Paris réclame le départ de la rapporteuse de l’ONU sur les Territoires palestiniens

Nouvelle tension diplomatique autour du conflit israélo-palestinien : l’ancien Premier ministre français Sebastien Lecornu a publiquement appelé à la démission de la rapporteuse spéciale de l’ONU sur la situation des droits humains dans les territoires palestiniens, Francesca Albanese.

Cette prise de position intervient après des déclarations controversées de la diplomate onusienne et des apparitions publiques qui, selon Paris, nuiraient à la neutralité attendue d’un mandat international.


Accusation d’atteinte à la crédibilité internationale

Dans une déclaration ferme, Sébastien Lecornu a estimé que « lorsqu’une représentante spéciale de l’ONU tient des propos aux côtés de représentants liés au Hamas ou à l’Iran, cela porte atteinte à la crédibilité de la communauté internationale ».

Il a ajouté que la France « appelle donc à sa démission ».

Les autorités françaises considèrent que certaines prises de position s’éloignent du cadre strictement juridique du mandat et s’inscrivent dans une lecture politique du conflit.


La polémique autour du terme « génocide »

L’un des points centraux du différend concerne l’utilisation du terme « génocide » à propos de la situation à Gaza.

Selon Lecornu, l’usage de ce terme relève d’une « stratégie sémantique » qui transforme un concept juridique précis en arme politique. Il a souligné que ce qualificatif n’a pas été établi par une décision d’un tribunal international compétent.

Il a également insisté sur la sensibilité historique particulière de la France et de l’Europe concernant la Shoah, estimant que l’instrumentalisation des mots peut contribuer à des tensions identitaires et communautaires.


Contexte politique français

La position française s’inscrit dans une ligne diplomatique qui tente de maintenir un équilibre entre :

  • la reconnaissance du droit d’Israël à se défendre,
  • la préoccupation pour la situation humanitaire à Gaza,
  • et la lutte contre toute forme d’antisémitisme.

Le président Emmanuel Macron a lui aussi récemment rappelé la nécessité d’un discours « responsable » sur la scène internationale.


L’ONU et la question de l’impartialité

Le mandat de rapporteur spécial relève du Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Ces experts indépendants ne représentent officiellement aucun État, mais leurs déclarations peuvent avoir un impact diplomatique significatif.

La controverse actuelle relance le débat sur la neutralité des mécanismes onusiens dans les conflits hautement politisés.


Une bataille des mots aux conséquences réelles

« La guerre des mots prépare la guerre contre les personnes », a averti Lecornu, estimant que certaines formules peuvent contribuer à alimenter des tensions et à légitimer des hostilités.

La demande française de démission n’a, pour l’instant, pas reçu de réponse officielle des Nations unies.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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