Ranana Meir : « J’espère que maman n’a pas entendu mes cris ».

Le père et sa fille Ranana pendant les 7 jours de deuil.

 

Cet article est un témoignage de la fille de Dafna Meir, tuée par un terroriste palestinien, qui a été traduit du site Aroutz 7.
Ranana Meir, 17 ans, fille de Dafna Meir qui a Ă©tĂ© brutalement poignardĂ©e Ă  mort par un terroriste arabe Ă  l’entrĂ©e de sa maison dans Otniel dans le sud de la JudĂ©e, dimanche soir, a rappelĂ© l’horreur de voir sa mère assassinĂ©e devant ses yeux.
Dafna Meir, 39 ans, a travaillĂ© comme infirmière Ă  l’hĂ´pital de Soroka Ă  Beer Sheva, et Ă©tait une mère de 6 enfants dont deux enfants adoptĂ©s. Elle a combattu avec le terroriste arabe, et a empĂŞchĂ© le meurtre de trois de ses enfants qui Ă©taient Ă  l’intĂ©rieur de la maison.

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Ranana a revĂ©cu l’attaque dans une interview sur Channel 2, ce mercredi, en disant: «J’étais couchĂ©e dans la chambre de mes parents. J’étais au milieu d’une conversation tĂ©lĂ©phonique avec un Ă©couteur. Au dĂ©but, je me suis dit qu’elle (Dafna) Ă©tait probablement effrayĂ©e par un mille-pattes ou un cafard, deux choses qui pourraient facilement avoir provoquĂ© les cris de maman ».

« Mais alors, les cris redoublaient et ne cessaient pas. J’ai compris que quelque chose se passait lĂ -bas. Quand je suis allĂ© Ă  l’Ă©tage, maman Ă©tait dĂ©jĂ  couchĂ©e sur le sol. Elle se battait encore avec le terroriste. »
L’adolescente en deuil se rappelle avoir vu le terroriste arabe essayĂ© de tirer le couteau de sa mère afin de continuer Ă  la poignarder ».

« Je l’ai vu essayer de retirer le couteau. J’ai criĂ© Ă  mes deux frères de ne pas aller jusqu’Ă  la salle de sĂ©jour. J’ai compris qu’il voulait continuer. Il a fallu quelques secondes jusqu’Ă  ce qu’il rĂ©alise qu’il ne pouvait pas retirer le couteau, et il a fui ».
«Maman a combattu avec lui, elle ne lui laissa pas enlever le couteau, elle ne lui laissa pas nous blesser. Je hurlais. Il a Ă©tĂ© choquĂ© et a pris la fuite. Je suis allĂ©e vers ma mère, le couteau Ă©tait plantĂ© en elle. Je voulais l’enlever, mais je me suis souvenu des consignes du Magen David Adom qui nous a dit de ne pas enlever les objets Ă©trangers ».

Ă€ ce moment Ranana a appelĂ© le Magen David Adom et une ambulance a Ă©tĂ© envoyĂ©e, en disant: « Je criais tout le temps dans la panique. Maman respirait encore, je lui ai juste demandĂ© tout le temps de continuer Ă  respirer, de ne pas arrĂŞter, mais je savais dĂ©jĂ . Il Ă©tait clair pour moi que ce fut fini. Elle a essayĂ© de continuer Ă  respirer. Je sentais qu’elle m’entendait, mĂŞme elle ne rĂ©pondait pas. J’espère que maman n’a pas entendu mes cris ».

Son père, Nathan, était avec un de ses fils chez un médecin du Gush Etzion au même moment, et Ranana l’a appelé pour l’informer de la tragédie,.

« Pendant quarante minutes, je me dirigeai vers Otniel », se souvient-il plus tard. « Je me suis arrêté pour prendre mon fils qui étudie à la Yechiva Mekor Chaim. Durant tout ce temps j’ai essayé de contacter des amis en ville que je connaissais et qui étaient censés être là en cas de problème.»
Natan a dit, « ils m’ont dit qu’ils s’occupaient de ma femme depuis 40 minutes et j’ai compris que la situation Ă©tait très grave. J’ai allumĂ© la radio et entendu qu’une femme avait Ă©tĂ© assassinĂ©e dans un attentat Ă  Otniel, et c’est alors que j’ai compris que tout Ă©tait terminé ».