Pentagone : « La dĂ©fense aĂ©rienne syrienne n’Ă©tait pas un obstacle – tous les missiles ont atteint leur objectif »

Dana White, the assistant to the secretary of defense for public affairs, and Lt. Gen. Kenneth F. McKenzie, the Joint Staff director, brief the press at the Pentagon in Washington, D.C., Nov. 16, 2017. (DOD photo by Navy Petty Officer 1st Class Dominique A. Pineiro)

Le Pentagone a rapportĂ© les rĂ©sultats des attaques au missile contre des installations de l’armĂ©e syrienne, les qualifiant de « rĂ©ussies » et « rĂ©duisant de manière significative » les capacitĂ©s de Bachar Assad Ă  utiliser des armes chimiques.

Le directeur de l’Ă©tat-major amĂ©ricain, le lieutenant-gĂ©nĂ©ral Kenneth McKenzie, a tenu une confĂ©rence de presse ce soir au cours de laquelle il a annoncĂ© la fin des opĂ©rations de l’armĂ©e amĂ©ricaine et de ses alliĂ©s britanniques et français.

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Il a dĂ©clarĂ© que les objectifs avaient Ă©tĂ© atteints « sans intervention significative » du système de dĂ©fense antimissile syrien. Il a prĂ©cisĂ© que les tentatives de la dĂ©fense aĂ©rienne syrienne Ă©taient insignifiantes par rapport Ă  l’ampleur de l’attaque amĂ©ricaine. « Nous sommes sĂ»rs que tous nos missiles ont atteint leur objectif », a dĂ©clarĂ© le gĂ©nĂ©ral amĂ©ricain.

Quelques heures plus tôt, le ministère russe de la Défense a déclaré que 71 des 103 missiles avaient été abattus par la défense aérienne syrienne.

Kenneth McKenzie a montrĂ© les plans de bases dĂ©truites associĂ©es aux armes chimiques de l’armĂ©e d’Assad. C’est un centre de recherche Ă  Barzakh près de Damas, un entrepĂ´t d’armes chimiques Ă  Him Shinshar, et Ă  sept kilomètres le dernier bunker de stockage de produits chimiques.

« Nous avons soigneusement choisi ces objectifs afin de ne pas nuire Ă  des citoyens innocents », a dĂ©clarĂ© le gĂ©nĂ©ral. « Après une dĂ©monstration impressionnante de notre unitĂ©, nous avons tirĂ© 105 roquettes Ă  trois endroits, dont la destruction rĂ©duit considĂ©rablement la capacitĂ© du rĂ©gime syrien Ă  dĂ©ployer et Ă  utiliser des armes chimiques Ă  l’avenir. »

Auparavant, le président américain Donald Trump avait déclaré que la mission contre la Syrie pouvait être considérée comme accomplie.

Pendant ce temps, la Russie a l’intention de profiter de la situation et de vendre des systèmes de dĂ©fense aĂ©rienne plus modernes Ă  Bashar Assad. L’Ă©tat-major gĂ©nĂ©ral de l’armĂ©e russe a dĂ©clarĂ© aujourd’hui qu’il armerait Damas avec des complexes S-300.

L’analyste militaire Ron Ben-Yishai note que la Syrie a longtemps demandĂ© Ă  Moscou ces complexes capables d’abattre des missiles balistiques et autres dans un rayon de 150 km et Ă  haute altitude. Cependant, la Russie n’a pas acceptĂ© de le faire Ă  cause des pressions d’IsraĂ«l et des États-Unis.

Ben-Yishai Ă©crit qu’en Occident et en IsraĂ«l, ils sont bien conscients de ces complexes et ont appris comment les traiter, mais leur apparition en Syrie exigera des mesures supplĂ©mentaires de la part de l’armĂ©e de l’air israĂ©lienne, qu’ils n’ont jamais eu Ă  utiliser auparavant. En outre, ils peuvent constituer une menace pour l’aviation civile en IsraĂ«l et en Jordanie.

Zvi Barel met en garde dans « Haaretz » que la Russie en rĂ©ponse Ă  une attaque occidentale pourrait rĂ©duire la libertĂ© de l’aviation israĂ©lienne en Syrie, et ainsi envoyer une double rĂ©ponse – Ă  la fois aux États-Unis et en IsraĂ«l.

Selon Hadashot en ligne, le gouvernement d’IsraĂ«l craint que l’attaque en Syrie permette Ă  Trump d’accĂ©lĂ©rer le retrait des forces amĂ©ricaines de Syrie, et qu’IsraĂ«l doive rĂ©soudre toute seule le problème de la prĂ©sence iranienne dans le pays voisin.