Pourquoi les biens europĂ©ens en Israel ne deviennent-ils pas moins chers lorsque l’euro baisse ?

La Bourse de Tel-Aviv montre une baisse dans l’euro. La monnaie europĂ©enne s’est dĂ©prĂ©ciĂ©e de 17 % au cours de l’annĂ©e Ă©coulĂ©e, ce qui a amenĂ© de nombreux IsraĂ©liens Ă  s’attendre Ă  une baisse marquĂ©e du coĂ»t des biens de consommation fabriquĂ©s en Europe.

Pendant ce temps, cela ne se produit pas. Il est clair que les importateurs israéliens de produits alimentaires et cosmétiques empochent la différence.

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Chen Herzog, Ă©conomiste au cabinet de conseil BDO, a dĂ©clarĂ© aujourd’hui Ă  Israel Hayom que les prix des importations en provenance d’Europe ont gĂ©nĂ©ralement baissĂ© au cours de l’annĂ©e Ă©coulĂ©e en raison de la chute de l’euro de 12 milliards de shekels. Dans le mĂŞme temps, l’EuropĂ©en qui remplit les rayons des supermarchĂ©s n’est que de 2,5 milliards, puisque la plupart des importations sont des voitures (de France, d’Allemagne et d’Espagne) et divers types d’Ă©quipements techniques.

Ceux qui sont dĂ©terminĂ©s Ă  acheter une nouvelle voiture profiteront vraiment de la baisse de l’euro. Ă€ tout le moins, cela compensera la hausse des prix des voitures qui s’est produite après l’arrĂŞt des livraisons d’Ă©lectronique en provenance de Chine. Dans tous les cas, ce sont des achats ponctuels qui n’ont quasiment aucun effet sur le coĂ»t de la vie. Combien de voitures l’IsraĂ©lien moyen achète-t-il dĂ©jĂ  au cours de sa vie ? Les voyages vers le Vieux Continent deviendront Ă©galement moins chers, mais cela ne dĂ©termine pas le coĂ»t de la vie.

La question est celle de la consommation quotidienne et, dans ce domaine, les clĂ©s sont entre les mains de gros importateurs qui n’envisagent aucunement de baisser les prix. Au contraire, ils ont fait plusieurs tentatives pour augmenter les prix, citant la hausse des prix des matières premières sur le marchĂ© mondial, la hausse des tarifs de l’Ă©lectricitĂ©, de l’eau et la location de bureaux en IsraĂ«l.

Grâce Ă  la pression du rĂ©gulateur, des syndicats et de la campagne mĂ©diatique, ils se sont calmĂ©s et ne risquent pas encore de relancer une conversation sur les prix. Mais quand l’opportunitĂ© s’est prĂ©sentĂ©e de gagner tranquillement sur la diffĂ©rence d’ancrage Ă  l’euro, ils l’ont fait de leur plein grĂ©, et ne vont pas refuser une telle augmentation de marge. C’est ainsi qu’une source de l’une des grandes sociĂ©tĂ©s d’importation a expliquĂ© la situation au journal.

Souvent, la mĂŞme histoire se produit après la rĂ©duction de la TVA. De nombreux commerçants bĂ©nĂ©ficient de rĂ©ductions d’impĂ´ts sans mettre le moindre centime dans la poche du consommateur.

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