Le prĂ©sident du parti Noam, Avi Maoz, a dĂ©missionnĂ© de son poste de vice-ministre au cabinet du chef du gouvernement. Dans sa lettre de dĂ©mission, il explique qu’il n’a pas reçu de soutien pour ses engagements, n’a pu mettre en Ĺ“uvre aucun d’entre eux, « a dĂ©couvert qu’ils n’allaient pas respecter les accords de coalition », et donc il quitte le poste. Maoz a soulignĂ© qu’il resterait dans la coalition au pouvoir et continuerait Ă soutenir le gouvernement.
Aux termes des accords de coalition, Avi Maoz s’est vu accorder de larges pouvoirs, y compris le contrĂ´le des programmes d’enseignement complĂ©mentaire dans les Ă©coles. Il a promis de lutter contre les «tendances Ă©trangères» et les influences dans le système Ă©ducatif, a promis d’obtenir l’interdiction des dĂ©filĂ©s de la fiertĂ© Ă JĂ©rusalem, l’interdiction de toute prière non orthodoxe au Mur des Lamentations, de renforcer les contrĂ´les de la «judĂ©ité» des nouveaux rapatriĂ©s, etc. sur.
Netanyahu a rassurĂ© le public, agitĂ© par ces plans, et a jurĂ© que les dĂ©filĂ©s de la gay pride continueraient, personne ne serait blessĂ©, tout le monde serait heureux. Maoz, pour sa part, a promis que si on ne lui donnait pas les outils pour mener Ă bien ses vastes projets, il dĂ©missionnerait et deviendrait simple dĂ©putĂ©. « Personne n’aimera cela : croyez-moi, ils veulent que je sois au gouvernement, pas Ă la Knesset », a dĂ©claré le nouveau vice-ministre.
Maoz a tenu sa promesse le jour oĂą le tribunal de district a annulĂ© la dĂ©cision du ministère de l’Éducation d’expulser un garçon transgenre de huit ans d’une Ă©cole religieuse et a dĂ©cidĂ© que l’enfant continuerait dans sa classe de garçons. Dans sa lettre de dĂ©mission, le leader du Noam n’Ă©voque pas cette dĂ©cision de justice, mais elle illustre les difficultĂ©s qu’il rencontre pour mettre en Ĺ“uvre ses programmes dans un Etat Juif.





