Le directeur international de l’hĂ´pital Hadassah de JĂ©rusalem, Jorge Diener, a annoncĂ© aujourd’hui « la possibilitĂ© que le vaccin israĂ©lien contre le coronavirus puisse entrer en Argentine dans les mois Ă venir ».
Le vaccin israĂ©lien est dĂ©veloppĂ© par l’Institut israĂ©lien de recherche biologique.
Il est actuellement en phase II, auquel participent un millier de volontaires sains âgés de 18 ans et plus, dont des personnes âgées.
La presse locale a rapportĂ© que la première phase des essais cliniques s’est dĂ©roulĂ©e sans effets indĂ©sirables chez les volontaires.
Le vaccin est produit par la méthode du «virus génétiquement modifié», différente de la méthode ARN utilisée par Pfizer et Moderna.
Pour cette raison, il ne nĂ©cessite pas non plus de transport Ă froid. Si les essais aboutissent, l’État d’IsraĂ«l pourra Ă©galement le vendre plus tard Ă des pays qui ont besoin d’un vaccin et ne nĂ©cessitent pas de transport par froid, un problème logistique qui rend Ă©galement le vaccin Pfizer plus cher.
Si l’essai de phase II rĂ©ussit, il permettra le lancement de la phase III Ă grande Ă©chelle pour tester l’efficacitĂ© du vaccin avec la participation de jusqu’Ă 30 000 volontaires en IsraĂ«l et Ă l’Ă©tranger.
Histoire de l’Institut biologique d’IsraĂ«l
En 1952, alors que l’État d’IsraĂ«l n’avait que quatre ans, l’Institut israĂ©lien de recherche biologique a ouvert ses portes, qui a Ă©tĂ© créé Ă des fins de recherche gouvernementale.
L’institution a Ă©tĂ© fondĂ©e par un groupe de scientifiques du Corps des sciences de l’armĂ©e israĂ©lienne et d’organisations universitaires et fonctionne comme un centre national de recherche et dĂ©veloppement dans les domaines biologiques, chimiques et environnementaux, afin de renforcer les capacitĂ©s et les atouts de l’État d’IsraĂ«l.
Il est situé dans la petite ville de Ness Ziona, située à dix-huit kilomètres au sud-est de Tel Aviv.
Au fil des ans, l’Institut s’est engagĂ© dans la recherche et le dĂ©veloppement dans les domaines de la biologie, de la chimie et des sciences de l’environnement afin de fournir Ă l’État d’IsraĂ«l une rĂ©ponse scientifique aux menaces chimiques et biologiques.
Selon la presse Ă©trangère et le livre de Gordon Thomas, Mossad, the Secret History, l’institut est, ou du moins dans le passĂ©, dĂ©diĂ© au dĂ©veloppement d’armes biologiques et chimiques.
«De nombreuses armes chimiques et biologiques sont fabriquées dans leurs laboratoires et ateliers», explique un fragment du livre.
« Les chimistes de l’institut – dont certains travaillaient autrefois au KGB ou dans les services secrets de la RĂ©publique dĂ©mocratique d’Allemagne – ont créé le poison utilisĂ© pour la tentative d’assassinat de Khaled Meshal, le chef du groupe fondamentaliste du Hamas », a ajoutĂ©.
Selon la presse israĂ©lienne, au moins deux opĂ©rations d’assassinat du Mossad utilisant du poison ont Ă©tĂ© dĂ©couvertes.
En 1997, après la tentative d’Ă©liminer le chef du Mouvement de rĂ©sistance islamique palestinien (Hamas), Khaleed Meshal, après l’Ă©chec de la mission, IsraĂ«l, plus prĂ©cisĂ©ment son Premier ministre Binyamin Netanyahu, a Ă©galement occupĂ© le poste pendant ces annĂ©es, reconnaissant sa responsabilitĂ© de ses agents dans l’incident lors d’une conversation tĂ©lĂ©phonique avec le roi Hussein de Jordanie, et après une heure dans un avion militaire, ils ont transfĂ©rĂ© l’antidote aux gaz neurotoxiques dans le royaume hachĂ©mite. L’incident s’est produit Ă Amman.
En 2010, Mahmoud al-Mahhbouh, un haut dirigeant du Hamas, impliquĂ© dans le trafic d’armes de l’Iran vers la bande de Gaza, a Ă©tĂ© assassinĂ©. L’incident s’est produit dans un hĂ´tel de DubaĂŻ et du poison a Ă©tĂ© utilisĂ©.





