L’ancien secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de l’AIEA, le Dr. Olli Heinonen, affirme que l’Iran est au «seuil nuclĂ©aire» et disperse le brouillard sur son programme nuclĂ©aire.
Une information qui confirme bien les dires du premier ministre Netanyaou, lors de son passage Ă l’ONU et son discours avec schĂ©ma.
Pour le Dr Heinonen :
« L’Iran a la capacitĂ© de fabriquer une bombe nuclĂ©aire dans quelques mois »
M. Olli Heinonen, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de l’Agence internationale de l’Ă©nergie atomique jusqu’Ă il y a deux ans, a dĂ©clarĂ© dans une entrevue sur Walla que «l’Iran est un Ă©tat au seuil du nuclĂ©aire». Le Physicien nuclĂ©aire finlandais, a Ă©galement servi en tant que chef de la surveillance et de la vĂ©rification de l’agence. Dans ce rĂ´le pendant une dĂ©cennie, il a visitĂ© des dizaines de fois les installations nuclĂ©aires iraniennes et a conversĂ© des centaines d’heures avec de hauts responsables, y compris avec le prĂ©sident Mahmoud Ahmadinejad.
Heinonen prĂ©tend que «l’Iran contrĂ´le la plupart des Ă©lĂ©ments du domaine nuclĂ©aire et possède les connaissances, la technologie, l’Ă©quipement et les matĂ©riaux ainsi que la capacitĂ© de produire, et d’ici quelques mois, la première installation nuclĂ©aire sera prĂŞte. »
Il a ajoutĂ© que la dĂ©cision dĂ©pend de la volontĂ© des dirigeants de la RĂ©publique islamique. L’AIEA est considĂ©rĂ©e comme un ennemi de l’Iran. Par consĂ©quent, les Iraniens ont essayĂ© Ă plusieurs reprises de fausser la rĂ©alitĂ© sur le terrain.
Les iraniens ont accusĂ© le Dr. d’ĂŞtre en contact avec IsraĂ«l et les États-Unis, ce qui a entraĂ®nĂ© des tensions avec son patron, le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’AIEA Ă l’Ă©poque, l’Ă©gyptien, Muhammad al – ElBaradei, qui a tentĂ© de limiter la politique pour une conciliation envers l’Iran. Depuis sa retraite, M. Heinonen a travaillĂ© comme chercheur principal au Centre Belfer Ă l’UniversitĂ© Harvard aux États-Unis.
Ses connaissances sur le programme nuclĂ©aire de l’Iran sont grandes. Des journalistes, des analystes et des responsables du gouvernement vont souvent le consulter. Pour comprendre sur quelles bases, le Dr Heinonen pose son Ă©valuation concernant l’Ă©tat du seuil nuclĂ©aire iranien, il faut comprendre les bases de donnĂ©es techniques du programme nuclĂ©aire du rĂ©gime des mollahs.
Aujourd’hui, l’Iran possède 12 000 centrifugeuses, deux installations d’enrichissement d’uranium. – Natanz, et une autre Ă l’UniversitĂ© Purdue, près de la ville sainte de Qom oĂą les Iraniens ont fabriquĂ© leur première centrifugeuse, un modèle dĂ©passĂ© depuis 40 ans.
Ils ont enrichi les huit dernières annĂ©es, près de sept tonnes d’uranium faiblement enrichi Ă 3,5% et les deux dernières annĂ©es, pour 90 kg d’uranium Ă hauteur de 20%. Pour atteindre un enrichissement de l’uranium Ă un niveau de 93%, il faut savoir que tous les 3.5 kg d’uranium Ă 3,5%, il est possible de produire un kilogramme d’uranium Ă 20% et pour 10 kilogrammes d’uranium Ă 20%, vous pouvez faire un kilogramme d’uranium Ă 93%, le reste s’évapore et se perd dans le processus de production.
Tel que dĂ©fini selon l’Agence internationale de l’Ă©nergie atomique, 25 kilogrammes d’uranium Ă 93% sont considĂ©rĂ©es comme «quantitĂ© significative» pour rĂ©aliser une bombe nuclĂ©aire. Selon ces calculs sont nĂ©cessaires Ă l’Iran 250 kilogrammes d’uranium enrichi Ă 20% pour produire des matières fissiles pour fabriquer une bombe.
L’Iran a maintenant 90 kg d’uranium enrichi Ă 20% .Dr Heinonen estime que mĂŞme si cette affirmation est correcte, il ignore vraiment la rĂ©alitĂ© de la capacitĂ© et de la technologie Ă l’Iran mais selon son opinion, ils ont assez de centrifugeuses. L’Iran a la capacitĂ© de produire chaque mois, quelque 30 kg d’uranium enrichi Ă 20%. A ce rythme, l’Iran peut enrichir dans un dĂ©lai de quatre mois la quantitĂ© nĂ©cessaire pour atteindre ses objectifs:
« Cela signifie qu’en Janvier ou FĂ©vrier 2013 au plus tard, l’Iran aura le matĂ©riau de base nĂ©cessaire Ă l’obtention de matières fissiles (l’Ă©nergie dans le cĹ“ur d’un rĂ©acteur nuclĂ©aire) pour une bombe.
Si le gouvernement dĂ©cide d’enrichir de l’uranium Ă un niveau de 93%, ils vont interdire aux inspecteurs de l’AIEA de visiter les installations nuclĂ©aires, en particulier celles qui enrichissent l’uranium.
Une telle mesure signifie une seule chose:
Les chercheurs de l’Institut pour la sĂ©curitĂ© et la politique internationale (ISIS) Ă Washington, dirigĂ© par le Dr David Albright ont calculĂ© que le rapport publiĂ© cette semaine sur l’Iran permettra Ă celle-ci,de prendre entre deux et quatre mois pour enrichir de l’uranium à « évasion » de 20% Ă 93%, soit en mai 2013 .
Selon le scĂ©nario optimal d’IsraĂ«l, l’Iran pourrait obtenir un matĂ©riau fissile nĂ©cessaire pour une bombe nuclĂ©aire, mais ce scĂ©nario n’est pas si simple, l’Iran a des difficultĂ©s techniques qui se produisent dans toute les installations industrielles et certaines peuvent ĂŞtre le rĂ©sultat d’une intervention, faite par IsraĂ«l et l’Occident, comme ce qui leur est arrivĂ© ces dernières annĂ©es, selon des rapports Ă©trangers.
Le niveau d’enrichissement n’est qu’une Ă©tape dans la production d’armes nuclĂ©aires, ensuite il y a la conception et la formation, le processus d’ingĂ©nierie essentiellement appelĂ© «groupe d’armes »(armement).
Le Dr Heinonen dit, qu’il ne sait pas si les capacitĂ©s de l’Iran sont assez avancĂ©es dans ce domaine. Les expĂ©riences et les essais effectuĂ©s par les Iraniens durant cette dernière dĂ©cennie, montre une certaine expĂ©rience.Il faudrait probablement quelques mois, ce qui conduit Ă la fin 2013.
Un autre point important, l’Iran travaille simultanĂ©ment sur deux autres Ă©tapes, celle de construire l’ogive qui pourrait ĂŞtre montĂ© sur un missile. Bien que l’Iran dispose d’une flotte d’avions de combat capables de supporter ce type de bombe, TĂ©hĂ©ran est conscient que ses avions sont très vieux. Par consĂ©quent, ils ont besoin de dĂ©velopper leur capacitĂ© Ă construire une bombe pour le missile Shahab, capable de couvrir IsraĂ«l, l’Arabie Saoudite, la Turquie et presque tout le Moyen-Orient.
Le dĂ©veloppement d’ogive nuclĂ©aire est possible, selon les estimations des experts, dans un an et demi Ă deux ans. Ce qui signifie que l’Iran peut tenir compte de la première bombe atomique sur le lancement de missiles Ă la fin de 2014 ou au dĂ©but 2015.
C’est exactement l’estimation faite il y a deux ans par l’ancien chef du Mossad, Meir Dagan et de la CIA amĂ©ricaine. Mais l’histoire est encore plus complexe. La plupart des experts pensent que l’Iran cherche Ă produire de l’uranium enrichi Ă 20% et ensuite produire de l’uranium de qualitĂ© militaire, assez pour quatre ou cinq bombes. Elle a Ă©tĂ© assez d’uranium enrichi Ă 3,5%, qui devra faire produire une autre tonne de 20%.
Dr Heinonen souligne que la question du temps pour fabriquer plusieurs bombes nuclĂ©aires dĂ©pend du type d’intervention qui sera dĂ©cidĂ© contre l’Iran. L’Iran est très proche de l’obtention d’une bombe.
 » Mon sentiment personnel, c’est que l’Iran est sur le point de se positionner comme un acteur sĂ©rieux dans l’arène rĂ©gionale et internationale. »
Jusqu’Ă prĂ©sent, l’Iran Ă©volue et son statut en 2000, n’est plus celui d’aujourd’hui. « Le Dr Heinonen pense que tant que l’uranium enrichi est contrĂ´lĂ©, il est encore possible d’Ă©valuer les intentions de l’Iran  »
Source en hébreu : news.walla.co.il
Traduit par Alyaexpress-News.




