Pour la première fois, les données sur les malversations médicales en Israël sont exposées

Hospital Beer Sheva - Credit : Infos Israel News

Les donnĂ©es prĂ©sentĂ©es lors d’une confĂ©rence de l’Institut national de recherche sur les politiques de santĂ© indiquent que la moitiĂ© des demandes dĂ©posĂ©es entre le dĂ©but de 2013 et la fin de 2017 devant les tribunaux israĂ©liens ont Ă©tĂ© abandonnĂ©es en faveur des patients.

La confĂ©rence de l’Institut national de la politique de santĂ© sera prĂ©sentĂ© ce matin (mardi) pour la première fois, et des donnĂ©es sur les fautes professionnelles mĂ©dicales en IsraĂ«l seront rĂ©vĂ©lĂ©es.

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Selon l’Ă©tude, environ la moitiĂ© des poursuites pour faute professionnelle prononcĂ©e en faveur des patients, environ 46 pour cent de la faute mĂ©dicale sont dans le domaine de la gynĂ©cologie et de l’obstĂ©trique et ces dernières annĂ©es il y a eu une augmentation des rĂ©clamations contre les mĂ©decins qui expliquent aux patients sur les dangers et les consĂ©quences du traitement qu’ils reçoivent.

L’Ă©tude menĂ©e par le procureur Omer Peled, pour la confĂ©rence annuelle de l’Institut national de la politique de santĂ©, qui ouvrira ses portes ce matin Ă  Kfar Blum, a examinĂ© comment les tribunaux statuent les cas de nĂ©gligence mĂ©dicale et prennent une dĂ©cision au tribunal. D’après les rĂ©sultats, la majoritĂ© des poursuites pour faute professionnelle mĂ©dicale entente un règlement final et IsraĂ«l est privilĂ©giĂ©e avant que les parties assistent aux audiences du tribunal.

Les chercheurs ont examinĂ© tous les cas dĂ©cidĂ©s au cours des cinq dernières annĂ©es – depuis le dĂ©but de l’annĂ©e 2013 jusqu’Ă  la fin de 2017 dans les tribunaux israĂ©liens. Les donnĂ©es montrent que le taux d’affaires dans lesquelles le tribunal s’est prononcĂ© en faveur du plaignant est de 48% si l’on considère les jugements contre des entitĂ©s publiques (Ministère de la santĂ©, les dispensaires et les hĂ´pitaux publics). Les tribunaux ont imposĂ© la responsabilitĂ© dans 54% des cas et ont statuĂ© en faveur de l’hĂ´pital.

Environ la moitié des demandes sont en gynécologie et pour les sage-femme :

Les rĂ©sultats suggèrent que l’argument principal des plaignantes qui reçoivent un traitement mĂ©dical a Ă©tĂ© effectuĂ© par nĂ©gligence ou par erreur dans le diagnostic. 49% de tous les cas d’allĂ©gations de procĂ©dure mĂ©dicale fait preuve de nĂ©gligence, 31% des cas pour nĂ©gligence dans le diagnostic, 16% ont dĂ©clarĂ© que la nĂ©gligence dans le traitement du choix, 7,5% ont dĂ©clarĂ© une irrĂ©gularitĂ© pour surveiller l’Ă©tat du patient et 5,5% , le ministère a soutenu dans le traitement de la nĂ©gligence post-chirurgicale.

Selon l’Ă©tude, il a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© que les dossiers de naissance et de gynĂ©cologie reprĂ©sentent plus de 46% de tous les cas devant les tribunaux. « La raison en est que les mĂ©decins croient qu’ils ont agi correctement et qu’ils n’ont pas fait preuve de nĂ©gligence », explique Peled, « et ne sont donc pas disposĂ©s Ă  faire des compromis et que les affaires sont tranchĂ©es par le tribunal ».

L’Ă©tude montre Ă©galement que le taux d’indemnisation accordĂ© par les juges en cas de faute mĂ©dicale en gynĂ©cologie et sage-femme constitue plus de 55% de l’indemnisation totale accordĂ©e dans tous les cas de rĂ©clamations pour faute professionnelle mĂ©dicale en IsraĂ«l.

La loi sur les droits du patient stipule qu’un consentement Ă©clairĂ© doit ĂŞtre obtenu (le consentement du patient au traitement mĂ©dical qui lui a Ă©tĂ© donnĂ© après avoir reçu les informations mĂ©dicales pertinentes qui lui permettront de prendre des dĂ©cisions concernant son Ă©tat mĂ©dical). Selon la loi, si le mĂ©decin ne l’a pas fait, il a fait preuve de nĂ©gligence dans l’exercice de ses fonctions et cela constitue un motif d’indemnisation pour le patient. L’Ă©tude a rĂ©vĂ©lĂ© qu’un pourcentage Ă©levĂ© de dossiers prĂ©tendaient que les mĂ©decins n’avaient pas donnĂ© leur consentement Ă©clairĂ© au patient.

Concernant le montant des sommes versĂ©es dans les cas oĂą aucune information pertinente n’a Ă©tĂ© donnĂ©e au patient ou s’il n’a pas consenti Ă  un traitement mĂ©dical, mais aucun lien n’a Ă©tĂ© Ă©tabli entre la nĂ©gligence et le dommage, les tribunaux ont jugĂ© une indemnisation moyenne de 234 000 NIS. En plus d’un lien entre la nĂ©gligence et les dommages, le montant de l’indemnisation peut atteindre des millions de shekels.

« Dans le cas des sages-femmes, nous avons constatĂ© que les tribunaux se prononcent gĂ©nĂ©ralement contre les mĂ©decins, et le montant de la compensation augmente seulement au fil des ans, et aujourd’hui, il atteint 10 millions de shekels ou plus, » dit Peled.

Zamir Halpern, le directeur scientifique de l’Institut national de recherche sur les politiques de santĂ©, a dĂ©clarĂ© : « Un procès contre une faute mĂ©dicale est conçu pour assurer la qualitĂ© et la sĂ©curitĂ© du traitement afin que nous recevions le meilleur traitement mĂ©dical possible. C’est au dĂ©triment de chacun d’entre nous.

« Les salles d’audience ne sont pas l’endroit idĂ©al pour traiter des cas mĂ©dicaux complexes, et apprendre les leçons des diffĂ©rentes institutions mĂ©dicales, il est donc temps de rĂ©former le domaine des malversations mĂ©dicales en IsraĂ«l pour le patient et le système de santĂ©. »