Premières photos de Palmyre libérée par l’armée syrienne : leur chef capturé !

Le terroriste, mufti de ‪Daech‬ à ‪Palmyre‬ (photo) a été capturé par une unité de l’armée syrienne. Il avait fait une fatwa pour l’exécution du plus grand archéologue de Palmyre le docteur Khaled Al Assaad.

Cet archéologue syrien mondialement reconnu a été décapité par des combattants de Daech fin août 2015. Son corps ensanglanté a été suspendu à une colonne romaine, sur une des principales places du site antique.

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Pour sa part, Chris Doyle, directeur du Council for Arab-British Understanding (Conseil pour l’entente arabo-britannique), a affirmé au Guardian que l’archéologue qui était détenu par Daech, avait été interrogé sur les trésors antiques et avait été « exécuté après avoir refusé de coopérer ».

Ce sont les premières photos de Palmyre depuis sa libĂ©ration des terroristes de ISIS, ce qui a fait naĂ®tre l’espoir que l’architecture unique de l’ancienne ville syrienne peut ĂŞtre restaurĂ©e.

Palmyra ou « City of Palms », un site du patrimoine en plein air situĂ© Ă  Homs Ă  quelque 200 kilomètres de la capitale syrienne de Damas, a finalement apprĂ©ciĂ© quelques moments de paix ce dimanche après avoir Ă©tĂ© libĂ©rĂ© du groupe terroriste ISIS par l’armĂ©e syrienne avec l’appui des frappes aĂ©riennes russes.

L’un des sites culturels les plus importants du monde antique, la ville connue sous le nom «Oasis du dĂ©sert syrien » a Ă©tĂ© capturĂ©e par ISIS en mai de l’annĂ©e dernière, et tĂ©moins d’atrocitĂ©s terroristes et horribles pendant dix mois.

Les terroristes ont ravagĂ© plusieurs des structures de Palmyre pendant l’occupation. L’un des sites les mieux prĂ©servĂ©s de la ville, datant de 2000 ans connu comme la « Perle du dĂ©sert » qui Ă©tait autrefois considĂ©rĂ© comme l’un des plus grands reliques anciennes du monde, a Ă©tĂ© dĂ©moli avec des explosifs. Le joyau des ruines antiques, l’Arc de Triomphe emblĂ©matique, a Ă©galement Ă©tĂ© dynamitĂ© par des terroristes de ISIS, qui ont profanĂ© quelques tombes uniques.

Le camp de DioclĂ©tien, un complexe militaire construit sous l’empereur romain Ă  la fin du IIIe siècle après JC, qui avait servi de quartier gĂ©nĂ©ral militaire depuis des siècles, semble Ă©galement avoir Ă©tĂ© rasĂ©. Toutefois, l’ancien Palmyra Castle Fakhr-al-Din al-Maani tient toujours fier au sommet de la colline. De grandes parties de la Grande Colonnade, s’Ă©tend sur des centaines de mètres, demeurent Ă©galement intacts.

Le théâtre romain de Palmyra est devenu le théâtre d’horribles crimes comme son stade antique a Ă©tĂ© utilisĂ© comme un lieu pour les exĂ©cutions publiques. Les djihadistes ont publiĂ©s des vidĂ©os documentant l’assassinat des dizaines de ses prisonniers sur le site.

La retraite du chef de Palmyre des antiquitĂ©s, Khaled al-Asaad, a Ă©galement Ă©tĂ© torturĂ© et dĂ©capitĂ© par les djihadistes, qui voulaient l’historien de divulguer des informations sur les trĂ©sors du site.

Le musĂ©e de Palmyre a Ă©tĂ© dĂ©vastĂ© par des terroristes ISIS, qui ont pillĂ© et dĂ©truit un grand nombre de ses artefacts. Pourtant, il y a de l’espoir pour le musĂ©e, car les autoritĂ©s syriennes ont retirĂ© certains de ses objets avant l’occupation de Daesh, et les ont transportĂ©s Ă  Damas pour ĂŞtre prĂ©servĂ©.

« Après la libĂ©ration de Palmyre, nous sommes maintenant à la rĂ©habilitation de la ville, « a dit Maamun Abdel Karim, chef de la direction gĂ©nĂ©rale de la Syrie pour les antiquitĂ©s et des musĂ©es (DGIA), a dĂ©clarĂ© dimanche. Il y a une «vision» de ce qui peut ĂŞtre dĂ©jĂ  fait, a ajoutĂ© le responsable, en disant que «qu’il y a de l’espoir dans nos cĹ“urs. »

«Le paysage Ă  Palmyre est bon, » a conclu Karim, tandis que le Directeur gĂ©nĂ©ral de l’UNESCO, Irina Bokova, a dĂ©clarĂ© que l’agence de l’ONU commence Ă  envisager des options pour la conservation et la restauration du site du patrimoine mondial. Il a Ă©galement Ă©tĂ© annoncĂ© que le musĂ©e de l’Ermitage de la Russie a travaillĂ© en Ă©troite coopĂ©ration avec l’UNESCO pour mettre la ville antique de retour Ă  son ancienne gloire, avec des spĂ©cialistes russes dĂ©sireux de« prendre une part active et partager des expĂ©riences » dans le processus.

Par ailleurs, la ville russe de Saint-PĂ©tersbourg, oĂą le cĂ©lèbre musĂ©e est basĂ©, a Ă©tĂ© poĂ©tiquement dĂ©nommĂ© « Palmyra Nord », faisant de la coopĂ©ration syro-russe d’autant plus symbolique pour quelques-uns des chercheurs lĂ -bas.