PrĂ©sident Herzog aux manifestants  : « Notre division est une joie pour l’ennemi. Vous ne pouvez pas revenir au 6 octobre. »

Les critiques du public à l’égard des manifestations violentes contre le gouvernement se multiplient. Ce sentiment a été exprimé aujourd’hui par le président israélien Isaac Herzog.

S’exprimant lors d’une bar et bat mitsvah pour les orphelins de Tsahal – enfants de soldats et d’officiers tuĂ©s Ă  la guerre – le prĂ©sident a qualifiĂ© les dernières manifestations Ă  Tel Aviv de « ligne rouge ». Il a dĂ©clarĂ© qu’il avait rĂ©cemment rencontrĂ© la mère du soldat dĂ©cĂ©dĂ© Yossi Gershkovits et que la seule chose qu’elle avait demandĂ©e Ă  Herzog Ă©tait de l’aider Ă  guĂ©rir la blessure de la division au sein du peuple. « Faites tout pour mettre un terme Ă  la fracture, pour accomplir la volontĂ© de Yossi et redonner l’unitĂ© au peuple », a dĂ©clarĂ© la femme au prĂ©sident, les larmes aux yeux.

Israel Hai - Toute l actualite israelienne en une seule application gratuite

« Le peuple le demande tout le temps : ne pas revenir à ce qui nous est arrivé le 6 octobre ! Et certainement pas pendant la guerre. Nous sommes tous d’accord sur le fait que le droit de manifester est la base de la démocratie et que les manifestations sont nécessaires à la société israélienne. Mais vous pouvez discuter et être en désaccord de différentes manières, vous pouvez protester de différentes manières. La violence est une ligne rouge à ne jamais franchir. Je vous rappelle que la division du peuple israélien est un grand encouragement pour nos ennemis, qui regardent avec joie ce qui se passe. Surtout en ces jours difficiles et dans les jours qui nous attendent. Nous ne pouvons donc pas revenir au 6 octobre », a déclaré Herzog.

Les familles des militaires morts Ă  la guerre s’expriment dans le mĂŞme esprit et avec encore plus de duretĂ©. Plusieurs de ces familles ont tenu aujourd’hui une confĂ©rence de presse au mont Herzl. Le père du soldat tombĂ© au combat Amit Bunzel, Itzik Bunzel, a dĂ©clarĂ© que « les manifestants ne s’inquiètent pas des otages, tout comme ils ne s’intĂ©ressent pas aux soldats qui combattent actuellement Ă  Gaza, et encore plus ils ne s’intĂ©ressent pas Ă  nos morts grâce auxquels ils peuvent vivre dans ce pays. « Nous, familles qui pleurent leurs fils, ne restons pas Ă  l’Ă©cart et nous ne permettrons pas aux extrĂ©mistes de brĂ»ler l’État, nous ne leur permettrons pas de battre les policiers et de piĂ©tiner les symboles de l’État. Cette fois, nous ne permettrons pas qu’une minoritĂ© bruyante puisse dĂ©truire le pays, nous ne les laisserons pas », a dĂ©clarĂ© le père soldat : ​​« Si les bacchanales continuent, nous, les parents des morts, descendrons dans la rue et y mettrons fin. Nous exigeons que cela cesse. »