Voici les 10 événements les plus saillants qui ont défini cette dernière année :
L’ONU, et ses rĂ©solutions contre Israel :
L’administration Obama a choisi de s’abstenir ce 23 dĂ©cembre lors du vote sur une rĂ©solution du Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations Unies condamnant la construction de implantations israĂ©liennes au-delĂ des lignes de 1967, plutĂ´t que d’exercer son droit de veto pour bloquer la rĂ©solution.
En permettant le passage de la mesure, qui demande Ă IsraĂ«l de « cesser immĂ©diatement et complètement toutes les activitĂ©s de peuplement dans le territoire palestinien « occupé », y compris JĂ©rusalem-Est », Obama a rompu avec la politique amĂ©ricaine de longue date de la dĂ©fense d’IsraĂ«l contre les rĂ©solutions unilatĂ©rales critiquant l’Etat juif face au monde.
L’abstention de l’ONU de l’AmĂ©rique est venue dans les derniers jours d’une relation tendue et parfois hostile de huit ans entre Obama et le Premier ministre israĂ©lien Benjamin Netanyahu.
Ce ne fut pas la seule rĂ©solution de l’ONU discordante contre IsraĂ«l cette annĂ©e. En Octobre, l’UNESCO, organisme culturel de l’ONU, a adoptĂ© deux rĂ©solutions en ignorant les liens juifs et chrĂ©tiens Ă JĂ©rusalem. Les mesures visĂ©es le Mont du Temple de JĂ©rusalem exclusivement par ses noms musulmans, Al-Aqsa / Al-Haram Al-Sharif.
La montĂ©e de Donald Trump au pouvoir :Â
Le règlement anti-rĂ©solution de l’ONU a fourni une occasion pour le prĂ©sident Ă©lu Donald Trump de prouver ses lettres de crĂ©ance pro-IsraĂ©lienne. L’Egypte a d’abord retirĂ© la rĂ©solution sous la pression de Trump avant que la rĂ©solution ait Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e Ă nouveau par la Nouvelle-ZĂ©lande, la Malaisie, le Venezuela et le SĂ©nĂ©gal.
En Novembre, l’Ă©lection de la victoire de Trump sur Hillary Clinton a inaugurĂ© le compte Ă rebours vers une nouvelle ère dans les relations israĂ©lo-amĂ©ricaines. Netanyahu et Trump se mettront d’accord sur au moins un problème majeur : l’opposition Ă l’accord nuclĂ©aire avec l’Iran.
Alors que Trump a connu des relations chaleureuses avec de nombreux militants pro-israĂ©liens, de nombreux Juifs amĂ©ricains se sont dĂ©clarĂ©s prĂ©occupĂ©s par ce qu’ils ont dĂ©crit comme des nuances antisĂ©mites qui ont entourĂ© sa campagne, et des critiques similaires ont accompagnĂ© sa nomination de son homme de stratège en chef, Steve Bannon.
La Ligue Anti-Diffamation (ADL) a accusĂ©  Bannon de « prĂ©sider le premier site web de la ‘alt-right’ -un groupe de nationalistes blancs et anti-sĂ©mites et racistes dĂ©complexĂ©s, « se rĂ©fĂ©rant au site Breitbart News. Mais plus tard, l’ADL a assoupli sa position, reconnaissant, « Nous ne sommes pas au courant des dĂ©clarations antisĂ©mites faites par Bannon ».
Les nouveaux alliĂ©s non traditionnels d’IsraĂ«l :Â
Malgré les tensions avec Obama, Israël a forgé de nouveaux liens et a approfondi ses relations bilatérales ailleurs.
« Avec le prĂ©sident Obama et l’aile gauche du Parti dĂ©mocrate tournant contre IsraĂ«l, le Premier ministre Netanyahu a fait un grand effort pour Ă©tablir de meilleures relations avec la Russie, l’Inde, les pays africains et d’autres », a dĂ©clarĂ© le Dr Ariel Cohen, directeur du Centre pour l’Ă©nergie, des ressources naturelles et de GĂ©opolitique.
En DĂ©cembre, Netanyahu a visitĂ© l’AzerbaĂŻdjan et le Kazakhstan, deux pays Ă majoritĂ© musulmane en Asie centrale. Il a Ă©galement visitĂ© plusieurs pays d’Afrique de l’Est au cours de l’Ă©tĂ© et envisage de revenir Ă ce continent pour les visites aux pays d’Afrique de l’Ouest.
« Ce que Netanyahu est en train de faire en ce moment est très important, mais il aurait dĂ» ĂŞtre fait il y a longtemps. Il est en retard, « a dit Zvi Mazel, l’ancien ambassadeur d’IsraĂ«l en Egypte en ce qui concerne le voyage en Afrique de Netanyahu.
Rapprochement avec la Turquie :
En Juin, Israël et la Turquie ont convenu de normaliser les relations diplomatiques après une fracture de six ans dans leur relation.
Les anciens alliĂ©s continuent de prendre des mesures en vue d’une restauration complète des liens, y compris depuis DĂ©cembre avec l’Ă©change d’ambassadeurs, mais leur relation d’amĂ©lioration peut ĂŞtre plus d’une reconnaissance de la rĂ©alitĂ© rĂ©gionale que l’expression d’admiration mutuelle. Le prĂ©sident turc Recep Tayyip Erdogan, qui a dĂ©jĂ dit que les actions de l’armĂ©e israĂ©lienne constituait « la barbarie qui surpasse Hitler, lors d’une interview Ă la tĂ©lĂ©vision israĂ©lienne en Novembre, en disant : « Je n’approuve pas ce qu’a fait Hitler, et je n’approuve pas ce qu’IsraĂ«l a fait ».
La France impose son plan de paix entre Israël et Palestinien, sans leur présence :
Un plan de paix vouĂ© Ă l’échec car il ne respecte pas les principaux intĂ©ressĂ©s et qui pourtant a Ă©tĂ© relancĂ© pour cette nouvelle annĂ©e 2017 !  Le prĂ©sident de l’AutoritĂ© palestinienne Mahmoud Abbas a rappelĂ© mercredi qu’il Ă©tait prĂŞt Ă reprendre des nĂ©gociations de paix si le gouvernement israĂ©lien cessait « la colonisation des Territoires occupĂ©s », selon un communiquĂ© de la prĂ©sidence.
La confĂ©rence internationale sur le Proche-Orient se tiendra le 15 janvier Ă Paris avec quelque 70 pays, mais sans les IsraĂ©liens ni les Palestiniens, pour rĂ©itĂ©rer le soutien de la communautĂ© internationale Ă une solution au conflit israĂ©lo-palestinien sur la base de deux Etats… Le ministre français des Affaires Ă©trangères Jean-Marc Ayrault a d’ailleurs saluĂ© le discours « courageux » de John Kerry. Le Premier ministre israĂ©lien Benjamin Netanyahu a lui dĂ©noncĂ© un « discours biaisé » contre IsraĂ«l.
L’action militaire et politique d’IsraĂ«l à la frontière nord :
Les forces israĂ©liennes ont tuĂ© quatre combattants du Yarmouk affiliĂ© Ă Daesh  en Novembre après que les terroristes aient tirĂ© sur des soldats israĂ©liens dans la rĂ©gion frontalière du Golan. L’Ă©change a attirĂ© beaucoup d’attention parce que cette Ă©vĂ©nement est la première confrontation directe entre Tsahal et Daesh en IsraĂ«l, depuis que la Syrie est en guerre depuis près de six ans.
Plus tĂ´t dans l’annĂ©e, IsraĂ«l a affirmĂ© sa souverainetĂ© sur les hauteurs du Golan, une rĂ©gion de l’Etat juif contrĂ´lĂ©e pendant 50 ans, mais qui est toujours considĂ©rĂ©e comme territoire contestĂ© par la communautĂ© internationale. En rĂ©ponse Ă certains projets de discussion Ă l’ONU parrainĂ©s par la Syrie et les nĂ©gociations de paix, un appel Ă IsraĂ«l pour retourner le Golan Ă la Syrie, a imposĂ© le cabinet ministĂ©riel du gouvernement israĂ©lien Ă choisir de tenir sa rĂ©union hebdomadaire dans le Golan pour affirmer la souverainetĂ© d’IsraĂ«l dans la rĂ©gion.
Pendant tout ce temps, IsraĂ«l a gardĂ© un Ĺ“il vigilant sur l’activitĂ© du groupe terroriste libanais  le Hezbollah, financĂ© par l’Iran, qui a augmentĂ© sa prĂ©sence militaire près de la frontière syrienne avec IsraĂ«l afin de soutenir le rĂ©gime du prĂ©sident syrien Bachar al-Assad dans la guerre civile. Les Forces de dĂ©fense israĂ©liennes estime que près de 120 000 roquettes du Hezbollah visent IsraĂ«l, mais le groupe terroriste est toujours censĂ©ment prĂ©occupĂ© par le conflit en Syrie.
L’armement sophistiquĂ© de Tsahal :
Les États-Unis et IsraĂ«l se sont mis d’accord sur un nouveau contrat militaire d’une somme de, 38 milliards de $ pour une durĂ©e de 10 ans pour l’Etat juif en Septembre.
Pourtant, le programme d’aide ne s’est pas dĂ©cidé sans controverse Ă la fois avant et après son approbation. En Juillet, l’administration Obama a dĂ©clarĂ© qu’elle s’oppose au Congrès « de plus de 455 millions de $ dans la dĂ©fense antimissile et des programmes de dĂ©veloppement coopĂ©ratif ». Le ComitĂ© des finances du SĂ©nat avait recommandĂ© un crĂ©dit de plus de 600 millions de $ pour la dĂ©fense antimissile israĂ©lien dans l’annĂ©e 2017 avec 455 M de $ en plus de la demande de l’administration Obama.
Cet Ă©ventuel accord de septembre a dĂ©clarĂ© que si le Congrès augmente l’aide de la dĂ©fense au dessus de ce qu’il garantit dans le paquet, IsraĂ«l doit restituer les fonds supplĂ©mentaires. Lors d’un Ă©vĂ©nement de New York en Novembre, plusieurs membres du Congrès ont appelĂ© cette stipulation inconstitutionnelle parce qu’elle nuirait Ă la capacitĂ© du Congrès Ă remplir son mandat en tant que la branche co-Ă©gale du gouvernement fĂ©dĂ©ral.  Eliot Engel (DN.Y.) a promis de « combattre Ă chaque Ă©tape du chemin » pour rĂ©voquer la limite de l’aide.
Évaluation des retombĂ©es de l’affaire avec l’Iran :
Un an plus tard, les retombĂ©es de l’accord nuclĂ©aire signĂ© en Juillet  2015 entre l’Iran et le P5 + 1 , y compris les États-Unis, avec l’administration Obama, la nĂ©gociation de l’accord-a rencontrĂ© des rĂ©actions mitigĂ©es.
SUISSE-IRAN-US-NUCLÉAIRE
« En termes de respect de l’accord lui-mĂŞme, je pense qu’il va très bien », a dit Dalia Dassa Kaye, directeur du Centre for Public Policy Moyen-Orient Ă la Rand Corporation, en Juillet 2016. « Fondamentalement, le contrat avec l’Iran a fait reculer des Ă©lĂ©ments clĂ©s du programme nuclĂ©aire en Ă©change de sanctions, deux aspects essentiels de l’accord ont Ă©tĂ© remplis ».
Ilan Berman-vice-prĂ©sident du Conseil de la politique Ă©trangère amĂ©ricaine think tank-a dĂ©clarĂ© que si l’accord « tient pour l’instant, le comportement iranien n’a pas fondamentalement changé », faisant allusion Ă l’accumulation militaire continue de l’Iran, le soutien aux organisations terroristes et l’hostilitĂ© envers IsraĂ«l et les Etats-Unis.
En AoĂ»t, la tĂ©lĂ©vision publique iranienne a diffusĂ© des images en direct de missiles S-300 de fabrication russe, des missiles sol-air Ă©tant transportĂ©s par camions Ă la centrale nuclĂ©aire de Fordo au sud de TĂ©hĂ©ran. Le dĂ©cision de l’Iran de renforcer encore l’un de ses sites nuclĂ©aires les plus secrets a soulevĂ© des doutes quant Ă l’engagement du pays Ă l’accord nuclĂ©aire.
Aussi en AoĂ»t, il a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© que l’administration Obama avait envoyĂ© un avion avec 400 millions de $ en espèces Ă l’Iran en Janvier, le jour mĂŞme que l’Iran a libĂ©rĂ© quatre otages amĂ©ricains. L’argent Ă©tait juste une tranche de 1,7 milliard de $ de règlement contestĂ© depuis la rĂ©volution de 1979.
La vague de terreur palestinienne s’apaise, mais certaines attaques persistent
La vague de terrorisme palestinien qui a débuté en Septembre 2015 communément connu sous le nom « Intifada du couteau » parce que beaucoup de ces attaques ont été des victimes poignardées-a commencé à décliner en Mars et Avril 2016. Mais le silence relatif a été brisé ce 18 Avril quand une bombe a explosé sur le bus Egged 12 à Jérusalem et blessé 21 personnes.
En Juin, quatre Israéliens ont été tués et sept autres ont été blessés dans une fusillade terroriste palestinienne sur le marché populaire Sarona à Tel Aviv.
La vague d’incendies :
En Novembre, une vague massive de feux de forêt en Israël a provoqué environ 520 millions de $ en dommages. Pendant huit jours, les pompiers ont combattu 90 incendies en 1.773 endroits, avec les plus grands incendies survenus à Haïfa. Huit-cents appartements de cette ville sont devenus inhabitables, laissant 1700 personnes sans-abri. Plus de 32.000 acres de terre à travers Israël ont été détruits.
Le ministre de la SĂ©curitĂ© publique israĂ©lien Gilad Erdan a dit qu’entre 40 et 50 pour cent des incendies sont le rĂ©sultat d’un incendie criminel, marquant l’Ă©mergence d’une nouvelle forme de terrorisme palestinien.
L’Egypte, la Jordanie, l’AzerbaĂŻdjan et la Turquie ont participĂ© au combat contre le feu en IsraĂ«l. L’AutoritĂ© palestinienne a Ă©galement envoyĂ© des camions de pompiers en IsraĂ«l, ce qui reprĂ©sente un rare moment de solidaritĂ© israĂ©lo-palestinien.





