Ă€ la suite d’une plainte de l’organisation « Or LaAhim », Tsahal rĂ©examine l’utilisation de la salle « The Pavilion » Ă JĂ©rusalem, affiliĂ©e Ă une Ă©glise missionnaire. Des soldats ayant participĂ© Ă l’évĂ©nement se disent choquĂ©s par le choix du lieu.
Une controverse secoue Tsahal après qu’il a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©, par l’organisation « Or LaAhim », qu’un Ă©vĂ©nement officiel de l’armĂ©e s’est dĂ©roulĂ© dans une salle de JĂ©rusalem identifiĂ©e Ă des activitĂ©s missionnaires. L’Ă©vĂ©nement en question : un spectacle de stand-up dans la salle « The Pavilion », appartenant Ă l’église Ă©vangĂ©lique « Roi des rois » (King of Kings).
Des soldats de la brigade 66 de réserve, religieux et non religieux, ayant assisté à l’événement, ont exprimé leur stupéfaction auprès de l’organisation « Or LaAhim » quant au choix d’un tel lieu pour une activité officielle de Tsahal, le considérant comme l’un des principaux centres missionnaires d’Israël.
Dans une lettre urgente adressée au ministre de la Défense Israël Katz, au chef d’état-major, le général Herzi Halevi, et au grand rabbin de Tsahal, le général de brigade Eyal Karim, le rabbin Binyamin Wolkan, chef du département de lutte contre le prosélytisme au sein de l’organisation, a décrit les nombreux appels reçus à ce sujet et ses tentatives d’empêcher l’événement en amont.
« Nous avons proposé une alternative et expliqué la gravité de l’interdit religieux en jeu », écrit le rabbin Wolkan. « Malheureusement, notre demande n’a pas été prise en compte. »
Selon lui, ce n’est pas un incident isolĂ© : d’autres Ă©vĂ©nements de Tsahal ont Ă©tĂ© organisĂ©s dans cette mĂŞme salle, exposant potentiellement les soldats – parfois Ă leur insu – Ă des contenus missionnaires.
Il ajoute que cela constitue une atteinte grave aux sentiments et Ă la foi des soldats, en contradiction avec les principes de respect des droits et croyances religieuses du personnel militaire.
L’organisation a exigé des plus hauts responsables de Tsahal et du ministère de la Défense l’arrêt immédiat de toute activité militaire dans cette salle, et la garantie qu’aucun événement financé par des fonds publics n’y sera organisé à l’avenir.
Le bureau du grand rabbin militaire, Eyal Karim, a répondu brièvement :
« Nous sommes au courant de la situation, et elle est traitée en profondeur. »





