Le prĂ©sident Hassan Rouhani d’Iran a remis aux Nations Unies un plaidoyer prolongĂ© pour prĂ©server l’accord nuclĂ©aire iranien tout en disant qu’il Ă©tait «impossible de garantir la sĂ©curitĂ© d’IsraĂ«l aussi longtemps qu’il « usurpait »les terres palestiniennes.
Rouhani, a ridiculisĂ© les discussions difficiles sur son pays livrĂ© un jour plus tĂ´t par le prĂ©sident Donald Trump et le Premier ministre israĂ©lien Benjamin Netanyahu lors du lancement de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de cette annĂ©e Ă New York. Son flux Twitter a affichĂ© les mots suivants lorsqu’il a parlĂ©.
« Des paroles fĂ©eriques et ignorantes ont Ă©tĂ© prononcĂ©es par le prĂ©sident amĂ©ricain contre la nation iranienne », a-t-il dĂ©clarĂ©. « Il est honteux que le rĂ©gime sioniste ne se soit engagĂ© Ă aucun instrument international et a l’audace de prĂŞcher aux nations pacifiques ».
Trump et Netanyahu dans leurs discours ont tous deux rejetĂ© l’Iran en tant que nation dĂ©loyale et ont dĂ©clarĂ© que le rĂ©gime nuclĂ©aire de 2015 qui traite des sanctions pour un renversement dans le programme nuclĂ©aire iranien Ă©tait un «embarras». Trump a laissĂ© entendre qu’il y aurait un changement dans la position des États-Unis Ă l’Ă©gard de l’affaire et Netanyahu a dĂ©clarĂ© qu’il devrait ĂŞtre modifiĂ© ou annulĂ©.
Rouhani, dont le gouvernement répète toujours les critiques des radicaux iraniens opposés au plan, a rejeté leurs propos comme un modèle pour les accords de paix internationaux.
« Il appartient Ă la communautĂ© internationale dans son intĂ©gralitĂ© et pas seulement Ă un ou deux pays », a-t-il dĂ©clarĂ© concernant l’accord autrement connu sous le nom de Plan d’action global commun. « Le JCPOA peut ĂŞtre un nouveau modèle pour les interactions mondiales ». L’Iran, selon lui, ne serait « pas le premier » Ă violer le marchĂ©.
Rouhani a insistĂ© sur le fait que les tests de missiles Ă©taient «seulement pour la dissuasion». Trump et Netanyahu ont dĂ©clarĂ© que les progrès des missiles iraniens et leur aventurisme militaire sont Ă©galement des raisons de rĂ©examiner l’accord de l’Iran.
Le chef iranien a appelé à une coexistence pacifique, mais semble exprimer son invitation à tous, sauf Israël.
« Il n’est pas possible pour un rĂ©gime voyou et raciste de piĂ©tiner les droits les plus fondamentaux des Palestiniens, et ĂŞtre usurpateurs de cette terre et profiter de la sĂ©curité », a-t-il dĂ©clarĂ©.
Les prĂ©dĂ©cesseurs de Rouhani et le chef suprĂŞme de l’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, ont dĂ©clarĂ© qu’ils considĂ©raient l’intĂ©gralitĂ© d’IsraĂ«l comme illĂ©gitime. Rouhani n’a pas prĂ©cisĂ© ses vues.
Il a mentionnĂ© Ă deux reprises les anciens gestes iraniens d’amitiĂ© envers les Juifs comme exemples du prĂ©tendu engagement du rĂ©gime actuel Ă l’Ă©gard de la diversitĂ©.
« Nous sommes les mĂŞmes personnes qui ont sauvĂ© les juifs de la Babylone », a-t-il dĂ©clarĂ© en se rĂ©fĂ©rant aux communautĂ©s juives Ă©tablies en Perse après leur chasse par les Babyloniens de JudĂ©e au VIe siècle. « En soutenant historiquement les opprimĂ©s, l’Iran dĂ©fend le droit du peuple palestinien comme il l’a fait au peuple juif il y a quelques siècles ».





