Obama a fait espionner Netanyahu après les réformes de la NSA.

L’administration du prĂ©sident Barack Obama a continuĂ© Ă  espionner le Premier ministre Binyamin Netanyahou, mĂŞme après qu’il ait annoncĂ© il y a deux ans de restreindre le programme d’Ă©coute de la National Security Agency, selon le Wall Street Journal.

Les fonctionnaires actuels et anciens qui ont parlé au journal ont dit que la Maison Blanche a décidé de garder certains alliés sous étroite surveillance et que Netanyahu était en tête de liste.

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Les États-Unis ont espionnĂ© le Premier Ministre après la poursuite d’un accord sur les armes nuclĂ©aires avec l’Iran Ă  l’Ă©poque. Toutes les communications entre Netanyahu et ses collaborateurs qui entretenaient la mĂ©fiance entre les deux pays ont Ă©tĂ© mises sous Ă©coute. La rĂ©action de Netanyaou Ă  cette pĂ©riode a placĂ© un champ de mines politique Ă  la maison Blanche en pleine campagne au Capitol Hill, selon Le Wall Street Journal.

Le ciblage de l’Agence nationale de sĂ©curitĂ© des dirigeants israĂ©liens et responsables ont Ă©galement balayĂ© le contenu de certains de leurs conversations privĂ©es avec les lĂ©gislateurs amĂ©ricains et des groupes amĂ©ricano-juif, dit le rapport.

Au cours des dernières annĂ©es, il y a eu une sĂ©rie de rĂ©vĂ©lations liĂ©es au programme d’espionnage de la NSA, dont la plupart ont Ă©tĂ© basĂ©es sur des documents fournis par l’ancien entrepreneur NSA, Edward Snowden.

Les fuites de Snowden ont rĂ©vĂ©lĂ© entre autres que la NSA avait surveillĂ© les conversations tĂ©lĂ©phoniques de 35 dirigeants du monde. Les documents ont notamment provoquĂ© des tensions avec l’Allemagne, après que la chancelière Angela Merkel ait tĂ©lĂ©phonĂ© au prĂ©sident Barack Obama et accusĂ© la NSA de surveiller ses conversations tĂ©lĂ©phoniques.

Il a Ă©galement Ă©tĂ© signalĂ© que la NSA a enregistrĂ© des millions d’appels tĂ©lĂ©phoniques en France, y compris les appels impliquant des individus sans aucun lien avec le terrorisme, et l’agence avait recueilli près de 200 millions de messages texte par jour Ă  travers le monde, pour les utiliser et extraire des donnĂ©es, y compris des emplacements de rĂ©seaux de contacts et les dĂ©tails de carte de crĂ©dit.

Quant Ă  l’espionnage sur Netanyahu, les responsables de la Maison Blanche croient que les informations interceptĂ©es pourraient ĂŞtre utiles pour contrer la campagne de Netanyahu contre l’accord de l’Iran.

L’intensification de la NSA a rĂ©vĂ©lĂ© Ă  la Maison Blanche comment Netanyahu et ses conseillers avaient coulĂ© des dĂ©tails des nĂ©gociations amĂ©ricano-iranienne et saper les pourparlers; Les Ă©coutes des discussions avec des groupes juifs amĂ©ricains contre l’accord ou les lĂ©gislateurs indĂ©cis et ce qu’il faudrait faire pour gagner leurs votes, selon des responsables actuels et anciens familiers avec les interceptions.

Partiellement inquiĂ©tant est le fait que, après les rĂ©vĂ©lations de Snowden et un examen de la Maison Blanche, Obama a annoncĂ© dans un discours en Janvier 2014 qu’il allait freiner de telles Ă©coutes, et cette surveillance de Netanyahu est venue après cette annonce.

D’autres alliĂ©s ont Ă©tĂ© exclus de la liste protĂ©gĂ©e, y compris Recep Tayyip Erdogan, le prĂ©sident de la Turquie alliĂ©e de l’OTAN, qui a permis Ă  la NSA d’espionner leurs communications, Ă  la discrĂ©tion de hauts fonctionnaires, selon les responsables amĂ©ricains qui ont parlĂ© au journal.

En privĂ©, Obama a maintenu la surveillance de Netanyahu au motif qu’elle visait un « objectif de sĂ©curitĂ© nationale convaincant», selon des responsables actuels et anciens des Etats-Unis. Obama a mentionnĂ© l’exception dans son discours, mais gardĂ© secret les dirigeants choisis.

Les responsables du gouvernement israélien, allemands et français ont refusé de commenter les activités de la NSA, tout comme les responsables turcs. Le Bureau du directeur du renseignement national et de la NSA a refusé de commenter les communications prévues à la Maison Blanche.

Le Wall Street Journal a notĂ© que ces informations s’étendent sur deux mandats de l’administration Obama, et basĂ©es sur des entretiens avec plus de deux douzaines d’actuels et anciens fonctionnaires du renseignement et de l’administration qui ont dĂ©voilĂ© pour la première fois l’Ă©tendue de l’espionnage amĂ©ricain sur le Premier ministre israĂ©lien.