S., un combattant de la patrouille frontalière Ă JĂ©rusalem, a participĂ© l’annĂ©e dernière Ă une activitĂ© opĂ©rationnelle dans le village de Silwan. S. a Ă©tĂ© frappĂ© au visage par l’un des bardeaux et a Ă©tĂ© transportĂ© d’urgence Ă l’hĂ´pital Shaare Zedek, oĂą il a eu besoin de soins mĂ©dicaux sous anesthĂ©sie partielle.
Le terroriste a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©, poursuivi et reconnu coupable d’infractions impliquant des lĂ©sions corporelles graves, des voies de fait graves et des menaces.
Aujourd’hui, après la condamnation du terroriste dans l’affaire pĂ©nale, S. poursuit le terroriste au civil avec l’aide de l’organisation Honno et demande 180 000 NIS en rĂ©paration des dommages causĂ©s Ă lui et Ă sa famille.
« Dans le cadre de son rĂ´le d’agent de la police des frontières, le demandeur a participĂ© Ă des activitĂ©s opĂ©rationnelles dans le quartier de Silwan Ă JĂ©rusalem. Au cours de l’opĂ©ration, le terroriste est montĂ© sur le toit de la maison de sa famille, Ă plusieurs mètres de l’endroit oĂą les combattants opĂ©raient. Le terroriste a lancĂ© un grand nombre de pierres et de bardeaux depuis le toit », indique l’acte d’accusation.
En rĂ©ponse, les policiers ont fait des efforts pour neutraliser le terroriste depuis le toit. « Les agents de la police des frontières ont commencĂ© Ă utiliser des munitions « éponges » et Ă gaz sur les lieux, mais en vain, et le terroriste a continuĂ© Ă leur lancer des objets. L’un des bardeaux lancĂ©s par le terroriste a heurtĂ© la tĂŞte du soldat. Ă€ la suite de la blessure, le plaignant s’est blessĂ© au nez et beaucoup de sang a coulĂ© dans la rĂ©gion de son visage. « Son nez Ă©tait cassĂ© et une profonde coupure s’est ouverte dans sa peau, d’environ 2 cm de large. Les policiers qui se trouvaient sur les lieux ont transportĂ© le plaignant Ă l’hĂ´pital Shaare Zedek, oĂą il avait besoin d’un traitement douloureux et prolongĂ© sous anesthĂ©sie », dĂ©crit le procès.
Selon l’avocat Ophir Steiner, la blessure complexe a causĂ© une variĂ©tĂ© de problèmes dans la vie privĂ©e de S.. Il a souffert de douleurs pendant l’incident, pendant le traitement de sa blessure et aussi dans les jours qui ont suivi l’incident – en attendant que son nez se remette de la fracture. « L’Ă©norme pression qu’il a ressentie lorsqu’il a Ă©tĂ© blessĂ© et son visage rempli de sang, lors d’une activitĂ© opĂ©rationnelle, dans un environnement hostile, lors de l’exĂ©cution d’une arrestation, a ajoutĂ© Ă sa douleur et Ă sa souffrance. »
Il a en outre été déclaré dans le procès que la blessure avait des effets à long terme sur la santé de S., même ceux qui ont affecté, et affectent encore, sa vie personnelle. Par conséquent, dans le procès, S. demande une compensation adéquate pour tous les dommages qui lui ont été causés à la suite des actes de violence du terroriste, ainsi que les frais de justice.
L’avocat Steiner ajoute qu’ « il existe une idĂ©e fausse selon laquelle lorsqu’un soldat ou un policier quitte la zone, il ne peut pas porter plainte contre ceux qui ont tentĂ© de lui faire du mal. Ainsi, créé Ă partir de l’illusion de « l’immunité » des Ă©lĂ©ments criminels et terroristes – tout au plus, seront poursuivis par l’État. Cette perception est incompatible avec le principe d’Ă©galitĂ© devant la loi – toute personne qui nuit Ă autrui sait que si elle est poursuivie, elle sera tenue d’indemniser les blessĂ©s. La raison en est que les terroristes seront traitĂ©s diffĂ©remment. L’aspiration est que chaque soldat ou policier blessĂ© dans une activitĂ© opĂ©rationnelle dĂ©fende ses droits et poursuive en justice ceux qui ont tentĂ© de lui nuire. Cela contribuera Ă dissuader les agresseurs violents, et Ă indemniser les soldats pour des dommages auxquels les instances Ă©tatiques ne rĂ©pondent pas toujours.





