Ofakim exige que tous ses habitants soient reconnus comme victimes des hostilités : « Nous nous tournerons vers la Haute Cour »

En route vers la Haute Cour ? Ofakim exige que l’Assurance nationale reconnaisse tous les habitants de la ville comme victimes des hostilitĂ©s, dans le contexte de l’attaque du 7  octobre.

Bien que 47 des quelque 35 000 habitants d’Ofakim aient pĂ©ri dans l’attaque, ses habitants n’ont pas Ă©tĂ© universellement reconnus comme victimes des hostilitĂ©s. Aujourd’hui, seuls les habitants des quartiers particulièrement touchĂ©s peuvent entamer une procĂ©dure d’Ă©ligibilitĂ© auprès de l’Assurance Nationale basĂ©e uniquement sur leur lieu de rĂ©sidence.

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Ces derniers mois, la municipalitĂ© a menĂ© un dialogue avec les ministères et l’Assurance Nationale afin de promouvoir la reconnaissance, mais s’est retrouvĂ©e dans une impasse. Aujourd’hui, la municipalitĂ© avait l’intention de porter l’affaire devant la Haute Cour.

« Depuis le massacre du 7 octobre, nous avons menĂ© une sĂ©rie de discussions avec des reprĂ©sentants de la Caisse d’Assurance Nationale, dans le but de reconnaĂ®tre les habitants du quartier de Mishor Hagafen comme victimes des hostilitĂ©s », a Ă©crit le maire Itzik Danino sur sa page Facebook au fin fĂ©vrier. Il a expliquĂ© que l’Assurance Nationale avait initialement approuvĂ© la reconnaissance pour les rĂ©sidents d’un nombre limitĂ© de rue et plus tard, la reconnaissance s’est Ă©tendue Ă  des rues supplĂ©mentaires, mais la municipalitĂ© est intĂ©ressĂ©e par la reconnaissance de tous les rĂ©sidents de la ville.

Selon la loi sur l’indemnisation, l’assurance nationale est autorisĂ©e Ă  soigner les victimes des hostilitĂ©s seulement après que l’autoritĂ© compĂ©tente du ministère de la DĂ©fense ait reconnu l’incident qui a causĂ© les blessures comme un incident terroriste. L’Assurance nationale participe au processus de prise de dĂ©cision de reconnaissance des villes touchĂ©es, aux cĂ´tĂ©s de Tsahal, du Commandement du front intĂ©rieur, du ministère de la DĂ©fense et de l’AutoritĂ© nationale d’urgence (NAHA).

Outre les compensations pour les entreprises et les allégements fiscaux, la reconnaissance en tant que victime des hostilités est particulièrement importante en tant que soutien à ceux qui ont été mentalement endommagés par les événements et peuvent développer des symptômes post-traumatiques.

MĂŞme les habitants dont les terroristes n’ont pas atteint leur zone de rĂ©sidence ont Ă©tĂ© exposĂ©s Ă  l’attaque.

Les localitĂ©s dont les habitants ont Ă©tĂ© massivement reconnus comme victimes des hostilitĂ©s, comme Sderot, ont automatiquement reçu une compensation pour octobre et novembre. Les autres habitants du NĂ©guev occidental, dont les localitĂ©s ont Ă©tĂ© reconnues victimes conformĂ©ment Ă  la loi sur l’indemnisation, sont tenus de contacter l’Assurance nationale et d’entamer une procĂ©dure de reconnaissance abrĂ©gĂ©e, dans le cadre de laquelle ils peuvent recevoir une indemnisation avec l’approbation du ministère de la DĂ©fense.

La municipalitĂ© d’Ofakim a critiquĂ© la manière dont sont conçues les compensations pour les habitants de la ville. La municipalitĂ© y voit une tentative artificielle de diffĂ©rencier les expĂ©riences des habitants des diffĂ©rentes rues de la ville, ce qui ne correspond pas Ă  l’ampleur et Ă  la nature des dĂ©gâts.

Certains rĂ©sidents Ă©taient avec leurs amis ou leur famille pour Sim’hat Torah et ont Ă©tĂ© exposĂ©s Ă  l’attaque mĂŞme si les terroristes n’ont pas atteint leur zone de rĂ©sidence. Dans d’autres cas, les habitants se dĂ©plaçaient de rue en rue ou rencontraient des terroristes sur leur chemin.

Ofakim est une petite ville Ă  caractère communautaire. La plupart des habitants connaissent un habitant qui a Ă©tĂ© tuĂ© ou blessĂ©, et le niveau d’anxiĂ©tĂ© dans la ville a considĂ©rablement augmentĂ© depuis l’attaque. Selon la municipalitĂ©, l’arrangement nĂ©cessaire n’exigera pas nĂ©cessairement que chaque rĂ©sident de la ville reconnaisse qu’il a Ă©tĂ© touchĂ© par les hostilitĂ©s, mais il permettra Ă  chaque rĂ©sident qui en ressent le besoin de recevoir une rĂ©ponse satisfaisante.

Au dĂ©but de la guerre, les habitants des villes concernĂ©es universellement reconnues comme victimes des hostilitĂ©s recevaient automatiquement les allocations suivantes : environ 15 000 NIS pour les adultes de plus de 18 ans qui sont parents ; environ 11 000 shekels pour les adultes de plus de 18 ans sans enfants ; Environ 6 000 shekels pour les garçons de plus de 14 ans. L’Institut d’assurance nationale a Ă©galement distribuĂ© des subventions ponctuelles d’au moins 3 500 shekels Ă  chaque victime des hostilitĂ©s, ainsi que diverses avances totalisant plusieurs milliers de shekels.

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