
Le Pentagone a rapportĂ© les rĂ©sultats des attaques au missile contre des installations de l’armĂ©e syrienne, les qualifiant de « rĂ©ussies » et « rĂ©duisant de manière significative » les capacitĂ©s de Bachar Assad Ă utiliser des armes chimiques.
Le directeur de l’Ă©tat-major amĂ©ricain, le lieutenant-gĂ©nĂ©ral Kenneth McKenzie, a tenu une confĂ©rence de presse ce soir au cours de laquelle il a annoncĂ© la fin des opĂ©rations de l’armĂ©e amĂ©ricaine et de ses alliĂ©s britanniques et français.
Il a dĂ©clarĂ© que les objectifs avaient Ă©tĂ© atteints « sans intervention significative » du système de dĂ©fense antimissile syrien. Il a prĂ©cisĂ© que les tentatives de la dĂ©fense aĂ©rienne syrienne Ă©taient insignifiantes par rapport Ă l’ampleur de l’attaque amĂ©ricaine. « Nous sommes sĂ»rs que tous nos missiles ont atteint leur objectif », a dĂ©clarĂ© le gĂ©nĂ©ral amĂ©ricain.
Quelques heures plus tôt, le ministère russe de la Défense a déclaré que 71 des 103 missiles avaient été abattus par la défense aérienne syrienne.
Kenneth McKenzie a montrĂ© les plans de bases dĂ©truites associĂ©es aux armes chimiques de l’armĂ©e d’Assad. C’est un centre de recherche Ă Barzakh près de Damas, un entrepĂ´t d’armes chimiques Ă Him Shinshar, et Ă sept kilomètres le dernier bunker de stockage de produits chimiques.
« Nous avons soigneusement choisi ces objectifs afin de ne pas nuire Ă des citoyens innocents », a dĂ©clarĂ© le gĂ©nĂ©ral. « Après une dĂ©monstration impressionnante de notre unitĂ©, nous avons tirĂ© 105 roquettes Ă trois endroits, dont la destruction rĂ©duit considĂ©rablement la capacitĂ© du rĂ©gime syrien Ă dĂ©ployer et Ă utiliser des armes chimiques Ă l’avenir. »
Auparavant, le président américain Donald Trump avait déclaré que la mission contre la Syrie pouvait être considérée comme accomplie.
Pendant ce temps, la Russie a l’intention de profiter de la situation et de vendre des systèmes de dĂ©fense aĂ©rienne plus modernes Ă Bashar Assad. L’Ă©tat-major gĂ©nĂ©ral de l’armĂ©e russe a dĂ©clarĂ© aujourd’hui qu’il armerait Damas avec des complexes S-300.
L’analyste militaire Ron Ben-Yishai note que la Syrie a longtemps demandĂ© Ă Moscou ces complexes capables d’abattre des missiles balistiques et autres dans un rayon de 150 km et Ă haute altitude. Cependant, la Russie n’a pas acceptĂ© de le faire Ă cause des pressions d’IsraĂ«l et des États-Unis.
Ben-Yishai Ă©crit qu’en Occident et en IsraĂ«l, ils sont bien conscients de ces complexes et ont appris comment les traiter, mais leur apparition en Syrie exigera des mesures supplĂ©mentaires de la part de l’armĂ©e de l’air israĂ©lienne, qu’ils n’ont jamais eu Ă utiliser auparavant. En outre, ils peuvent constituer une menace pour l’aviation civile en IsraĂ«l et en Jordanie.
Zvi Barel met en garde dans « Haaretz » que la Russie en rĂ©ponse Ă une attaque occidentale pourrait rĂ©duire la libertĂ© de l’aviation israĂ©lienne en Syrie, et ainsi envoyer une double rĂ©ponse – Ă la fois aux États-Unis et en IsraĂ«l.
Selon Hadashot en ligne, le gouvernement d’IsraĂ«l craint que l’attaque en Syrie permette Ă Trump d’accĂ©lĂ©rer le retrait des forces amĂ©ricaines de Syrie, et qu’IsraĂ«l doive rĂ©soudre toute seule le problème de la prĂ©sence iranienne dans le pays voisin.





