Nous avons dĂ©jĂ fait Ă©tat ​​des protestations palestiniennes au Liban contre l’UNRWA  depuis l’entrĂ©e en vigueur de la nouvelle loi qui stipule que les Palestiniens doivent payer 5% de leur facture dans les hĂ´pitaux gĂ©rĂ©s par le Croissant-Rouge palestinien et 15% dans les hĂ´pitaux du gouvernement libanais.
Les manifestations se sont poursuivies au cours du mois passĂ©. Hier, les manifestants ont bloquĂ© l’entrĂ©e du bureau de Beyrouth de l’UNRWA afin que personne ne puisse entrer en contact avec  les services de l’UNRWA. Un article en Arabe relate ces manifestations d’hier:
 « La bataille des  rĂ©fugiĂ©s palestiniens opposĂ©s Ă Â Â l’UNRWA et aux pays donateurs  concernant leur droit Ă une prise en charge totale dans les hĂ´pitaux — un droit estimĂ© « naturel » qui, selon eux,  ne doit souffrir d’aucune restriction —  va se poursuivre de plus belle. C’est ainsi que les factions palestiniennes nationales et islamiques soutenues par les comitĂ©s populaires ont, non seulement, fermĂ© le siège de l’UNRWA Ă Beyrouth mais ils ont aussi bloquĂ© l’accès aux aires de stationnement afin d’ empĂŞcher, Ă l’exception des mĂ©decins,  l’entrĂ©e du personnel dans les bureaux. Tout dĂ©placement en voiture est donc devenu impossible. Tout le monde s’accorde Ă penser que l’escalade va se poursuivre et s’amplifier contre L’UNRWA accusĂ©e d’injustice et de partialitĂ© envers les rĂ©fugiĂ©s.  Les forces politiques palestiniennes ont d’ailleurs dĂ©noncĂ© le silence de la communautĂ© internationale face Ă cette crise. »
Il faut souligner, en contre point, que l’afflux de « faux/vrais rĂ©fugiĂ©s » au Liban complique sĂ©rieusement une situation d’autant plus explosive que le financement international  s’essouffle et qu’il a ses propres limites.
Incapables de penser leur autonomie,  peu enclins Ă faire valoir leurs droits dans le pays « d’accueil »— rappelons que le Liban se comporte comme un pays d’apartheid en leur refusant l’accès aux emplois, Ă la nationalitĂ© etc. — les Palestiniens se conduisent comme des assistĂ©s en  exigeant des soins gratuits comme un «droit naturel » et somment  la communautĂ© internationale de les aider. Bref, c’est un droit au bien ĂŞtre ad vitam aeternam qu’ils rĂ©clament.
Si la charitĂ© ( la zakât ou aumĂ´ne lĂ©gale), si peu appliquĂ©e ici,  est un des cinq piliers de l’islam,  il n’en reste pas moins vrai que pour les Palestiniens du Liban, le financement consenti par les pays occidentaux  est davantage perçu comme une taxe ( la jizya) que paient les dhimmis ( les soumis non musulmans aux soumis : islam = soumission) Ă laquelle ils ont droit puisque musulmans. CQFD.
Cette semaine, les locaux de l’UNRWA ont Ă©tĂ© incendiĂ©s, Ă Shuafat (près de JĂ©rusalem) probablement en signe de solidaritĂ© aux Palestiniens du Liban.




