| Rachel Thaler, 16 ans, morte lors d’un attentat dans une pizzeria |
| Rachel Levi, 19 ans, assassinée en attendant de bus |
« Mon nom est Rachel Corrie », selon les Ă©crits de la jeune radical amĂ©ricaine qui a Ă©tĂ© accidentellement tuĂ©e lors d’une manifestation anti-israĂ©lienne Ă Gaza en 2003, et dĂ©crit par le New York Times comme «le théâtre le plus important en Europe. »
En Octobre, en un temps record, dans le mĂŞme théâtre, qui un « concert pour Rachel Corrie » – co-parrainĂ© par le gouvernement britannique Arts Council, et une première mondiale dans une autre théâtre londonien.
Avec la participation de la co-directrice de »Harry Potter » et « Die Hard », et la star Alan Rickman qui n’a servi qu’Ă ajouter une touche de glamour hollywoodien au culte de Rachel Corrie.
Mais pourquoi ne pas parler aussi des autres Rachel qui ont perdu la vie, victimes de l’Intifada. Est-ce que quelqu’un s’en souvient?
En Grande-Bretagne, combien de personnes connaissent le nom de Rachel Thaler, un citoyenne britannique qui a Ă©tĂ© assassinĂ©e par un kamikaze palestinien dans un centre commercial israĂ©lien Ă l’âge de 16 ans?
« Pas un seul journaliste britannique m’a jamais interrogĂ©, ni mentionnĂ© la mort de Rachel,« sa mère Ginette Thaler me l’a annoncĂ© trois ans et demi après son assassinat. Ci-dessous, un de mes articles publiĂ©s dans l’hebdomadaire britannique The Spectator, explore ces phĂ©nomènes et marque Ă©galement la première fois le nom de Rachel Thaler qui a Ă©tĂ© mentionnĂ© dans les mĂ©dias britanniques. Plus tĂ´t, en Avril 2005, j’ai Ă©crit un autre article sur « Les oubliĂ©s Rachels » pour le Jerusalem Post.
Tom Gross
L ‘ARTICLE: LES OUBLIÉS de RACHELS
| Rachel Levy, 17 ans, dĂ©cède lors d’un attentat dans une Ă©picerie Ă JĂ©rusalem |
| Rachel Charhi, 36 ans dĂ©cède dans un attentat alors qu’elle Ă©tait assise dans un cafĂ© |
| Rachel Gavish, 50 ans, tuée avec son mari et son fils dans sa maison. |
| Rachel Kol, 53 ans, qui travaillait pendant 20 ans dans le laboratoire de neurologie Ă l’HĂ´pital Hadassah de JĂ©rusalem, assassinĂ©e avec son mari par le Fatah et les Brigades des martyrs d’al-Aqsa, en Juillet 2005 (au milieu d’un censĂ© trĂŞve palestinienne) |
| Rachel Ben Abou, 16 ans, tuĂ© avec ses amis Ă Netanya dans un centre commercial, en Juillet 2005 (au milieu d’une trĂŞve censĂ©e palestinienne) |
| Rachel Shabo, 40 ans, assassinée avec ses trois fils âgés de 5, 13 et 6 ans dans leur maison |
Par Tom Gross, le 22 octobre 2005 RACHEL Thaler, 16 ans, est morte dans une pizzeria dans un centre commercial israĂ©lien. Elle est dĂ©cĂ©dĂ©e après une lutte de 11 jours pour la vie Ă la suite d’un attentat Ă la bombe sur une foule d’adolescents, le 16 FĂ©vrier 2002.
MĂŞme si Rachel Thaler Ă©tait un citoyenne britannique, nĂ©e Ă Londres, oĂą ses grands-parents vivent encore, sa mort n’a jamais Ă©tĂ© mentionnĂ©e dans un journal britannique.
Rachel Corrie d’autre part, une radicale amĂ©ricaine dĂ©cĂ©dĂ©e en 2003 tout en agissant comme un bouclier humain pendant une opĂ©ration antiterroriste dans la bande de Gaza, a Ă©tĂ© largement prĂ©sentĂ©e dans la presse britannique. Selon le site du Guardian, elle a Ă©tĂ© mentionnĂ©es sur 57 articles dans le Guardian, y compris les trois articles du samedi prĂ©cĂ©dant le dernier.
Le 1er Novembre le «concert Cantate pour Rachel Corrie » – co-parrainĂ© par le Conseil des arts – Ă sa première mondiale au Hackney Empire.
PAS une cause célèbre EN GRANDE-BRETAGNE
Mais Rachel Thaler, contrairement Ă Rachel Corrie, Ă©tait juif. Et contrairement Ă Corrie, les victimes juives de la violence au Moyen-Orient ne sont pas devenues une cause cĂ©lèbre en Grande-Bretagne. Cette absence de rĂ©action est d’autant plus inquiĂ©tante Ă l’heure oĂą un nombre croissant de Juifs britanniques sentent qu’il y a eu une forte augmentation de l’antisĂ©mitisme.
Thaler est loin d’ĂŞtre la seule Rachel dont la mort violente a Ă©tĂ© totalement ignorĂ©e par les mĂ©dias britanniques. D’autres victimes de l’Intifada comprennent Rachel Levy (17 ans, tuĂ©e lors d’un attentat dans une Ă©picerie), Rachel Levi (19, tuĂ©e en attendant le bus), Rachel Gavish (tuĂ©e avec son mari, le fils et le père dans sa maison pendant le repas de Pessah), Rachel Charhi (morte alors qu’elle Ă©tait assise dans un cafĂ© de Tel-Aviv, laissant trois enfants en bas âge), Rachel Shabo (assassinĂ©e avec ses trois fils âgĂ©s de 5, 13 et 16 ans dans sa maison), Rachel Ben Abou (16 ans, soufflĂ©e Ă l’extĂ©rieur par une explosion Ă l’entrĂ©e d’un centre commercial de Netanya) et Rachel Kol, 53 ans, qui travaillait dans un hĂ´pital de JĂ©rusalem et qui a Ă©tĂ© tuĂ©e avec son mari dans une attaque terroriste palestinienne en Juillet, quelques jours après les attentats de Londres.
La mort de Corrie Ă©tait sans aucun doute tragique, mais, contrairement Ă la mort de ces Rachel, c’Ă©tait certainement un accident. Elle a Ă©tĂ© tuĂ©e quand elle a Ă©tĂ© frappĂ©e par un bulldozer de l’armĂ©e israĂ©lienne, elle essayait d’arrĂŞter la dĂ©molition d’ une structure soupçonnĂ©e de dissimuler des tunnels utilisĂ©s pour la contrebande d’armes.
Malheureusement pour ceux qui ont cherchĂ© Ă dĂ©peindre Corrie comme un manifestante pacifique, on peut la voir sur ces photos d’elle brĂ»lant un drapeau amĂ©ricain et en agitant les foules dans la bande de Gaza lors d’un rassemblement pro-Hamas ( publiĂ©s par l’Associated Press et sur Yahoo Nouvelles, le 15 FĂ©vrier 2003, avant sa mort. (Ces photos n’ont pas Ă©tĂ© utilisĂ©s dans la presse britannique.)
Alors que les parents Thaler, ont offert les organes de leur fille pour la chirurgie de transplantation, les parents de Corrie ont lancé une campagne publicitaire de grande envergure avec de fortes connotations politiques. Ils se sont rendus à Ramallah pour accepter une plaque de Yasser Arafat au nom de leur fille. Ils ont fait circuler ses e-mails à un grand nombre de médias désireux de les faire connaître. Ils ont écrit des éditoriaux, dont un récent dans le Guardian.
L’International Solidarity Movement (ISM), le groupe avec lequel Corrie Ă©tait affiliĂ©e, est rĂ©gulièrement dĂ©crit comme un «groupe de la paix» dans les mĂ©dias. Peu font mention de la rĂ©union de l’ISM avec les kamikazes britanniques comme Omar Khan Sharif et Asif Mohammed Hanif, qui quelques jours plus tard, ont fait exploser la Place de Mike, un pub de Tel Aviv, tuant trois personnes et en blessant des dizaines, y compris des citoyens britanniques. Mais aussi Shadi Sukiya, un membre dirigeant du Jihad islamique Ă l’ISM.
Selon les «mĂ©dias coordinateur» de l’ISM, Flo Rosovski annonce qu’« IsraĂ«l est une entitĂ© illĂ©gale qui ne devrait pas exister» .
En effet, en partie en raison des efforts de camarades militants de Corrie Ă l’ISM, l’armĂ©e israĂ©lienne n’a pas pu arrĂŞter le flot d’armes par les tunnels. Ces armes ont ensuite Ă©tĂ© utilisĂ©es pour tuer des enfants israĂ©liens dans la ville de Sderot dans le sud d’IsraĂ«l, et ailleurs.
Cependant, dans plusieurs centaines d’articles sur Corrie, publiĂ©s dans les deux dernières annĂ©es, la plupart des journaux ont pris soin d’omettre ces dĂ©tails. Ainsi Alan Rickman et Katharine Viner journaliste du Guardian, co-crĂ©ateurs de My Name is Rachel Corrie, ont ignorĂ© ces divers sujets entourant les Ă©vĂ©nements dont il traite.
| Rachel Corrie, 23 ans, elle brule un drapeau amĂ©ricain lors d’un rassemblement pro-Hamas Ă Gaza |
(Tom Gross est l’ancien correspondant Ă JĂ©rusalem pour le Sunday Telegraph.)
Traduit par nos soins.




