
Le nombre de rĂ©sidents palestiniens de JĂ©rusalem qui souhaitent obtenir la citoyennetĂ© israĂ©lienne pourrait augmenter considĂ©rablement Ă la suite de la rĂ©forme que le DĂ©partement israĂ©lien de la population et de l’immigration envisage actuellement.
95% des habitants de la ville, annexĂ©e Ă IsraĂ«l en 1967, ont le statut de rĂ©sidents permanents. Ce statut leur donne tous les droits, Ă l’exception des droits Ă©lectoraux: le droit de travailler en IsraĂ«l et les mĂŞmes droits sociaux que tous les citoyens du pays. Cependant, le statut de rĂ©sident permanent – par opposition Ă la citoyennetĂ© – est rĂ©versible, il peut ĂŞtre perdu. En outre, il peut ĂŞtre difficile de voyager Ă l’Ă©tranger.
Les avantages évidents de la citoyenneté depuis de nombreuses décennies ont été contrebalancés par la mauvaise attitude du milieu arabe vis-à -vis de ceux qui ont essayé de l’obtenir.
Selon le journal Ha’aretz, ces dernières annĂ©es, les Arabes de JĂ©rusalem ont cessĂ© de critiquer l’obtention de la citoyennetĂ© israĂ©lienne et beaucoup s’adressent au ministère de l’IntĂ©rieur.
Au cours des cinq dernières annĂ©es, le Ministère de l’intĂ©rieur a reçu 4 908 demandes de ce type, soit une moyenne de 1 000 par an. Mais seulement un peu plus de la moitiĂ© ont rĂ©ussi Ă obtenir la citoyennetĂ© israĂ©lienne.
Nombre d’entre eux ont Ă©tĂ© refusĂ©s pour diverses raisons: faute de documents, impossibilitĂ© de prouver leur rĂ©sidence permanente Ă JĂ©rusalem, ignorance de l’hĂ©breu ou liens de parentĂ© avec des condamnĂ©s pour des articles terroristes.
La direction du dĂ©partement de l’enregistrement de la population du ministère de l’IntĂ©rieur a promis de faire une diffĂ©rence spectaculaire après que les habitants de JĂ©rusalem-Est aient dĂ©posĂ© une requĂŞte devant la Haute Cour.
Le chef du service, Hagit Zur, s’est rendu dans un bureau Ă JĂ©rusalem-Est la semaine dernière et a annoncĂ© des changements majeurs Ă venir. Elle a promis d’examiner toutes les pĂ©titions dĂ©posĂ©es en 2016, jusqu’Ă la pĂ©tition de juillet 2017, avant la fin d’avril, et de traiter les documents dĂ©posĂ©s en 2018 d’ici la fin de l’annĂ©e. Et dorĂ©navant, l’ensemble de la procĂ©dure de traitement des demandes de citoyennetĂ© durera un an ensemble pour six ans.
Un avocat arabe a dĂ©clarĂ© qu’un long procès et une bureaucratie Ă©taient la raison principale qui retenait les habitants de JĂ©rusalem-Est. « Si les Palestiniens de la ville voient que les conditions ont Ă©tĂ© rĂ©duites Ă un an, le nombre de demandeurs de citoyennetĂ© augmentera considĂ©rablement », prĂ©dit l’avocat.




