Le porte-parole du SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations Unies, Antonio Guterres, affirme que son patron ne s’engagera pas dans une bataille avec l’Organisation des Nations Unies pour l’Ă©ducation, la science et la culture (UNESCO) sur la grotte des patriarches et la vieille ville d’HĂ©bron.
Les deux sites sont devenus des sites du patrimoine mondial «en voie de disparition» Ă l’ordre du jour de la prochaine rĂ©union du ComitĂ© du patrimoine mondial Ă Cracovie, en Pologne, prĂ©vue pour le 2 au 12 juillet.
Vendredi, lors d’une confĂ©rence d’information, le porte-parole du SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations Unies, Antonio Guterres, a dĂ©clarĂ© aux journalistes que son patron est « dĂ©sireux de voir … les problèmes critiques qui sont traitĂ©s dans les nĂ©gociations directes entre les parties ». Cependant, Guterres ne veut pas intervenir directement chez les Palestiniens et tente de dĂ©signer la ville d’HĂ©bron comme un « site du patrimoine mondial en pĂ©ril ».
Stephane Dujaaric a refusĂ© de commenter la tentative actuelle de l’AutoritĂ© palestinienne de prendre le contrĂ´le du site via l’UNESCO: « C’est une question qui sera traitĂ©e par l’UNESCO », a-t-il dĂ©clarĂ©. « C’est leur mandat. »
L’AutoritĂ© palestinienne a rĂ©ussi Ă prĂ©tendre que la «force d’occupation» (IsraĂ«l) a effectuĂ© un mur de bĂ©ton «dangereux» et exceptionnellement grand Ă la grotte des patriarches. En fait, IsraĂ«l a fait un ajout minimal au site qui a Ă©tĂ© coordonnĂ© avec le waqf islamique de JĂ©rusalem, selon Ynet .
Lors de la rĂ©union, le comitĂ© composĂ© de 21 membres dĂ©battra de la question de savoir s’il faut inscrire les sites dans l’ «État de Palestine». Si cet effort rĂ©ussit, il marquera la première fois qu’un site sacrĂ© juif qui contient des maisons de culte juives en vertu du contrĂ´le israĂ©lien est enregistrĂ© auprès de l’AutoritĂ© palestinienne.
« Le Secrétaire général estime que les questions clés entre Israël et les Palestiniens doivent être traitées dans des négociations directes », a déclaré Dujaaric à des journalistes vendredi.
(Lors de la rĂ©union d’octobre 2015 Ă Paris, le conseil d’administration de l’Organisation des Nations Unies pour l’Ă©ducation, la science et la culture (UNESCO) avait adoptĂ© une rĂ©solution affirmant que la grotte des patriarches et la vieille ville d’HĂ©bron sont «une partie intĂ©grante de la Palestine» sans aucun lien vers IsraĂ«l.)
Guterres n’Ă©tait pas encore secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations Unies Ă cette Ă©poque. NĂ©anmoins, Dujaaric a ajoutĂ© que son patron a dĂ©cidĂ© Ă chaud cet avis, notant « Je pense qu’il Ă©tait, franchement, critiquĂ© par certains pour sa dĂ©cision qu’il a pris sur cette rĂ©solution ».
Quant à ce qui pourrait arriver lors de la réunion du prochain mois,: « Je ne vais pas commenter spécifiquement quelque chose qui doit encore se produire ».
La grotte des patriarches, oĂą les patriarches bibliques et les matriarches sont censĂ©s ĂŞtre enterrĂ©s et la ville elle-mĂŞme, une des quatre villes saintes juives mentionnĂ©es dans la Torah est l’un des sites les plus sacrĂ©s du judaĂŻsme. La grotte est Ă©galement sacrĂ©e pour les musulmans, qui vĂ©nèrent le lieu de sĂ©pulture d’Abraham et d’Isaac.
Les efforts incessants de l’AutoritĂ© palestinienne pour dĂ©lĂ©gitimer le lien historique d’IsraĂ«l avec ses racines gĂ©ographiques et spirituelles sont simplement une manière diffĂ©rente de faire la guerre, a dĂ©clarĂ© l’Ambassadeur d’IsraĂ«l Ă l’UNESCO, Carmel Shama HaCohen.
« C’est une continuation claire des attaques et des votes indignĂ©s Ă l’UNESCO concernant JĂ©rusalem, le Mont du Temple et le Mur du Kotel », a commentĂ© HaCohen dans un communiquĂ©.
« IsraĂ«l respecte les sensibilitĂ©s musulmanes et assure la libertĂ© de culte, l’ordre, la sĂ©curitĂ©, et le dĂ©veloppement d’infrastructures soutenant les sites saints.
« Non seulement l’essence mĂŞme de leur revendication est scandaleuse, mais aussi la manière dont les Palestiniens accusent l’IsraĂ«l de diffamation de sang qui ne s’est jamais produite ».
L’achat par Abraham de la Cave et de la ville dans laquelle elle se trouvait, afin d’enterrer les restes de sa femme, Sarah, est clairement consignĂ© dans la Bible, souligne HaCohen.
La zone de la ville oĂą se trouve la grotte reste sous le contrĂ´le israĂ©lien, sur la base de l’accord connu sous le nom de Protocole d’Hebron de 1997, signĂ© par IsraĂ«l et l’AutoritĂ© palestinienne dans le sillage des Accords d’Oslo.
Si l’AutoritĂ© palestinienne ignore les Accords d’Oslo, pourquoi IsraĂ«l doit suivre ces gestes de bonne volontĂ© Ă Ramallah?





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