Contrairement Ă l’impression que les partenaires – ou plutĂ´t les « partenaires » de Netanyahu ont donnĂ©e hier au gouvernement et aux mĂ©dias, la possibilitĂ© d’un accord d’otages n’a pas encore Ă©tĂ© Ă©cartĂ©e. Netanyahu n’a pas rompu les contacts, ni exclu un accord.
Le secrétaire américain à la Défense Anthony Blinken : « Israël a fait une offre généreuse, le seul obstacle à un cessez-le-feu est le Hamas »
En fait, le Premier ministre est toujours prĂŞt Ă aller très loin, avec des concessions sans prĂ©cĂ©dent qui reprĂ©sentent un grand danger pour IsraĂ«l, afin de mettre en Ĺ“uvre la première phase de l’accord. Il s’agit de la libĂ©ration de centaines de terroristes, dont de nombreux assassins de Juifs, de hauts responsables du Hamas qui retourneront Ă Gaza, et bien d’autres encore. Il semble que Netanyahu accepte Ă©galement une trĂŞve prolongĂ©e, comme l’exige le Hamas, et ce, dans le but de ramener ne serait-ce que 33 otages.
Cependant, la seule chose que Netanyahou refuse obstinĂ©ment, c’est la cessation des hostilitĂ©s. Il n’est pas prĂŞt pour elle – ni en phase 1, ni après, ni Ă parler d’elle en phase 1 ou après. Netanyahu n’accepte pas non plus que les États-Unis garantissent au nom d’IsraĂ«l que les combats ne reprendront pas. C’est le corral contre lequel Smotrich l’a mis en garde vendredi, 24 heures plus tard, pendant le Shabbat, Netanyahu a clairement indiquĂ© qu’il n’avait pas l’intention de le faire.
Gantz a Ă©tĂ© irritĂ© par cette clarification, car elle l’a poussĂ© dans une impasse politique, comme s’il acceptait la fin de la guerre – ce qui n’est pas vrai. Le prĂ©sident du camp Ă©tatique a estimĂ© qu’il valait mieux laisser Sinwar faire exploser les nĂ©gociations, et non IsraĂ«l. C’est l’explication de l’Ă©change de coups entre lui et Netanyahu hier soir.
Bilan : le Hamas ne fera aucun compromis sur la cessation des hostilités
Cependant, pour son propre bien, il est bon que Netanyahou ait clairement indiqué où en sont les choses, même le jour du Shabbat, car il s’agit bien d’une question urgente. Les autres concessions acceptées par Israël sont également terribles, mais la cessation des hostilités est en général une deuxième défaite après le 7 octobre.

En fin de compte, la balle est dans le camp du Hamas et des mĂ©diateurs, et IsraĂ«l attend sa rĂ©ponse officielle. Lorsqu’elle arrivera, et en fonction du contenu qui y sera inclus, il sera dĂ©cidĂ© d’envoyer ou non l’Ă©quipe israĂ©lienne au Caire. Si la rĂ©ponse consiste Ă insister pour parler d’une cessation des hostilitĂ©s, IsraĂ«l refusera de coopĂ©rer. Si, en revanche, le Hamas recule devant cette exigence absurde, les pourparlers se poursuivront et aboutiront peut-ĂŞtre Ă un autre accord.
Cependant, le Premier ministre et son peuple estiment que le Hamas ne fera aucun compromis sur les conditions de la cessation des hostilitĂ©s, de sorte que les chances d’un accord sont faibles. Il est bon que le Premier ministre l’ait compris et donne dĂ©jĂ publiquement l’ordre Ă Tsahal d’agir Ă Rafah. On ne peut qu’espĂ©rer que ses partenaires – ou plutĂ´t ses « partenaires » – rejoindront bientĂ´t sa position.




