Le DĂ©partement d’Etat a demandĂ© au Congrès  près d’un quart de milliard de dollars pour financer l’UNESCO (l’Ă©ducation des Nations Unies, science et culture), mĂŞme si cela est actuellement interdit par la loi.
La loi stipule que les États-Unis ne peuvent pas payer une cotisation Ă une organisation de l’ONU qui reconnaĂ®t la totalitĂ© des membres de l’OLP comme un Ă©tat, sauf si un tel Ă©tat a rĂ©sultĂ© d’un règlement nĂ©gociĂ© entre IsraĂ«l et l’AP. Depuis 2011, lorsque l’UNESCO a votĂ© pour admettre l’ « Etat de Palestine » en tant que membre, malgrĂ© le fait que la condition ci-dessus n’a pas Ă©tĂ© respectĂ©e, les États-Unis n’ont en effet pas payĂ©, conformĂ©ment Ă la loi.
Cependant, non seulement le DĂ©partement d’Etat demande maintenant 160 millions de $ pour couvrir les impayĂ©s et 76 millions de $ pour les cotisations actuelles, mais il demande Ă©galement une nouvelle loi permettant au prĂ©sident de renoncer Ă la loi spĂ©cifique pour l’UNESCO.
Elliott Abrams, conseiller de sĂ©curitĂ© nationale, adjoint pour la stratĂ©gie de la dĂ©mocratie mondiale et ancien secrĂ©taire d’État adjoint, s’y oppose fermement. Il explique que la lĂ©gislation actuelle avait pour but de dissuader les « organisations des Nations Unies de donner aux Palestiniens la victoire diplomatique qu’ils voulaient d’ĂŞtre traitĂ©s comme un Ă©tat, Ă moins que et jusqu’Ă ce qu’ils aient nĂ©gociĂ© un accord de paix avec IsraĂ«l.
Et cela a fonctionnĂ© : Les États-Unis paient environ 22% du budget de l’UNESCO et la plupart des autres organes des Nations Unies ».
Abrams Ă©crit que si la loi devait ĂŞtre « abrogĂ©e ou levĂ©e, il est logique de s’attendre Ă ce que d’autres organes de l’ONU donnent aux Palestiniens une adhĂ©sion complète ».
Les sĂ©nateurs Marco Rubio (R-FL) et Mark Kirk (R-IL) sont Ă©galement contre. « La [proposition] porterait atteinte Ă plus de deux dĂ©cennies de politique amĂ©ricaine contre le financement des organisations de l’ONU qui admettent que l’OLP ou d’autres acteurs non Ă©tatiques en tant que membres ».
L’Organisation sioniste d’AmĂ©rique (ZOA) a Ă©galement pris position contre la dĂ©cision. Dans un communiquĂ©, lui, ainsi que l’Anti-Defamation League (ADL)  ont vivement critiquĂ© le prĂ©sident Obama de chercher Ă rĂ©tablir le financement de l’UNESCO, .
«L’UNESCO a une longue histoire anti-IsraĂ©lienne et anti-amĂ©ricainne, mĂŞme selon les normes dĂ©pravĂ©es de l’Organisation des Nations Unies », a dit ZOA. Il rappelle que les Etats-Unis se sont retirĂ©s de l’UNESCO entre 1984 et 2003″. Et aujourd’hui, l’UNESCO continue Ă nuire Ă des intĂ©rĂŞts amĂ©ricains ».




