait face Ă un nouveau «blocus» en raison de la propagation incontrĂ´lĂ©e des coronavirus, et l’annexion promise par la droite «s’est coincĂ©e» quelque part Ă la Maison Blanche, chaque politicien sain d’esprit ne ferait rien. Cependant, personne ne peut exclure la possibilitĂ© que Netanyahu en soit capable.
Dans ce contexte, les ministres du Likoud indiquent clairement que leur loyautĂ© envers le leader a des limites – pour la première fois depuis longtemps, deux ministres se sont permis de critiquer Netanyahu vendredi. L’un d’eux, le ministre de la SantĂ©, Julius Edelstein, l’a fait ouvertement – dans une interview avec Kan, il s’est rangĂ© du cĂ´tĂ© du principal ennemi de Netanyahu, conseiller juridique du gouvernement d’Avihai Mandelblit.
Commentant la dernière sĂ©rie d’ accusations flagrantes portĂ©es contre Mandelblit , Edelstein a dĂ©claré qu’il  » faisait entièrement confiance » au conseiller juridique du gouvernement et pensait qu’il faisait son travail, ne tissait pas complot en vue d’un coup d’État politique.
Un autre «haut ministre» du Likoud a choisi de s’entretenir avec le journaliste Joav Krakowski sous couvert d’anonymat. Il a rendu Netanyahu responsable des tensions au sein de la coalition («il les pousse dans un coin, ils sont obligĂ©s de rĂ©pondre») et a dĂ©clarĂ© que les «haredim» ne permettraient pas au Premier ministre de dissoudre la coalition.





