Le PrĂ©sident Reuven Rivlin d’IsraĂ«l a remerciĂ© son homologue allemand, le prĂ©sident Frank-Walter Steinmeier dimanche pour son opposition Ă la rĂ©cente rĂ©solution de l’UNESCO contre la souverainetĂ© israĂ©lienne Ă JĂ©rusalem, mais a clairement indiquĂ© que l’Etat juif n’est pas « occupant » dans son propre pays.
« Nous apprĂ©cions le leadership de l’Allemagne dans la pĂ©riode rĂ©cente dans la dĂ©fense de la dĂ©mocratie et des valeurs dĂ©mocratiques, Ă travers le monde et particulièrement en Europe », a dĂ©clarĂ© Rivlin au cours de leur rĂ©union de travail Ă la rĂ©sidence prĂ©sidentielle Ă JĂ©rusalem.
« Nous savons tous que la démocratie est une condition pour la liberté, alors que la liberté ne sera jamais une chose simple. Israël est une démocratie dynamique, avec des différences, diverses, et les voix critiques.
« Parfois, ces voix sont difficiles Ă digĂ©rer, et scandaleuses, et … nous rejetons la dernière dĂ©cision de l’UNESCO qui dĂ©finit IsraĂ«l comme une puissance occupante Ă JĂ©rusalem, notre capitale », a dĂ©clarĂ© Rivlin.
« Un peuple ne peut pas ĂŞtre un occupant sur sa propre terre », a dit le prĂ©sident israĂ©lien: « Nous ne sommes pas des occupants dans notre propre capital. Nous nous fĂ©licitons de l’opposition de l’Allemagne au texte dĂ©formĂ© et tordu de cette dĂ©cision. »
Rivlin a Ă©galement parlĂ© de la guerre civile qui fait rage encore Ă travers la frontière nord d’IsraĂ«l en Syrie, et sur l’aide d’IsraĂ«l fournit aux blessĂ©s qui arrivent Ă l’hĂ´pital pour aider les civils syriens dans les hauteurs du Golan.
« En tant que nation qui a souffert de la persĂ©cution et en tant que rĂ©fugiĂ©s, plus que toute autre nation dans l’histoire, nous ne pouvons pas rester face Ă des atrocitĂ©s qui ont lieu juste Ă la frontière.
« Ici, en IsraĂ«l, le petit hĂ´pital de la ville de Nahariya a Ă©tĂ© transformĂ© en un leader mondial dans le traitement des victimes de la guerre, la plupart d’entre eux de la Syrie, dĂ©fini comme un Etat ennemi. Nous ne craignons pas de donner de l’aide Ă personne.
« Voilà comment nous avons agi dans le passé, et nous continuerons. En même temps, nous exigeons de la communauté internationale de tout faire pour mettre fin à la crise humanitaire en cours en Syrie, avec le retrait des forces hostiles pour la stabilité et la paix dans la région. »
Le Président Steinmeier a remercié son homologue israélien pour son accueil chaleureux et surtout pour leur rencontre inhabituelle au marché Machane Yehuda à Jérusalem, où il a vu les jeunes touristes allemands profiter de leur temps avec les jeunes Israéliens, « Des scènes similaires à ce qui se passe à Berlin, » at-il dit, appelant « une expérience formidable. »
Frank-Walter Steinmeier a dĂ©clarĂ© que sa première visite en IsraĂ«l en tant que prĂ©sident a Ă©tĂ© un tĂ©moignage de l’engagement de l’Allemagne Ă IsraĂ«l.
« Le renouvellement de notre relation est un miracle, un miracle qui a eu lieu entre les Allemands qui ont pris sur eux la culpabilitĂ© inimaginable, et entre le peuple d’IsraĂ«l, et l’Etat d’IsraĂ«l qui a tendit une main pour eux. Nos relations sont des relations de confiance, dans laquelle nous nous sommes engagĂ©s dans le passĂ©, et travaillons pour construire un avenir commun. »
Dans une référence à la récente friction entre son ministre des Affaires étrangères et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, M. Steinmeier a dit: « Dans les dernières semaines, nous avons connu des vents turbulents, mais la base sur laquelle nos relations sont fondées est solide et peut résister à tous les défis. Notre relation est trop importante et profonde pour dépendre de telle ou telle discussion. Et même quand il y a des désaccords entre nous, dans le passé, ils ne mettent pas en danger ces fondations.
« Ma visite ici vise Ă renforcer davantage les relations entre nous et renforcer encore plus leurs racines. Comme des amis, et Ă mon avis, nous n’avons pas besoin de nouvelles règles de comportement, et nous ne devons pas craindre ce que les autres peuvent dire. »
Cependant, le prĂ©sident allemand a Ă©galement rĂ©itĂ©rĂ© son opinion selon laquelle, « A mon avis, le seul moyen de parvenir Ă une solution (au conflit entre IsraĂ«l et l’AutoritĂ© palestinienne) est deux Etats pour deux peuples, je ne vois pas d’autre option et nous savons que le statu quo ne permet pas de progrès rĂ©el « .




