La police et l’establishment de la dĂ©fense ont proposĂ© de bloquer les rĂ©seaux sociaux en IsraĂ«l au milieu de l’opĂ©ration « Gardien des murs » et des Ă©meutes dans les villes impliquĂ©es. Il apparaĂ®t Ă©galement que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a soutenu la proposition qui lui a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e lors d’un dĂ©bat sur la sĂ©curitĂ© au plus fort de l’opĂ©ration, tandis qu’un haut responsable du ministère de la Justice l’a rejetĂ©e catĂ©goriquement lors de la mĂŞme audition et l’a retirĂ©e de l’ordre du jour.
« Cela vient de la comprĂ©hension que les rĂ©seaux sociaux ont  » rĂ©chauffĂ©  » ce qui se passe dans le pays », a dĂ©clarĂ© la source lors d’une conversation avec Walla ! Qu’est-ce qui a motivĂ© la dĂ©cision de placer la proposition avant l’Ă©chelon politique et juridique ? « Un bon nombre des Ă©meutes se sont dĂ©roulĂ©es sur fond d’appels et d’organisations via Facebook et de vidĂ©os de Tik Tok qui ont encore alimentĂ© l’atmosphère et inspirĂ© ces Ă©meutiers. »
La mĂŞme source a dĂ©clarĂ© qu’il Ă©tait prĂ©vu de dĂ©sactiver complètement les rĂ©seaux sociaux en IsraĂ«l – y compris Facebook, Tiktok et Instagram – afin qu’il n’y ait pas d’accès. Le blocage des rĂ©seaux sociaux n’a jamais eu lieu en IsraĂ«l et est considĂ©rĂ© comme une Ă©tape très inhabituelle qui n’a pas lieu dans les dĂ©mocraties.
Dans les vidĂ©os qui ont conduit Ă la vague de violence Ă JĂ©rusalem, les Arabes vivant Ă l’est de la ville se sont documentĂ©s en train d’attaquer des Juifs. La cĂ©lèbre vidĂ©o dans laquelle il a documentĂ© l’attaque du garçon ultra-orthodoxe sur le tramway de la capitale, après quoi le suspect, un garçon de 17 ans de JĂ©rusalem-Est, s’est Ă©chappĂ© et a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© quelques jours plus tard par la police au croisement de Qalandiya.
Lorsque la proposition a été rejetée par un haut fonctionnaire du ministère de la Justice, la police a continué à mobiliser des forces sans précédent auprès des sociétés de réserve de la police des frontières et à amener des entreprises de Judée et de Samarie vers les villes concernées.
« Acte anti-démocratique »
Un haut responsable de la police a dĂ©clarĂ© lors d’une conversation avec Walla ! : « Nous avons empĂŞchĂ© une troisième Intifada en IsraĂ«l. L’intensitĂ© des Ă©vĂ©nements et le nombre de hotspots n’Ă©taient pas la place de l’Etat. Des centaines d’incidents ont fait des victimes civiles. »
Le bureau du Premier ministre a dĂ©clarĂ© que « contrairement aux allĂ©gations, le Premier ministre n’a pas approuvĂ© le blocage d’Instagram et de Facebook en IsraĂ«l. »
Le Dr Tehila Schwartz-Altshuler, haut fonctionnaire de l’Israel Democracy Institute, expert en droit et en technologie, a rĂ©pondu au Walla ! « L’incitation concrète Ă la violence ne s’est pas produite dans les rĂ©seaux ouverts mais dans les groupes fermĂ©s de WhatsApp et dans le tĂ©lĂ©gramme, donc bloquer Facebook ou Tiktok n’aiderait pas nĂ©cessairement.  » Elle a soulignĂ© que « la nĂ©cessitĂ© de comprendre la dynamique des mots-persuasion-actions dans les rĂ©seaux est un besoin urgent, et des outils lĂ©gislatifs sont nĂ©cessaires pour permettre de faire face Ă la diffusion de contenu haineux ».





