RĂ©forme du ministère de l’IntĂ©rieur: De plus en plus d’Arabes de JĂ©rusalem se prĂ©cipitent pour obtenir la citoyennetĂ© israĂ©lienne

epaselect epa06368385 Israeli flag flies near the ancient Jewish cemetery on the Mount of Olives overlooking the old city of Jerusalem, 05 December 2017. Speculation in the media have suggested that US President Donald Trump will soon announce that Jerusalem should be the recognized as the capital of Israel, amid further speculation that the US Embassy should be moved from Tel Aviv to Jerusalem, fulfilling one of his campaign promises. Several Arab and Muslim countries are rejecting any possible US recognition of Jerusalem as Israel's capital. EPA/ABIR SULTAN

Le nombre de rĂ©sidents palestiniens de JĂ©rusalem qui souhaitent obtenir la citoyennetĂ© israĂ©lienne pourrait augmenter considĂ©rablement Ă  la suite de la rĂ©forme que le DĂ©partement israĂ©lien de la population et de l’immigration envisage actuellement.

95% des habitants de la ville, annexĂ©e Ă  IsraĂ«l en 1967, ont le statut de rĂ©sidents permanents. Ce statut leur donne tous les droits, Ă  l’exception des droits Ă©lectoraux: le droit de travailler en IsraĂ«l et les mĂŞmes droits sociaux que tous les citoyens du pays. Cependant, le statut de rĂ©sident permanent – par opposition Ă  la citoyennetĂ© – est rĂ©versible, il peut ĂŞtre perdu. En outre, il peut ĂŞtre difficile de voyager Ă  l’Ă©tranger.

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Les avantages évidents de la citoyenneté depuis de nombreuses décennies ont été contrebalancés par la mauvaise attitude du milieu arabe vis-à-vis de ceux qui ont essayé de l’obtenir.

Selon le journal Ha’aretz, ces dernières annĂ©es, les Arabes de JĂ©rusalem ont cessĂ© de critiquer l’obtention de la citoyennetĂ© israĂ©lienne et beaucoup s’adressent au ministère de l’IntĂ©rieur.

Au cours des cinq dernières annĂ©es, le Ministère de l’intĂ©rieur a reçu 4 908 demandes de ce type, soit une moyenne de 1 000 par an. Mais seulement un peu plus de la moitiĂ© ont rĂ©ussi Ă  obtenir la citoyennetĂ© israĂ©lienne.

Nombre d’entre eux ont Ă©tĂ© refusĂ©s pour diverses raisons: faute de documents, impossibilitĂ© de prouver leur rĂ©sidence permanente Ă  JĂ©rusalem, ignorance de l’hĂ©breu ou liens de parentĂ© avec des condamnĂ©s pour des articles terroristes.

La direction du dĂ©partement de l’enregistrement de la population du ministère de l’IntĂ©rieur a promis de faire une diffĂ©rence spectaculaire après que les habitants de JĂ©rusalem-Est aient dĂ©posĂ© une requĂŞte devant la Haute Cour.

Le chef du service, Hagit Zur, s’est rendu dans un bureau Ă  JĂ©rusalem-Est la semaine dernière et a annoncĂ© des changements majeurs Ă  venir. Elle a promis d’examiner toutes les pĂ©titions dĂ©posĂ©es en 2016, jusqu’Ă  la pĂ©tition de juillet 2017, avant la fin d’avril, et de traiter les documents dĂ©posĂ©s en 2018 d’ici la fin de l’annĂ©e. Et dorĂ©navant, l’ensemble de la procĂ©dure de traitement des demandes de citoyennetĂ© durera un an ensemble pour six ans.

Un avocat arabe a dĂ©clarĂ© qu’un long procès et une bureaucratie Ă©taient la raison principale qui retenait les habitants de JĂ©rusalem-Est. « Si les Palestiniens de la ville voient que les conditions ont Ă©tĂ© rĂ©duites Ă  un an, le nombre de demandeurs de citoyennetĂ© augmentera considĂ©rablement », prĂ©dit l’avocat.