Les chefs des partis de la coalition ont approuvĂ© dimanche la demande du prĂ©sident d’Yisrael Beiteinu, Avigdor Liberman, de soutenir un projet de loi sur la peine de mort pour les terroristes, comme convenu dans l’accord de coalition de Netanyahou avec Yisrael Beiteinu, a rapportĂ© Ha’aretz. Le projet de loi devrait ĂŞtre soumis Ă l’approbation du ComitĂ© ministĂ©riel de la lĂ©gislation et, plus tard, Ă la Knesset dans une ou deux semaines.
Le ministre Yariv Levin (Likoud), Liberman et le prĂ©sident de Yisrael Beiteinu, le dĂ©putĂ© Robert Ilatov, ont Ă©tĂ© accusĂ©s de produire le projet de loi sur la base de la proposition d’Yisrael Beiteinu, avec un langage acceptable pour toutes les factions de la coalition. Le ministre Moshe Kahlon (Kulanu), qui reprĂ©sente la gauche de la coalition, a dĂ©jĂ donnĂ© son accord Ă cette faction lors d’une rĂ©union des dirigeants de la coalition, selon Ha’aretz.
La loi militaire, en vertu de laquelle tous les terroristes sont jugĂ©s aujourd’hui, permet dĂ©jĂ de condamner Ă mort une personne reconnue coupable de meurtre dans le cadre d’une activitĂ© terroriste, mais nĂ©cessite un vote Ă l’unanimitĂ© du panel militaire de trois juges. La loi rĂ©visĂ©e promue permet aux mĂŞmes groupes militaires d’imposer la peine de mort aux terroristes, mĂŞme Ă la majoritĂ© simple des juges.
Une autre clause du projet de loi original de Yisrael Beiteinu, qui ne fait pas partie de l’accord de coalition, permet aux tribunaux civils d’imposer la peine de mort aux terroristes qu’ils dĂ©clarent coupables de meurtre.
Le projet de loi stipule en outre qu’une fois qu’une condamnation Ă mort a Ă©tĂ© confirmĂ©e par le processus d’appel, elle demeure dĂ©finitive et ne peut ĂŞtre commuĂ©e par des voies politiques ou bureaucratiques. Cependant, le mĂŞme projet de loi ne contraint pas les poursuites militaires Ă exiger la peine de mort pour les terroristes. En l’Ă©tat actuel des choses, l’accusation militaire ignore systĂ©matiquement l’option de la peine de mort.
Le dĂ©putĂ© Nachman Shai (camp sioniste), membre du ComitĂ© des affaires Ă©trangères et de la dĂ©fense de la Knesset, a attaquĂ© cette dĂ©cision en dĂ©clarant: « La peine de mort entraĂ®nera une pression internationale qu’IsraĂ«l ne pourra pas supporter en ce moment – tout cela pour la survie de la coalition [Netanyahou]. «Â
Le dĂ©putĂ© Shai a Ă©galement citĂ© l’objection commune Ă l’exĂ©cution de terroristes arabes, Ă savoir que « la peine de mort ne dĂ©courage pas, elle crĂ©e des hĂ©ros du terrorisme. Par consĂ©quent, dans le monde civilisĂ© auquel nous appartenons, nous imposons des peines de rĂ©clusion Ă perpĂ©tuitĂ© et nous nous abstenons de la peine de mort. «Â
L’objection commune Ă la condamnation Ă mort des terroristes est fondĂ©e sur le fait que cela ne dissuaderait pas les nouveaux terroristes de se joindre Ă la cause, et pourrait mĂŞme les encourager. Comme dans le rapport d’Amnesty International, la peine de mort fait-elle passer le crime ? : « Ceux qui sont prĂŞts Ă commettre des actes de violence Ă grande Ă©chelle visant Ă terroriser une sociĂ©tĂ© le font en sachant qu’ils pourraient subir de graves dommages physiques et donc ne tiennent pas compte de leur propre sĂ©curitĂ©. Les exĂ©cutions de ces personnes fournissent souvent une publicitĂ© de bienvenue aux groupes auxquels ils appartiennent et crĂ©ent des martyrs autour desquels un soutien supplĂ©mentaire peut ĂŞtre ralliĂ© pour leur cause. Pourtant, de nombreux pays ont tentĂ© de contrĂ´ler le terrorisme en utilisant la peine de mort. «Â
Mais il existe d’autres objectifs que la dissuasion de l’exĂ©cution de terroristes condamnĂ©s, tels que rĂ©pondre Ă la demande du public pour une justice claire et la nĂ©cessitĂ© de venger les victimes du terrorisme. Ă€ ce titre, la peine de mort est un remède bien plus efficace que de permettre Ă un terroriste de s’attarder en prison aux frais du contribuable, jusqu’Ă ce qu’il soit libĂ©rĂ© dans le cadre d’un Ă©change de prisonniers conclu par le gouvernement.





