Le prĂ©sident Ă©lu, Joe Biden, est l’un des plus anciens politiciens amĂ©ricains dans l’arène et ses nombreuses annĂ©es d’expĂ©rience Ă divers postes au SĂ©nat, puis en tant que vice-prĂ©sident des États-Unis, a Ă©tĂ© fortement impliquĂ© dans les questions liĂ©es Ă l’État juif et aux pays voisins. Sa familiaritĂ© avec son travail pourrait peut-ĂŞtre expliquer qui l’homme entrera Ă la Maison Blanche en janvier.
Joe Biden a Ă©tĂ© Ă©lu pour la première fois Ă la Chambre des reprĂ©sentants en 1972 et, depuis le dĂ©but de son mandat de lĂ©gislateur, il a montrĂ© de l’intĂ©rĂŞt pour la politique Ă©trangère. Biden, 30 ans en tout, avait dĂ©jĂ manifestĂ© un vif intĂ©rĂŞt pour ce qui se passait en IsraĂ«l et a formulĂ© une vision du monde qui exprimait d’une part un engagement pour l’existence et la survie d’IsraĂ«l, mais une opposition Ă son expansion et un appel Ă un accord de paix entre IsraĂ«l et les Arabes.
Le jeune Biden a prĂ©sentĂ© cette vision du monde au Premier ministre de l’Ă©poque, Golda Meir, lors d’une rĂ©union tenue en 1972, peu avant la guerre du Yom Kippour, lors d’une tournĂ©e en IsraĂ«l dirigĂ©e par le jeune sĂ©nateur. Le vice-prĂ©sident Biden a racontĂ© l’histoire aux invitĂ©s de la fĂŞte du jour de l’indĂ©pendance Ă l’ambassade d’IsraĂ«l en 2015. Parallèlement Ă une sĂ©ance photo aux cĂ´tĂ©s de l’emblĂ©matique Premier ministre, Biden a mis en garde Golda Meir contre une annexion rampante de la JudĂ©e et de la Samarie et lui a suggĂ©rĂ© de se retirer des points non stratĂ©giques de JudĂ©e et de Samarie, du plateau du Golan et de la pĂ©ninsule du SinaĂŻ.
Au cours de la rĂ©union, Golda a dĂ©peint la situation militaire d’IsraĂ«l de façon très pessimiste, apparemment dans l’espoir d’une assistance supplĂ©mentaire des États-Unis alors que les tensions militaires avec les pays arabes augmentaient et que le jeune sĂ©nateur du Delaware semblait anxieux. Golda, qui a demandĂ© pourquoi il avait l’air inquiet, et lui a assurĂ© que : « Nous avons une arme secrète Monsieur le sĂ©nateur, nous n’avons nulle part oĂą aller. »
Près de cinquante ans plus tard, Biden a affirmĂ© que cette conversation avait grandement influencĂ© son attitude envers IsraĂ«l, mais son approche sympathique de l’État juif tout au long de sa carrière politique s’est Ă©galement amoindrit, affirmant qu’Israel devrait faire des compromis avec ses voisins et Ă©viter les mesures qui augmenteraient les tensions dans la rĂ©gion.
Jos Biden avait aussi ce mĂŞme comportement avec Golda Meir, mais cette dernière a rejetĂ© ses offres, arguant que le peuple juif ne pouvait pas se permettre de faire de telles «erreurs» après l’Holocauste, et que les rĂ©gimes arabes ont tendance Ă ĂŞtre instables.
Biden est Ă©galement dĂ©crit comme manquant d’expĂ©rience dans le domaine diplomatique par «l’enthousiasme dans sa voix».
Biden a en outre dĂ©clarĂ© Ă Meir lors de la rĂ©union qu’aucun dĂ©bat sĂ©rieux n’avait lieu concernant le Moyen-Orient, car les sĂ©nateurs ne voulaient rien dire qui dĂ©plairait aux Ă©lecteurs juifs.
Un rĂ©cent sondage a montrĂ© un contraste frappant entre les Juifs israĂ©liens et les Juifs amĂ©ricains en ce qui concerne les Ă©lections amĂ©ricaines. LĂ oĂą la plupart des juifs israĂ©liens prĂ©fèrent que Donald Trump soit Ă©lu, la plupart des juifs amĂ©ricains (dont beaucoup sont assimilĂ©s) ont soutenu Joe Biden et 75 % d’entre eux ont permis cette victoire.





