L’article a Ă©tĂ© publiĂ© dans le nouveau numĂ©ro de la revue « Medicine » de l’Association mĂ©dicale et a Ă©tĂ© rĂ©digĂ© par le Dr Leah Shelf de l’École de travail social du Sapir College et le psychiatre Dr Gil Salzman de l’hĂ´pital Gaha. Dans plusieurs guerres qui ont eu lieu dans le monde, le recours au viol dans une tentative systĂ©matique de dĂ©truire une population, comme les attaques de l’Etat islamique depuis 2014 lors de la guerre en Irak et en Syrie, et le viol massif de femmes dans les guerres en ex-Yougoslavie et au Rwanda .
DĂ©pression, troubles dissociatifs, dysfonction sexuelle aux cĂ´tĂ©s de la consommation d’alcool, de drogues et de tentatives de suicide. Le risque de dĂ©velopper un « post-traumatisme » – SSPT, après un viol, est 6,2 fois plus Ă©levĂ©, et lorsqu’il s’agit de femmes qui ont Ă©tĂ© exposĂ©es Ă d’autres Ă©vĂ©nements traumatisants tels que l’agression, la torture, le meurtre ou le viol d’autrui, le risque -le traumatisme s’accompagne de troubles psychiatriques graves Ă long terme. Une revue de la littĂ©rature indique que le risque de grossesse suite Ă un viol en captivitĂ© peut atteindre 20 %.Â
Ironiquement, la « loi sur le viol » de l’Etat islamique interdit le viol des femmes enceintes. L’organisation Ă©vite ainsi que les femmes capturĂ©es et transformĂ©es en esclaves sexuelles ne tombent enceintes. Cependant, selon l’horrible idĂ©ologie de l’organisation meurtrière imitĂ©e par le Hamas, elle affirme que le fait de tomber enceinte d’une femme fait d’elle une musulmane, tout comme ses enfants qui naissent, et qu’elle devrait en ĂŞtre reconnaissante tout au long de sa vie. Un bulletin officiel publiĂ© par l’Etat islamique sur le sujet prĂ©cise qu’un combattant peut violer une femme qu’il asservit dans presque toutes les situations, mĂŞme si elle est une enfant, mais il doit s’assurer qu’elle n’est pas enceinte. Un certain nombre de survivantes ont dĂ©clarĂ© avoir reçu des pilules contraceptives ou la pilule du lendemain.
Dans l’article, les chercheurs notent que malgrĂ© la difficultĂ© de supporter l’idĂ©e de grossesses rĂ©sultant d’un viol en captivitĂ©, il faut se prĂ©parer Ă tout scĂ©nario, traiter toutes les mĂ©thodes connues de traitement des traumatismes pour soulager les souffrances et encourager les ressources grâce Ă des outils pour recrĂ©er un sentiment de sĂ©curitĂ©.
La manière dont la grossesse se termine dĂ©pend de l’âge du fĹ“tus et du moment de la dĂ©cision. Dans les premières semaines de grossesse, la grossesse peut ĂŞtre interrompue par des moyens relativement simples, mĂ©dicinaux ou chirurgicaux, tandis que dans le cas d’une grossesse au-delĂ de la semaine 24, l’interruption de grossesse est rĂ©alisĂ©e en tuant le fĹ“tus dans l’utĂ©rus, ce qui est un Ă©vĂ©nement traumatisant en soi et nĂ©cessite une surveillance Ă©troite de la part des professionnels de la santĂ© de l’âme.
En conclusion de l’article, les experts recommandent aux Ă©quipes soignantes d’ĂŞtre prĂ©parĂ©es Ă tout scĂ©nario, y compris celui oĂą une femme choisit de poursuivre sa grossesse pour des raisons religieuses : « Il est très important de respecter la dĂ©cision de la victime, sans aucune prise en charge prĂ©alable par l’Ă©quipe mĂ©dicale. Cependant, le passage d’une absence totale d’autonomie en captivitĂ© Ă la liberté peut ĂŞtre dĂ©routant et une position consultative de l’Ă©quipe est Ă©galement requise au cas oĂą la victime aurait du mal Ă se dĂ©cider mĂŞme dans les incidents les plus difficiles. Dans la littĂ©rature, le traitement est correct et sensible, on observe une amĂ©lioration de l’Ă©tat Ă©motionnel d’une partie importante des victimes. »





