Le ministre de la DĂ©fense Yoav Galant et le chef d’Ă©tat-major Hertzi Halevi ont conclu que le gĂ©nĂ©ral de brigade Ofer Winter sera libĂ©rĂ© de Tsahal.

Le ministre de la DĂ©fense Yoav Galant et le chef d’Ă©tat-major Hertzi Halevi ont conclu que le gĂ©nĂ©ral de brigade Ofer Winter, sans poste depuis un an et demi – et qui n’a pas Ă©tĂ© acceptĂ© lors de la dernière audience – sera bientĂ´t libĂ©rĂ© de Tsahal. Le chef d’Ă©tat-major convoquera l’officier aux cĂ´tĂ©s d’autres officiers supĂ©rieurs au grade de gĂ©nĂ©ral de brigade qui n’ont pas Ă©tĂ© promus et attendaient la dĂ©cision.

Dans cette conclusion, ainsi que dans la dĂ©cision de remplacer des gĂ©nĂ©raux qu’il n’y a aucune raison de se prĂ©cipiter pour les remplacer, comme la nomination du gĂ©nĂ©ral de brigade Dado Bar Khalifa Ă  la tĂŞte du DĂ©partement des Ressources Humaines et du gĂ©nĂ©ral de brigade Aviad Dagan Ă  la tĂŞte de la division de la Direction des services informatiques, le chef d’Ă©tat-major continue de chercher le prochain Ă©tat-major pour son remplacement.
Concernant le gĂ©nĂ©ral de brigade Winter, il a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© que depuis septembre 2022, il Ă©tait sans poste. C’Ă©tait une erreur de laisser un officier « en l’air » sans dĂ©cision tant au niveau professionnel dans le dĂ©veloppement des officiers de Tsahal , Ă©galement au niveau de la valeur du gaspillage de l’argent public. S’il en est digne, il serait juste de le promouvoir, sinon de le libĂ©rer.
Dans les dĂ©cisions de remplacement du chef du DĂ©partement des Ressources Humaines, du chef de la division informatique ainsi que du gĂ©nĂ©ral du commandement central (qui aurait pu rester), il y a une raison supplĂ©mentaire au dĂ©faut de comportement habituel entre les chefs d’Ă©tat-major avant la fin de leurs fonctions.
Un chef d’Ă©tat-major sortant ne nomme pas les membres de l’Ă©tat-major gĂ©nĂ©ral et ne dĂ©termine pas les faits relatifs Ă  son remplacement, sauf cas exceptionnels, et encore seulement après que l’identitĂ© du nouveau chef d’Ă©tat-major ait Ă©tĂ© convenue que les dĂ©cisions soient acceptables pour lui, car c’est lui qui les commandera et travaillera avec eux.
D’ailleurs, Halevi a changĂ© d’officier dans l’Ă©tat-major L, il aurait pu commencer avec le major Eliezer Toledano, dont la responsabilitĂ© en tant qu’ancien commandant du commandement sud, jusqu’Ă  quelques mois avant le dĂ©clenchement de la guerre, cela est tout Ă  fait clair. S’il n’a pas encore pris lui-mĂŞme l’initiative de prendre ses responsabilitĂ©s, le chef d’Ă©tat-major aurait pu le faire dans le cadre du cycle de nĂ©gociations.

Le chef d'état-major des combattants de réserve dans le nord : je vous apprécie grandement au nom de Tsahal et de l'État d'Israël

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Il a procĂ©dĂ© Ă  une longue sĂ©rie de nominations, on peut donc estimer qu’il n’a pas l’intention de prendre sa retraite de sitĂ´t. Le LĂ©vite
( Photo : porte-parole de Tsahal )
On peut estimer que si le chef d’Ă©tat-major a dĂ©cidĂ© d’effectuer une tournĂ©e relativement longue et de ne pas se contenter d’ĂŞtre simplement Ă  la tĂŞte d’Aman, il n’entend pas terminer son travail de sitĂ´t – Ă  moins que quelqu’un ne lui ordonne de rentrer chez lui.
C’est à ce moment-là que, de son point de vue, on ne peut pas s’attendre à ce qu’il prenne des décisions fatidiques comme une guerre à Gaza, au Liban ou en Iran, et d’un autre côté, qu’il ne lui permette pas de faire progresser l’organisation dans le développement du personnel.
Et pourtant, le sujet le plus brĂ»lant et le plus problĂ©matique est la nomination du chef de la Division du renseignement, le gĂ©nĂ©ral de brigade Shlomi Binder, chef de la Division des opĂ©rations le 7 octobre . Le chef d’Ă©tat-major et le ministre de la DĂ©fense savaient  des mois Ă  l’avance que le major gĂ©nĂ©ral Haliva devait dĂ©missionner et que Binder Ă©tait le candidat convenu par les deux. Il Ă©tait prĂ©vu qu’ils accĂ©lèrent une enquĂŞte spĂ©cifique sur le fonctionnement de la division opĂ©rationnelle et la prĂ©sentent au public afin de gagner sa confiance, qui Ă©tait Ă©galement prĂ©sente. Mais cela ne s’est pas produit.

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( Photo : porte-parole de Tsahal )
Le gĂ©nĂ©ral de brigade Binder a mĂŞme demandĂ© que cela soit fait avant de prendre ses fonctions, car lui aussi comprenait le vent qui soufflait Ă  l’extĂ©rieur du Kriya (mĂŞme s’il n’en avait quittĂ© qu’une seule fois pour rentrer chez lui depuis le dĂ©but de la guerre). Le ministre de la DĂ©fense a insistĂ© sur sa nomination, mais Binder n’a pas insistĂ© suffisamment pour qu’une enquĂŞte soit ouverte et est ainsi devenu l’objet de critiques et d’une demande tout Ă  fait justifiĂ©e de la part des familles endeuillĂ©es de permettre sa nomination seulement après qu’il soit devenu clair qu’il n’est pas responsable que l’armĂ©e n’était pas correctement prĂ©parĂ©e pour la guerre et n’est pas arrivĂ©e Ă  temps pour la conclure.
Le chef d’Ă©tat-major Halevi a entendu les critiques de l’extĂ©rieur ainsi que de chez lui et a rĂ©pondu aux gens qu’il avait dĂ©jĂ  parcouru tous les documents comprenant les dĂ©cisions du gĂ©nĂ©ral de brigade Binder du 6 au 8 octobre dimanche soir, y compris toutes les Ă©valuations de la situation qui a eu lieu et a conclu qu’il n’y avait aucun dĂ©faut dans son exĂ©cution. Selon des sources qui ont entendu le chef d’Ă©tat-major, celui-ci a dĂ©clarĂ© qu’en fin de compte, Binder (comme l’ensemble de la division des opĂ©rations) a exĂ©cutĂ© les instructions du chef d’Ă©tat-major, et plus particulièrement du chef d’Ă©tat-major et chef de la division des opĂ©rations, Oded Basiuk, et celles-ci ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es.
C’est pourquoi, explique-t-il, s’il y a des critiques, elles doivent leur ĂŞtre adressĂ©es. En ce qui concerne les deux personnalitĂ©s, Binder a pris de bonnes dĂ©cisions, a Ă©largi ses responsabilitĂ©s et a créé des solutions.
Ces déclarations sont-elles suffisantes pour le public ?
Bien sûr que non. Elles doivent être étayées par une enquête professionnelle et approfondie, car s’il s’avère autrement, il n’y aura nulle part où abaisser davantage le niveau de confiance. Une autre option consiste pour le chef d’état-major ou le ministre de la Défense à s’exprimer devant le public et à déclarer qu’ils enquêteront et que la responsabilité leur incombe.
L’accord au sommet de l’armĂ©e israĂ©lienne est que l’enquĂŞte sur l’échec du 7 octobre ne doit pas se limiter aux seuls acteurs concernĂ©s au 6 du mois, mais au moins depuis la Seconde Guerre du Liban – le moment oĂą l’armĂ©e a commencĂ© Ă  rĂ©duire ses forces aux frontières et en gĂ©nĂ©ral a rĂ©duit sa portĂ©e, et l’ensemble du concept de sĂ©curitĂ© qui a Ă©tĂ© approuvĂ© par tous les gouvernements israĂ©liens et a Ă©tĂ© un drame le 7 octobre.