Plus des deux tiers des IsraĂ©liens craignent une rĂ©pĂ©tition du scĂ©nario de la guerre de Kippour, alors que le pays n’Ă©tait pas prĂ©parĂ© Ă une attaque surprise par ses ennemis. Selon une Ă©tude rĂ©alisĂ©e par l’Institut Maagar Mokhot Ă la demande de l’ Association de la guerre de Kippour Ă l’occasion du 46e anniversaire de cette guerre, 70% craignent que l’ennemi ne surprenne IsraĂ«l de nouveau, et seulement 30% pensent que cela ne se reproduira plus.
Le plus grand pourcentage de pessimistes est enregistrĂ© chez les personnes âgĂ©es de 50 Ă 64 ans, c’est-Ă -dire celles dont l’enfance et la jeunesse Ă©taient au dĂ©but des annĂ©es 70.
Chaque mois d’octobre, les mĂ©dias israĂ©liens reviennent sur le thème de ce «traumatisme national» de la guerre de Kippour, bien que dans tout autre pays, ce fĂ»t une victoire sur les fronts Ă©gyptien et syrien, les FDI ont rĂ©ussi Ă renverser la tendance et Ă dĂ©faire complètement l’ennemi.
Selon un sondage, 40% des IsraĂ©liens considèrent la guerre comme une victoire et une dĂ©faite Ă la fois, 29% pensent que c’Ă©tait une dĂ©faite pour la diplomatie et le renseignement, et 21% pensent que la victoire a Ă©tĂ© obtenue grâce au courage des soldats israĂ©liens.
Le paradoxe est qu’en IsraĂ«l, chaque annĂ©e, ils «peignent» la plaie nationale de l’échec de l’intelligence et les lourdes pertes. En Égypte, le 6 octobre, je cĂ©lèbre comme une grande victoire pour nos armĂ©es, grâce Ă laquelle le pays a rĂ©ussi Ă restituer le SinaĂŻ. C’est la principale fĂŞte nationale au pays des pyramides. Les rues et les places portent le nom de la «grande victoire», elle est immortalisĂ©e dans les musĂ©es.
Cette annĂ©e, le Hamas a rejoint le rĂ©cit de la «victoire». Un porte-parole de l’organisation terroriste, Hazem Qassem, a appelĂ© Ă une « victoire sur IsraĂ«l » dans la bande de Gaza et a soulignĂ© que la guerre prouvait que « seule l’unitĂ© de la nation arabe peut mener Ă la victoire de l’ennemi sioniste ».





