Après le tĂ©moignage de plusieurs  tĂ©moins sur la scène de la mort du terroriste au tribunal, c’est au tour du soldat Elor Azria de donner depuis ce matin sa version des faits et raconter son histoire.
Dans son tĂ©moignage, sur le site Ynet, le jeune soldat dit qu’il s’est enrĂ´lĂ© dans une unitĂ© de combat pour «contribuer autant qu’il le peut Ă son pays», et a ajoutĂ© « j’ai des amis Juifs, Arabes et  ChrĂ©tiens. Il n’y a pas de diffĂ©rence entre eux, j’ai grandi Ă RamlĂ©, une ville mixte et j’ai toujours regardĂ© chaque personne en tant que telle. J’ai grandi avec les valeurs morales et oĂą j’ai appris Ă aimer tous le monde. J’ai donnĂ© mon propre repas Ă Â un enfant palestinien Ă HĂ©bron. Je n’ai pas hĂ©sitĂ© Ă donner ma nourriture et mon eau, Ă Â un dĂ©tenu palestinien et il m’a remercié».
Ensuite , le jeune soldat a parlĂ© de la situation sur le terrain, en disant qu’il y a des dangers lors de son service militaire dans la ville :
« HĂ©bron est une ville très dangereuse, il y a beaucoup de pression, et la ville est très grande, il y a toujours un sentiment de tension dans l’air, en particulier Ă Tel Rumeida (scène de l’attaque), oĂą les affrontements entre les Juifs et les Palestiniens sont les plus importants. C’est un endroit stressant. Vous ne pouvez pas vous rendre Ă Â HĂ©bron comme vous le faites Ă Tel Aviv. C’est une atmosphère de peur permanente, mĂŞme dans la nuit quand vous dormez, vous pouvez entendre des tirs et des explosions».
En outre, le soldat a ajoutĂ© de nouveaux dĂ©tails de l’incident, qu’il a rĂ©vĂ©lé quelques instants avant l’ouverture du procès. Le commandant Major Tom Naaman l’aurait giflĂ© plusieurs fois après l’incident au cours d’une enquĂŞte menĂ©e par lui et lui a demandĂ© que l’affaire « reste entre nous. »
Le procureur  Lt. Nadav Weissman a dĂ©clarĂ© : «Nous avons reçu une lettre de la dĂ©fense, ce jeudi avec de nouveaux arguments par lesquels le commandant a giflĂ© l’accusĂ© sur le terrain et d’autres choses. Ceci est au moins la quatrième version de l’accusé».
Concernant le moment où le soldat a tiré sur le terroriste neutralisé , il a ajouté :
 » J’ai vu le terroriste, il essayĂ© d’approcher ses mains vers le couteau et il me semblait suspect…. Des personnes ont criĂ© que le terroriste bougeait, j’ai alors criĂ© « éloignez-vous ! Et j’ai tirĂ© une balle en direction de la tĂŞte du terroriste pour sauver les personnes autour….J’avais plus de responsabilitĂ© que je ne pouvais faire et une lourde charge de travail pour un soldat ordinaire et nous dormions pas du tout « , a dĂ©claré Elor.





